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| A la monnaie | On dit qu'une option est à la monnaie lorsque le cours de l'actif sous-jacent est égal au prix d'exercice (valeur intrinsèque nulle). |
| Abandon de créance | Acte par lequel des prêteurs de l'entreprise (banquiers, fournisseurs, voire associés) abandonnent tout ou partie de leurs créances sur l'entreprise qui enregistre de ce fait un profit exceptionnel. Cette technique est souvent utilisée lorsque l'entreprise est en difficulté et qu'elle ne peut plus faire face avec les flux générés par son actif économique à la rémunération et aux remboursements de ses dettes. Souvent les créanciers qui abandonnent tout ou partie de leurs créances obtiennent en contre partie le bénéfice d'une clause de retour à meilleure fortune qui prévoit que, si la santé de l'entreprise s'améliorait, tout ou partie des dettes qui ont été abandonnées seraient alors remboursées par l'entreprise. Cette clause peut aussi prendre la forme d'octroi de bons de souscription d'action (BSA) sur lesquels les créanciers feront un profit compensant ainsi une partie de l'abandon de leurs créances si l'entreprise se redresse effectivement. |
| Abus de majorité | L'abus de majorité suppose, en droit francais, qu'une décision de la majorité des actionnaires ait été prise contrairement à l'intérêt général de la société, dans l'unique dessein de favoriser les membres de la majorité, et au détriment des minoritaires. Il est en général très difficile à prouver. |
| Accelerated bookbuilding | constitution d'un livre d'ordres en quelques heures (voir également book building). |
| Accords cadres de crédit | L'accord-cadre de crédit est un crédit confirmé entre plusieurs banques offrant à un groupe une batterie de facilités qu'il peut utiliser à sa guise pour l'ensemble de ses filiales : ligne de découvert, ligne de crédit spot, ligne de substitution, avances en devises, garantie d'un programme de billets de trésorerie. Ces accords-cadres sont formalisés par un contrat et donnent lieu à une commission d'engagement sur la totalité des autorisations de crédit, indépendamment de la rémunération contractuelle propre à chaque tirage. |
| Acid Test ratio | Encore appelé ratio de liquidité réduite ou quick ratio chez les Anglo-saxons, il exprime la liquidité de l'entreprise en excluant les stocks de l'analyse effectuée. Il est égal au ratio de l'actif circulant (à moins d'un an) hors stocks sur le passif exigible à court terme. Ce faisant, il considère qu'une partie des stocks, correspondant à la valeur minimum du stock indispensable à l'activité normale de l'entreprise, représente une véritable immobilisation. Il traduit par ailleurs le fait que le volant de stocks conservé par l'entreprise peut se révéler insuffisamment liquide en cas de besoin urgent de réalisation. |
| Acompte sur dividende | Versement par anticipation une fraction du dividende à venir, l'acompte sur dividende permet de lisser le revenu de l'actionnaire et la sortie de fonds pour l'entreprise. La décision est prise par le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas, et n'a pas besoin d'être approuvée par l'assemblée générale des actionnaires. |
| Acquisition | Achat d'un actif ou d'une entreprise. |
| Actif circulant | L'actif circulant est composé des stocks, des créances clients et autres, des placements financiers et du disponible de l'entreprise. Ce terme traduit le fait que ces actifs ont vocation à tourner au cours du cycle d'exploitation, par opposition à l'actif immobilisé que le cycle d'exploitation ne détruit pas. |
| Actif corporel | Ce sont des actifs que l'on peut toucher du doigt : terrain, batiment, machine.. |
| Actif économique | L'actif économique de l'entreprise est la somme de ses actifs immobilisés et de son besoin en fonds de roulement (d'exploitation et hors exploitation) c'est ce dont elle a besoin pour tourner . Il est donc égal à la somme des encours nets engagés par l'entreprise dans les cycles d'exploitation et d'investissement. Il est également désigné sous les noms de capitaux investis ou fonds opérationnels engagés . Il est financé par les capitaux propres et l'endettement net. |
| Actif immobilisé | L'actif immobilisé désigne, par opposition à l'actif circulant, tout ce qui est nécessaire à l'exploitation, mais n'est pas détruit par celle-ci. On distingue les immobilisations corporelles, incorporelles et financières. La diminution de la valeur des immobilisations est constatée par la technique de l'amortissement et de la provision. Les choix comptables au niveau de l'actif immobilisé peuvent avoir un impact non négligeable sur certains critères comptables et financiers de l'entreprise (résultat, solvabilité...). |
| Actif incorporel | Ce sont des actifs que l'on peut pas toucher du doigt :brevet, marques, frais d'établissement, fonds de commerce, goodwill. |
| Actif net | L'actif net est une notion comptable, obtenue en soustrayant de l'ensemble des actifs de l'entreprise l'ensemble de ses dettes actuelles ou potentielles. L'actif net est synonyme de capitaux propres comptables. |
| Actif net comptable corrigé | L'actif net comptable corrigé correspond aux capitaux propres comptables de la société desquels sont retranchés un certain nombre de non valeurs : frais d'établissement, capital appelé mais non souscrit, etc .; majorés des éventuelles plus values sur les actifs de l'entreprise. |
| Actif net par action | Voir capitaux propres par action. |
| Actif net réévalué | L'actif net réévalué (ANR) est une estimation de la valeur des capitaux propres qui consiste à estimer séparement les différents actifs et engagements de l'entreprise et à en faire la somme algébrique. On parle également de méthode patrimoniale ou de somme des parties. Elle est particulièrement adaptée pour les conglomérats pour lesquels les comptes ou les projections financières agrégées ne peuvent pas être analysés en tant que tels. Notons qu'il existe plusieurs types d'ANR (depuis la valeur de liquidation jusqu'à la valeur d'usage) et que la fiscalité n'est alors pas neutre. |
| Actif sans risque | Par définition, l'actif sans risque a des flux certains car son émetteur ne peut pas faire faillite (un Etat solvable). Il se caractérise donc par une rentabilité certaine : le taux de l'argent sans risque (rf), dont l'écart-type est nul. Ce taux est fondamental car il sert de base à la détermination de la rentabilité exigée de tout titre financier. |
| Actif sous-jacent | On appelle actif sous-jacent tout actif sur lequel porte une option ou plus largement un produit dérivé. Il peut être financier (actions, obligations, bons du Trésor, contrats à terme, devises, indices boursiers...) ou physique (matières premières agricoles ou minérales...). |
| Actifs cachés | Les actifs cachés sont des actifs non ou mal valorisés par le marché, soit parce qu'ils peuvent être sous-exploités par leurs détenteurs, soit du fait d'une mauvaise communication ou une absence d'information. |
| Actifs stratégiques | Les actifs stratégiques (brevets, marques, filiales) sont les actifs sur lesquels repose l'essentiel de la rentabilité ou de l'activité d'une société. Par des dispositions juridiques idoines, ces derniers peuvent servir de protection dans le cas d'un changement de contrôle non désiré. Ce sont les fameux poison pills très difficiles à mettre en place en France (risque d'abus de bien sociaux) et qui s'avèrent dans la réalité peu opérants. |
| Action | L'action est une part des capitaux propres de l'entreprise lorsque celle-ci est constituée en société anonyme. Elle constitue donc une source de financement pour l'entreprise, de même que les titres de créance (dettes), dont elle se différencie toutefois nettement. En effet, elle a une durée de vie illimitée (la sortie ne peut se faire que par cession du titre, il n'y a pas de remboursement prévu contractuellement), et son porteur court le risque total de l'entreprise (il ne perçoit aucun revenu si l'entreprise va mal et en cas de liquidation l'actionnaire passe après le créancier dans la répartition du produit de la vente des actifs, autrement dit la plupart du temps, il ne peut rien récupérer). En contrepartie, l'action donne droit au bénéfice et à la participation à la gestion de l'entreprise via le droit de vote. |
| Action à bons de souscription d'actions (ABSA) | L'action à bons de souscription d'actions est un titre hybride composé d'une action classique et d'une ou plusieurs options de souscription d'actions nouvelles (le bon de souscription) ou d'achat d'actions (le bon d'acquisition). Dès l'émission, les deux titres sont scindés et cotés séparément. La durée de validité et les conditions d'achat de l'option sont fixées à l'avance. |
| Action à bons de souscription d'obligations (A.B.S.O.) | L'action à bons de souscription d'obligations est un titre hybride composé d'une action classique et d'une ou plusieurs options de souscription d'obligations nouvelles (le bon de souscription) ou d'achat d'acquisition (le bon d'acquisition). Dès l'émission, les deux titres sont scindés et cotés séparément. La durée de validité et les conditions d'achat de l'option sont fixées à l'avance. |
| Action à dividende prioritaire | Une action à dividende prioritaire fait partie de la catégorie des actions dites de préférence (titre hybride) et offre au détenteur de ce type d'action l'assurance que le dividende lui sera versé de manière prioritaire, si l'entreprise dégage suffisamment de résultat ou dispose de suffisamment de réserves pour cela. Cet avantage est parfois donné en échange de la suppression du droit de vote. |
| Action à droit de vote double | L'action à droit de vote double, permet d'affermir le contrôle des actionnaires actuels en dérogeant au principe légal selon lequel le nombre de voix attaché aux actions est obligatoirement proportionnel à la quotité de capital qu'elles représentent. Leur émission ne peut résulter que des statuts et du délibéré d'une assemblée générale extraordinaire Elles doivent être nominatives, et inscrites au nom d'un même titulaire depuis une durée minimum comprise entre deux et quatre ans (pour les sociétés cotées). En dérogation au principe légal selon lequel le nombre de voix attaché aux actions est obligatoirement proportionnel à la quotité de capital qu'elles représentent (chaque action donnant droit à une voix), les actions à droit de vote double sont créées dans un cadre réglementaire précis |
| Action de concert | Sont considérées comme agissant de concert les personnes qui ont conclu entre elles un accord exprès, soit en vue d'acquérir ou de céder des titres conférant des droits de vote, soit en vue de mettre en ouvre une politique commune vis-à-vis d'une société. Dans ce dernier cas, les actionnaires ne sont considérés comme agissant de concert que si l'accord porte sur l'ensemble des grandes orientations financières, industrielles et sociales. |
| Action de préférence | Les actions de préférence regroupent dans un régime plus général et plus souple les actions de priorité, les actions à dividende prioritaire sans droit de vote (ADP) et les certificats d'investissement (CI). Leurs caractéristiques sont très largement laissées à la liberté de l'émetteur. Ce sont des actions qui peuvent donner droit à des avantages pécuniaires (dividende majoré,...) ou politiques (droit de contrôle spécifique,...), dont les règles de rachat peuvent être spécifiques et qui peuvent encore donner des droits dans une filiale (actions traçantes ou tracking shares). |
| Action de priorité | Voir action de préférence. |
| Action gratuite | La distribution d'actions gratuites a lieu lors d'une augmentation du capital social par incorporation des réserves. La distribution aux actionnaires se fait en proportion des actions qu'ils détiennent. Une telle opération se traduit par un ajustement mécanique du cours boursier à la baisse, le produit du nombre d'actions avant l'opération par la valeur unitaire de l'action étant égal au nouveau nombre d'actions ( accru donc) par la nouvelle valeur de l'action. Cette opération est souvent destinée à accroître la liquidité de l'action en rendant sa valeur unitaire plus faible. |
| Action privilégiée | Voir action de préférence. |
| Action spécifique | Les actions spécifiques (golden shares) sont des actions qui permettent au gouvernement de s'opposer au franchissement d'un seuil de participation dans certaines sociétés d'intérêt public (approvisionnement en énergie par exemple). Leur existence est très encadré par les autorités européennes. |
| Action traçante | Les actions traçantes ou actions reflets (ou tracking stocks en franglais) sont des actions dont la performance est indexée sur les résultats d'une filiale ou d'une division. L'action traçante est techniquement une action de la société mère ; elle ne donne donc pas de droit de vote sur les décisions de la filiale qu'elle est censée représenter. Cependant, en cas de cession de l'activité concernée, le porteur d'action traçante a droit à une part de plus-value. Elles permettent à leur émetteur de conserver un contrôle total sur la filiale tout en extériorisant une valeur pour le marché et en offrant un outil de paiement pour des acquisitions. Les actions traçantes font maintenant partie de la catégorie des actions de préférence. |
| Actionnaire | Personne physique ou personne morale qui détient des actions dans une société. A ce titre, l'actionnaire a droit à recevoir un dividende, a le droit de voter à l'assemblée générale des actionnaires (sauf le cas des particuliers des actions sans droit de vote) et a droit, en cas de liquidation de l'entreprise, à un boni de liquidation. On distingue les actionnaires internes qui cumulent un travail dans l'entreprise et la fonction d'actionnaire que l'on trouve surtout dans les entreprises familiales et les actionnaires externes qui ne sont qu'actionnaires et ne travaillent pas dans l'entreprise, ce qui est le cas le plus fréquent. |
| Actionnaire de référence | Les actionnaires de référence détiennent une participation dans le capital et les droits de vote de l entreprise qui font que, même s'ils ne bénéficient pas du contrôle absolu, ils sont en état d'exercer une influence forte sur l'entreprise. |
| Actionnaire externe | L'actionnaire externe est actionnaire de l'entreprise mais ne travaille pas au sein de celle-ci. Il aura à son égard un comportement de pur financier. |
| Actionnaire interne | L'actionnaire interne cumule un rôle d'actionnaire avec une fonction, souvent de direction, au sein de l'entreprise. |
| Actionnaire minoritaire | Malgré l'égalité juridique entre tous les actionnaires, l'actionnaire minoritaire dispose de possibilités d'action limitées. Avec un tiers des voix plus une, il possède une minorité de blocage et peut s'opposer à toute décision prise en assemblée générale extraordinaire. Si des actionnaires détiennent moins du tiers du capital et des droits de vote face à un autre actionnaire, ils occupent une position inconfortable : il ne peut influer ni sur l'objet social, ni sur la gestion de l'entreprise. Avec au moins 10% du capital social, les possibilités actuelles d'un ou de plusieurs minoritaires sont les suivantes : demander en justice la désignation d'un ou plusieurs experts chargés de présenter un rapport sur une ou plusieurs opérations de gestion et enfin dénoncer les abus de droit des majoritaires. L'actionnaire minoritaire d'une société non cotée a la possibilité de protéger ses intérêts par la conclusion de conventions d'actionnaires. Il s'agit de contrats entre actionnaires s'engageant à vendre ensemble au même prix ou à se consentir un droit de préemption mutuel. |
| Actionnariat | Composition de l'ensemble des actionnaires considérés comme un groupe. On parlera d'actionnariat salarié désignant l'ensemble des salariés actionnaires de l'entreprise, d'actionnariat familial lorsque les principaux actionnaires sont membres d'une famille, d'actionnariat financier lorsque les actionnaires sont principalement des investisseurs financiers (fonds de retraite, caisses de pension, SICAV, ...), d'actionnariat industriel lorsque les actionnaires sont eux-mêmes des groupes industriels, d'actionnariat étatique lorsque le principal actionnaire est l'Etat, ... |
| Actionnariat des salariés | Certaines sociétés ont introduit leurs salariés au sein de leur actionnariat, souvent pour une faible proportion du capital, rarement pour la majorité de celui-ci. Cet actionnariat, fidèle et peu mobile, est un pôle de stabilité au sein du capital et renforce en général la position du principal actionnaire. |
| Actionnariat familial | On désigne par actionnariat familial, un actionnariat constitué par les membres d'une même famille depuis plusieurs générations qui, souvent regroupés dans une holding commune, exercent une influence sur le management. Ce modèle reste dominant en Europe Continentale, bien que l'on puisse observer un déclin de ce type d'actionnariat. En France, 65% des sociétés sont contrôlées par un actionnariat familial, contre 24% au Royaume-Uni. |
| Actions autocontrôlées | Les actions autocontrôlées sont des actions de la maison mère détenues par des filiales contrôlées par celle-ci.Ces actions sont privées de droits de vote. |
| Actions auto-détenues | les actions auto-détenues sont des actions de la société acquises par cette dernière, par exemple en support des stock options. |
| Actualisation | L'actualisation consiste à déterminer la valeur d'aujourd'hui de flux qui se produiront dans le futur : elle est donc l'inverse de la capitalisation. Elle permet de comparer des sommes reçues ou versées à des dates différentes. |
| Adjusted Net Asset Value | Capitaux propres de la compagnie d'assurance majorés des plus-values latentes revenant aux actionnaires (et non aux assurés), sous déduction des coûts d'acquisition des clients non encore amortis. C'est l'actif net réévalué. |
| Administrateur | Les administrateurs sont élus par l'assemblée générale des actionnaires et forment au sein de l'entreprise le conseil d'administration. Celui-ci est en charge de définir et de mettre en place la gouvernance de l'entreprise. La fonction d'administrateur est encadrée par un ensemble de règles strictes (rémunérations, cumul des mandats.). |
| ADP | Voir action à dividende prioritaire |
| ADR | Voir american deposit receipt |
| Affacturage | Les sociétés d'affacturage encore appelées factors se sont spécialisées dans la mobilisation d'une quote-part du poste client d'une entreprise, qu'elles escomptent (ou achètent ) et dont elles assurent le recouvrement moyennant rémunération. |
| After-market | L'after-market correspond à la période d'environ un mois qui suit la clôture d'une opération de placement de titres financiers. Cette période se caractérise généralement par des interventions possibles des banquiers en charge de l'opération afin de stabiliser dans la mesure de leurs moyens le cours du titre. |
| AGE | Voir assemblée générale extraordinaire |
| Agence | Voir théorie de l'agence |
| Agence | Voir théorie de l'agence |
| Agence de notation | Société commerciale qui attribue à la demande ou non des émetteurs des notes sur des titres de dettes émis par des entreprises, par des banques, par des investisseurs. La note plus ou moins élevée reflète la perception par l'agence de notation de la solvabilité de l'émetteur, c'est à dire sa capacité à payer en heure et en jour ce qu'il s'est engagé dans le contrat de dette, compte tenu des caractéristiques de ce contrat et compte tenu de la situation financière de l'émetteur et de son évolution prévisible dasn son secteur d'activité. Voir notation financière. Les principales agences de notation sont Standard & Poors', Moody's, Fitch, Dominion. |
| AGO | Voir assemblée générale ordinaire |
| Agrégat | Chiffre qui résulte de l'ajout ou de la soustraction de plusieurs données. Ainsi le chiffre d'affaires, le résultat d'exploitation, l'excédent brut d'exploitation, les capitaux propres sont des agrégats financiers. Un agrégat est un élément pertinent et significatif dans un diagnostic financier. |
| Ajustement des données par action | Lors de distribution d'actions gratuites ou d'augmentation de capital en numéraire, le détachement de droits d'attribution ou de souspcrition modifie pour des raisons techniques la valeur d'une action. L'ajustement des données par action consiste à éliminer les variations uniquement dues à ces raisons techniques afin de pouvoir comparer la situation passée à celles présente et future. Cet ajustement est réalisé par un coefficient d'ajustement égal à la valeur de l'action après détachement du droit (d'attribution ou de souscription) sur la valeur de l'action avant détachement de ce même droit. |
| Ajustements du cours | L'ajustement du cours d'une action a lieu mécaniquement lors d'opérations sur le capital modifiant pour des raisons techniques sa valeur, comme par exemple la distribution d'actions gratuites ou l'augmentation de capital boursier avec une décote par rapport à la valeur. Elle est nécessaire pour pouvoir pratiquer des comparaisons de cours entre avant et après cette opération. |
| Alpha | Excédent de la rentabilité réalisée sur un actif par rapport à son taux de rentabilité exigé. Pour un fonds d'investissements, il s'agit de l'excédent de rentabilité réalisée par rapport à un indice représentatif des actifs qu'il détient, par exemple le CAC 40 pour un fonds investi en grandes actions françaises. Cela correspond à la surperformance du gestionnaire de fonds par rapport à son marché de référence. |
| Alpha portable | Technique de gestion de fonds visant à transférer sur un portefeuille d'actifs à risques faibles la superformance (alpha) d'un autre portefeuille composé d'un actif risqué et d'options de vente de l'indice du marché de cet actif risqué, ainsi structuré pour capturer uniquement l'alpha de la gestion de ce second portefeuille (superformance). |
| Alternext | Créé par Euronext, Alternext vise à offrir la possibilité aux PME d'accéder à la cotation de manière simplifiée. Les contraintes pour l'introduction en Bourse sur ce marché sont simplifiées: historique de compte de 2 ans seulement, référentiel comptable au choix. La cotation peut se faire après un placement au public de 2,5M€ ou après un simple placement privé auprès d'institutionnels de 5M€. |
| American Depositary Receipt | Les entreprises étrangères, désireuses de se faire coter aux Etats-Unis le font le plus souvent sous forme d'ADR (American Depositary Receipt). Ce sont des certificats nominatifs émis par une banque américaine en contrepartie d'un dépôt d'un certain nombre d'actions étrangères sur ses livres. La banque gère pour le compte de l'émetteur les flux de dividendes et le registre des détenteurs. Les ADR sont classés par niveau (de 1 à 4) selon le niveau d'informations exigé par l'autorité boursière américaine (Securities and Exchange Commission), le niveau 3 correspondant à une cotation complète. |
| AMF | Voir Autorités des marchés financiers |
| Amortissement de l'écart d'acquisition | Suivant les différents référentiels comptables, l'écart positif d'acquisition (le goodwill ou survaleur) est amorti ou non. En normes IFRS (c'est à dire en particulier pour les sociétés cotées), le goodwill n'est pas amorti linéairement mais doit éventuellement être déprecié suivant les conclusions d'un test d'impairment réalisé chaque année. En principes comptables français, le goodwill est amorti linéairement, sur une durée qui s'étale entre 5 et 40 ans. |
| Amortissement dérogatoire | on appelle amortissement dérogatoire la fraction de l'amortissement qui ne correspond pas à la constatation d'une perte de valeur normale d'un actif due à son utilisation, mais qui est constatée comptablement pour bénéficier d'un avantage fiscal. Cela peut ainsi être l'écart entre l'amortissement dégressif et l'amortissement linéaire. |
| Amortissement d'un emprunt | On appelle amortissement d'un emprunt son remboursement. Les principales modalités d'amortissement d'un emprunt sont : le remboursement in fine ( tout le capital est remboursé en bloc à l'échéance), le remboursement par tranches (ou séries) égales, appelé aussi amortissement constant, et le remboursement par annuités constantes ( en intérêts et capital). |
| Amortissements | L'amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur subie par un bien du fait de son utilisation ou de sa détention par l'entreprise. Il recouvre donc, de fait, deux phénomènes distincts : l'usure due à l'utilisation d'un bien (machines, agencements, carrières, véhicules, immeubles, etc.) et l'obsolescence, due au fait que les actifs de production utilisés par l'entreprise peuvent devenir désuets compte tenu de l'évolution technologique du secteur d'activité. |
| Amortissements dégressifs | L'amortissement dégressif repose sur l'utilisation d'une progression géométrique décroissante qui revient à amortir plus les premières années et moins les années suivantes. |
| Amortissements exceptionnels | Par utilisation d'un amortissement exceptionnel (au-delà de l'amortissement dégressif), le bien est amorti plus rapidement que ne le justifie l'usure économique . L'amortissement exceptionnel est surtout utilisé pour des raisons fiscales. |
| Amortissements linéaires | L'amortissement linéaire suppose que les charges d'amortissement sont réparties par fractions annuelles égales sur toute la durée de vie théorique du bien. |
| Analyse chartiste | Voir analyse technique |
| Analyse financière | A partir de l'exploitation d'informations économiques et comptables, l'analyse financière vise à redécouvrir la réalité d'une société à partir de données codées . Elle permet ainsi de porter un jugement global sur la situation actuelle et future de l'entreprise analysée. Sur le plan pratique, l'analyse financière replacera dans un premier temps l'entreprise dans son environnement économique : marché, filière, systèmes de production, réseaux de distribution, motivations des hommes qui la compose... Ensuite, l'analyse devra étudier successivement la création de richesse, la politique d'investissement et la politique de financement pour conclure sur la rentabilité de l'entreprise. |
| Analyse financière - Plan type | L'analyse financière a pour objectif d'expliquer et d'analyser comment un groupe peut créer de la valeur sur le moyen terme (point de vue de l'actionnaire) ou s'il est solvable (point de vue du créancier). Le plan type d'analyse financière se compose de 4 étapes: 1) La sécrétion de richesse (activité, marge)... 2)... nécessite des investissements (immobilisations, BFR)... 3) qui doivent être financés (autofinancement, endettement, augmentation de capital...) 4)... et être suffisamment rentables (rentabilité économique et des capitaux propres, effet levier). |
| Analyse fondamentale | Un investisseur partisan de l'analyse fondamentale cherche à déterminer la valeur fondamentale ou intrinsèque d'un titre car il croit que, tôt ou tard, le prix finira par converger vers la valeur. C'est elle que les analystes financiers cherchent à mesurer.Warren Buffett est un investisseur partisan de l'analyse fondamentale. |
| Analyse technique | L'analyse chartiste considère que l'évolution des titres financiers obéit à des lois qu'une étude détaillée des cours et des volumes peut mettre en évidence. Elle s'appuie plus sur la psychologie des investisseurs que sur les mathématiques. Elle recherche dans les historiques de cours les comportements types face à une situation pour prévoir les évolutions des titres financiers. Cette attitude est souvent celle des traders qui prennent des positions sur des périodes très courtes, des quelques heures à quelques jours. |
| Analyste financier | L'analyste financier est un spécialiste de l'évaluation des titres émis par les entreprises, dans une optique de sélection de titre d'un portefeuille, c'est-à-dire dans le cadre du conseil en investissements financiers. |
| Anatocisme | Anatocisme correspond à la capitalisation des intérêts, c'est à dire à leur ajout au capital emprunté et non encore remboursé, qui deviennent à leur tour producteurs d'intérêts, en général au bout d'un an. |
| ANAV | Voir Adjusted Net Asset Value |
| Annexe aux comptes publiés | L'annexe aux comptes publiés détaille et commente l'information donnée par le bilan, le compte de résultat et le tableau de flux. Elle met en évidence les principes comptables et les faits pouvant avoir une incidence significative sur le jugement du lecteur. |
| Annual Premium Equivalent | La plupart des polices d'assurance sont à prime annuelle. Cependant, certaines sont à prime unique (versée une fois pour toute au début du contrat), en particulier en assurance-vie. Dès lors, il est difficile de comparer les volumes de nouvelles affaires d'assureur à assureur sur la seule base des primes encaissées sur les nouveaux contrats, puisque la proportion de contrat à prime unique varie d'un assureur à l'autre. L'APE permet ce type de comparaison puisque, par convention, les primes uniques sont prises pour 10 % de leur montant dans le calcul des primes générées par les nouvelles affaires. |
| Annuité | L'annuité d'un emprunt correspond à la trésorerie déboursée annuellement pour le remboursement de la dette et la charge d'intérêt. |
| Anomalie boursière | Situation observée en bourse qui ne correspond pas à la logique financière et qui va être mis à profit par des investisseurs, en particulier les arbitragistes, pour l'éliminer en réalisant au passage un profit. Par exemple, une situation dans laquelle une entreprise verserait un dividende de 10 mais son cours de bourse ne baisserait pas de 10. Il suffirait alors de l'acheter la veille du détachement du dividende pour 100, d'encaisser les 10 et de revendre les titres pour 100 le lendemain en ayant fait un profit de 10 avec une mise de fonds très limitée, voire nulle. Les anomalies boursières intéressent au moins autant les arbitragistes que les chercheurs dont les réflexions et les opérations tendent à faire disparaître les anomalies boursières et de rétablir les équilibres de marché. |
| APE | Voir Annual Premium Equivalent |
| Appel de marge | La chambre de compensation des ordres sur les marchés dérivés procède à un appel de marge lorsqu'un intervenant est en perte potentielle. Elle exige de ce dernier une augmentation du dépôt de garantie sensé représenter deux jours de pertes maximales. Si l'appel sur marge n'est pas suivi, la chambre de compensation dénoue d'office la position et apure les pertes avec le dépôt de garantie. |
| Appel public à l'épargne | Il y a appel public à l'épargne en cas de négociation d'un titre (action, obligation, ...) sur un marché réglementé (Eurolist) ou en cas d'émission ou de cession de titres dans le public en ayant recours à la publicité, au démarchage, à des établissements de crédit ou à des prestataires de services d'investissement. L'entreprise qui fait appel public à l'épargne doit obtenir le visa de l'AMF et, pour cela, publier une note d'information et effectuer les publications financières obligatoires au BALO (Bulletin Officiel d'Annonces Légales Obligatoires) et auprès du marché financier. |
| Application (technique boursière dite de l') | Voir bloc structurant |
| Apport de titres | Un investisseur (personne physique ou morale) apporte des actions d'une société B à une société A et reçoit en rémunération des titres de la société A. Dans cette éventualité, les sociétés A et B subsistent, B devenant filiale de A, les actionnaires de B devenant actionnaires de A. Pour des sociétés cotées, l'apport de titres prend le plus souvent la forme de l'Offre Publique d'Échange (OPE). |
| Apport partiel d'actifs | L'apport partiel d'actif est une opération par laquelle une société B fait apport à une société A d'une partie de ses éléments d'actifs (et de passifs), et reçoit en échange des titres émis par A, B devenant donc actionnaire de A. La décision ne peut résulter que des statuts et du délibéré d'une assemblée générale extraordinaire. |
| APT | Le modèle APT (Arbitrage Pricing Theory), proposé par S. Ross, suppose que le taux de rentabilité d'un titre financier est fonction de plusieurs variables. Le titre est alors plus ou moins sensible à ces variables macroéconomiques (V1, V2,..,Vn), et il subsiste un bruit propre à l'entreprise. On a donc pour un titre J : GRAFIK1 Le modèle ne donne pas une liste définie des facteurs V. Il peut s'agir du prix du pétrole, de l'écart entre les taux d'intérêt à long terme et les taux à court terme, des taux de change, du taux d'inflation, d'indices d'activité industrielle... Ainsi, certains titres sont connus pour être des valeurs-devises et leur performance est très liée à la parité dollar/devise nationale. |
| APV | L'APV (Adjusted Present Value) est une méthode d'évaluation des actifs financiers qui conduit à actualiser à des taux différents les flux présentant des risques différents. Difficile dans sa mise en oeuvre, elle peut apporter des résultats intéressants dans quelques cas bien précis : structure financière très évolutive sur un horizon court (ce qui est le cas des opérations de LBO ou de financement de projets), investissement effectué à l'étranger. |
| Arbitrage | L'arbitrage est une combinaison de plusieurs opérations permettant de réaliser un bénéfice sans risque (en théorie au moins !) en tirant partie des seules imperfections susceptibles d'apparaître entre différents marchés. L'arbitrage permet d'assurer l'égalité des prix à un même moment. Il assure la fluidité entre les différents marchés et contribue à leur liquidité. C'est l'opération de base qui permet de garantir l'efficience des marchés. |
| Arbitrage Pricing Theory | Voir APT |
| Assemblée générale | Les assemblées générales sont le lieu où les actionnaires peuvent excercer leur pouvoir de décision. Ces décisions sont classées en 2 types suivant leur importance. Les règles de prise d'adoption de la résolution dépendent de cette classification:- L'assemblée générale ordinaire (AGO) prend, à la majorité simple des actions représentées, des décisions concernant la gestion ordinaire de la société: approbation des comptes, distribution de dividendes, nomination et révocation d'administrateurs. - L'assemblé générale extraordinaire (AGE) prend des décisions modifiant les statuts: augmentation de capital, fusion, apport partiel d'actifs, scission, émission d'actions...à une majorité renforcée (dite "majorité qualifiée" - différent selon les pays). |
| Assimilation d'une émission | Il est possible d'assimiler à un emprunt obligataire, des émissions ultérieures présentant les mêmes caractéristiques (même durée résiduelle, même coupon, même échéancier, même prix de remboursement, mêmes garanties...). Il ne reste alors qu'un seul emprunt, pour un montant global plus élevé. L'assimilation d'emprunts présente deux avantages : réduire les frais de gestion et surtout augmenter la liquidité et donc la négociabilité de ces emprunts sur le marché secondaire. |
| Assurance | Technique qui permet de transférer un risque moyennant le paiement d'une prime à un tiers qui accepte en contrepartie de prendre ce risque à sa charge. L'option est le prototype en finance du produit d'assurance. |
| Assurance crédit | L'assurance crédit est proposée par des compagnies d'assurance spécialisées dans l'appréciation du risque de défaillance (Euler-Sfac, Altradius, COFACE.) qui garantissent à l'entreprise le paiement par un client de sa créance moyennant une prime qui représente de l'ordre de 0,3% de son nominal. |
| Assurance de portefeuille | Technique mise au point par Harry Leland et Mark Rubinstein en 1976 pour protéger, pour partie, un portefeuille d'actions contre une baisse de sa valeur due à une baisse des marchés boursiers tout en lui permettant de profiter de la hausse de ce marché. Elle repose sur l'utilisation d'options de vente sur indices boursiers (ou sur une combinaison d'actifs sans risque et d'actions afin de créer une option de vente synthétique) qui constitue une couverture du portefeuille. L'assurance de portefeuille nécessite en permanence un ajustement mécanique et automatique de la couverture en fonction des fluctuations du marché et suppose qu'il soit toujours possible d'acheter ou de vendre des actions, ce qui n'a pas été vrai lors du crash de 1987 qu'elle fût accusée d'avoir accentué. |
| Asymétrie | L'asymétrie de l'information, qui est entre autres à la base de la théorie des signaux, correspond à l'idée que la même information n'est pas partagée par tous (ainsi, les dirigeants d'une société peuvent disposer de renseignements que n'ont pas les investisseurs) et que même si c'était le cas, la même information ne serait pas perçue de la même manière. Il n'est donc pas raisonnable de croire que l'information est à tout instant équitablement partagée. |
| Asymétrie - actionnaire / créancier | Il existe une asymétrie de statut entre l'actionnaire et le créancier d'une entreprise : l'actionnaire peut perdre la totalité de ses apports mais aussi gagner des profits potentiellement illimités tandis que le créancier récupère au mieux les flux programmés au contrat de prêt. |
| Asymétrie - option | Le contrat d'option est fondamentalement asymétrique : chacune des parties n'a pas les mêmes droits ni les mêmes devoirs. L'acheteur de toute option a le droit de faire mais non l'obligation, alors que le vendeur de toute option est obligé de faire si l'acheteur le lui demande. |
| At the money | Voir A la monnaie |
| Audit | Vérification des comptes d'une société pour s'assurer qu'ils ont bien été établis selon les normes comptables couramment acceptées, qu'il n'y a pas d'omissions de nature à altérer l'image fidèle et réguliére donnée de la réalité économique de l'entreprise par les comptes. Par extension, toute procédure de vérification de la conformité des documents, pratiques, systèmes informatiques,etc... aux régles et aux procédures. |
| Auditeur | Les auditeurs ont pour fonction d'auditer, de vérifer et de certifier les comptes d'une société. Travaillant dans des cabinets indépendants de l'entreprise et de ses dirigeants (Ernst & Young, Deloitte, KMPG, Pricewaterhouse.), ils ont pour objectif de vérifier si les comptes de la société reflètent la vie et l'activité réelles de l'entreprise. |
| Augmentation de capital | L'augmentation de capital est, d'un point de vie financier, une vente d'actions dont le produit revient à l'entreprise, et qui va entraîner un partage des différents paramètres de l'entreprise : droit au dividende, au bénéfice, au boni de liquidation, aux capitaux propres, aux droits de vote entre les différents apporteurs de capitaux. Elle peut suivre différentes modalités : être en numéraire ou par apport d'actifs, consécutive à l'exercice de bons ou à la conversion de dette, être réservée ou non, avec ou sans droit préférentiel de souscription. |
| Augmentation de capital - Théorie de l'agence | Dans le cadre de la théorie de l'agence, l'augmentation de capital réduit l'asymétrie d'information entre les actionnaires et dirigeants puisque l'augmentation de capital s'accompagne d'une publication d'une série d'informations financières qui ne sont pas toujours données en temps habituel. |
| Augmentation de capital réservée | L'augmentation de capital réservée obéit à des contraintes particulières. Les actionnaires doivent renoncer à leur droit préférentiel de souscription, les commissaires aux comptes donnent leur avis sur cette suppression ainsi que sur le prix d'émission des actions à émettre. L'augmentation de capital peut être soit en numéraire, soit pour rémunérer des apports de titres et ou d'actifs. Ainsi, une holding familiale peut apporter des actifs à l'entité pivot du groupe pour renforcer son contrôle. |
| Autocontrôle | Il y a autocontrôle lorsqu'une première société contrôle une seconde société qui détient une participation dans le capital de la première société. Pour limiter les effets de l'autocontrôle, les droits de vote des actions ainsi détenus sont annulés. Au cours d'une offre publique toute modification de la structure d'autocontrôle de la cible (augmentation, reclassement dans des mains amies) est interdite. |
| Autofinancement | Une entreprise est autofinancée lorsqu'elle assure elle-même son développement sans avoir recours à des sources de financement externes. S'il est perçu favorablement par les partenaires de l'entreprise, et protège celle-ci des risques liés à un endettement excessif, l'autofinancement peut devenir néfaste lorsqu'il est utilisé à outrance. Son coût explicite étant nul, il peut effectivement favoriser l'investissement dans des projets peu rentables et provoquer l'appauvrissement des actionnaires. Seul le réinvestissement des bénéfices à un taux de rentabilité au moins égal au coût des capitaux propres permet en effet de préserver la valeur des bénéfices réinvestis. |
| Autonomie des exercices - principe de, | Le principe comptable de l'autonomie des exercices veut que les charges et les produits qui concernent un exercice lui soient effectivement rattachés en faisant abstraction des dates d'encaissement et de décaissement. |
| Autonomie financière - ratio | Le ratio d'autonomie financière (endettement net par rapport aux capitaux propres) donne une indication sur le niveau d'endettement de la société. Supérieur à un, il peut traduire un recours trop important à l'emprunt. |
| Autorités des marchés financiers | L'Autorité des Marchés financiers est l'institution francaise en charge de veiller à la bonne application des règles qui régissent le marché boursier français (règles d'admission, fonctionnement du marché et des intervenants, suivi de l'information communiquée au marché...). L'AMF résulte de la fusion entre la Commission des opérations de Bourse (COB) et le Conseil des marchés financiers (CMF).Son pendant en Belgique est la CBFA et en Suisse la COPA. |
| Autres charges externes | Les autres charges externes se composent de la sous-traitance, des achats non stockables de matières et de fournitures (eau, énergie, petit équipement, entretien, fournitures administratives...), des travaux d'entretien et de réparation, des primes d'assurances, des études et recherches, du personnel extérieur à l'entreprise, des rémunérations d'intermédiaires et honoraires, des frais de publicité, de transports, des déplacements, réunions et réceptions, des frais postaux, des commissions sur services bancaires (différentes des intérêts sur crédits bancaires, comptabilisées en charges financières), et de dépenses diverses. |
| Avancement | Voir comptabilisation à l'avancement |
| Avances en devises | Les avances en devises permettent de financer des opérations commerciales à l'étranger. Ce sont des avances consenties aux exportateurs de marchandises ou de services jusqu'à la date de règlement prévue par le contrat. Elles sont remboursées lors de la réception des devises liées au contrat. L'avance en devises constitue donc à la fois un mode de financement et une technique de protection contre le risque de change. Cette technique est de moins en moins utilisée, les entreprises préférant émettre du papier dans la devise où elles ont le meilleur rating avant de changer ces fonds en fonction de leurs besoins en devises étrangères. |
| Aversion au risque | Caractéristique de celui qui ne souhaite pas courrir un risque et qui sera prêt à le transférer à un tiers moyennant une rémunération, ou qui refusera tout actif ou toute action lui faisant courrir un risque qu'il perçoit comme excessif compte tenu de sa capacité à le supporter. |
| Avis d'équité | Une fairness opinion ou avis d'équité est un avis donné par un tiers indépendant (banque d'affaires, cabinet d'evaluation, auditeurs) sur les termes financiers d une transaction (vente, apport, fusion,..) pour laquelle il peut exister une situation de conflit d'intérêt entre les parties à cette transaction (vente par une societe mere d un de ses actifs à sa filiale cotée qui a aussi pour actionnaires des tiers; ...). Cet avis est remis dans une lettre qui s'appuie le plus souvent sur un travail d'evaluation detaillé afin d'eclairer les actionnaires ou les administrateurs qui devront prendre la decision. Dans des transactions complexes, et sans situation de conflit d'intérêt, les administrateurs pourront vouloir s'appuyer sur un avis d'équité afin d'éclairer leur jugement et ou degager leur responsabilité vis à vis des actionnaires. |
| Avoir fiscal | Pour éviter la double imposition des dividendes (au niveau de l'impôt sur les sociétés et sur les revenus de l'investisseur), certains États ont créé un mécanisme compensateur appelé avoir fiscal, qui revient à neutraliser au niveau de l'investisseur l'effet de l'impôt sur les sociétés. En France, l'avoir fiscal a maintenant été supprimé et remplacé par un abattement sur de 40% sur le montant des dividendes pris en compte dans les revenus imposables. |
| Lexique - B | |
| Back office | Le back office est l'unité administrative au sein d'une entreprise, qui vise à assurer le traitement des opérations réalisées entre les trois unités en charge respectivement de la gestion des flux de trésorerie, de la gestion de l'endettement et de la gestion des risques. Plus généralement, et en particulier au sein d'une banque, un back office désigne toutes les fonctions administratives necessaires à la bonne excécution d'un ordre ou d'une transaction. |
| Badwill | Le badwill correspond à un écart d'acquisition négatif (cf. écart d'acquisition). Les normes IAS/IFRS prévoient que l'écart d'acquisition négatif soit comptabilisé comme un profit dans le compte de résultat. |
| Bancarisation | Se dit de la pénétration des services bancaires dans une population. Une population bancarisée à 80 % veut dire que 20 % de cette population n'a pas (encore) accès à des services bancaires, soit de son propre fait (refus) ou parce que sa situation financière n'en fait pas un client attractif pour les banques. |
| Banque commerciale | Une banque commerciale collecte les ressources du public, principalement par le biais de la tenue des comptes, et prête aux entreprises. Les banques commerciales se distinguent ainsi des banques d'affaires (cf. banques d'affaires) ou des banques d'investissement. Cette distinction est en partie révolue aujourd'hui car les banques commerciales ont développé des activites de banques d'investissement. |
| Banque d'affaires | Une banque d'affaires est une banque qui a un rôle d'intermédiaire dans les opérations financières : introduction en bourse, augmentation de capital, placement d'emprunt, opération de fusion-acquisition.... Elle ne prête quasimment pas. Elle a donc des besoins en capitaux propres plus réduits que les banques commerciales. Par contre, il peut lui arriver de prendre des participations minoritaires ou majoritaires dans des affaires industrielles ou commerciales afin de les aider à se développer et de réaliser à terme une plus value en recédant cette participation. |
| Banque de détail | La banque de détail s'adresse aux particuliers et aux PME. Elle a une fonction d'intermédiation entre les agents à excédent de financement dont elle collecte les ressources et les agents à besoin de financement à qui elle prête ces ressources. |
| Banque de financement et d'investissement | La banque de financement et d'investissement apporte des services sophistiqués à des grandes entreprises dans une logique d'un sur mesure partiel ou total. Elle offre entre autres des services liés à l'accès aux marchés actions / obligataire/taux (émission, transaction, couverture..), aux conseil en fusions et acquisitions, à l'accès aux financements bancaires plus ou moins complexes... |
| Banque de gestion d'actifs | La banque de gestion d'actifs (Asset Management en franglais), comme son nom l'indique, gère les actifs de ses clients (investisseurs institutionnels, particuliers plus ou moins fortunés). Elle travaille aussi par le biais de SICAV ou de fonds communs de placement (FCP) pour les clients de la banque de détail. Elle peut enfin avoir besoin de produits de la banque d'investissement (couverture,...) |
| Banque universelle | Les banques universelles ou globales (Barclays, BNP Paribas, Citigroup.) sont des grands conglomérats financiers regroupant les différents métiers des banques de détail, des banques de financement et d'investissement et des banques de gestion d'actifs. |
| Banqueroute | il s'agit d'un délit pénal dont peuvent être accusés les dirigeants de sociétés engagées dans des procédures collectives s'ils sont coupables « d'agissements graves ». Il convient de noter que le terme banqueroute ne recouvre pas la même notion que le terme anglo-saxon bankruptcy, qui signifie faillite. |
| Base de conversion | Une obligation convertible peut être échangée contre une ou plusieurs actions. Ce rapport est appelé base de conversion. Cette dernière est fixée au moment de l'émission, mais est ajustée lors d'opérations sur le capital (augmentation ou réduction de capital, fusions...) afin de maintenir les droits des porteurs comme s'ils étaient, dès l'émission, actionnaires de la société. |
| Base d'un contrat à terme | La base d'un contrat à terme représente le décalage entre le cours du sous-jacent et le cours du contrat. Elle évolue librement pendant la durée d'un contrat mais s'annule à son échéance. |
| Base fiscale | On appelle base fiscale d'un actif, le montant qui sera fiscalement déductible lorsque l'entreprise récupérera sa valeur comptable, soit sous forme d'amortissement, soit sous forme de cession. |
| Bates - modèle de | Le modèle de G. Bates met en relation le PER actuel d'un titre avec son PER futur dans n années compte tenu d'un taux de croissance des BPA, du taux de distribution pendant cette période et du taux de rentabilité exigé par l'actionnaire. Dans ce modèle, les dividendes (et les BPA) sont supposés croître à un taux g constant, et le taux de distribution d est supposé constant. Soit m, le PER d'aujourd'hui, et M, le PER dans n années, on obtient : où kCP est le taux de rentabilité exigé par les actionnaires. |
| Benchmark | Un benchmark c'est un très bon niveau de performances atteint par des acteurs dans un secteur et qui sert de référence aux acteurs moins performants pour essayer d'amener leurs propres performances au niveau de celles du benchmark. Les groupes peuvent dans une optique de "best practice" developper une politique de benchmarking au sein de ses différentes divisions géographique. Les benchmarks sont souvent utilisés pour des ratios d'efficacite : marge sur chiffre d'affaires, rentabilité, rotation du chiffre d'affaires par rapport à l'actif économique, vente au m², vente par employé, etc .. |
| Bénéfice | Voir résultat |
| Bénéfice par action (BPA) | Le bénéfice par action traduit l'enrichissement théorique, d'un actionnaire détenant une action, au cours d'un exercice. Le bénéfice net est en effet la part revenant aux actionnaires de la richesse créée par l'entreprise pendant ce même exercice. Le bénéfice par action fait l'objet d'un calcul très précis, l'analyste corrigeant généralement le résultat net part du groupe publié des opérations exceptionnelles. Trop souvent, le BPA est considéré comme le critère financier le plus important alors qu'il peut être manipulé par certains choix multiples, recours à l'endettement, une fusion, une acquisition. La progression du BPA n'est pas toujours synonyme de création de valeur, son recul de destruction de valeur. |
| Besoin en fonds de roulement | Le besoin en fonds de roulement (BFR) d'une entreprise est la somme de son BFR d'exploitation et de son BFR hors exploitation. Le BFR d'exploitation représente le solde des emplois et des ressources d'exploitation (soit en simplifiant : stocks + clients - fournisseurs). Il correspond à l'argent gelé par l'entreprise pour financer son cycle d'exploitation (ou sécrété par celui-ci lorsque ce BFR est négatif). Si les composantes du BFR sont liquides et renouvelées rapidement, leur niveau est relativement stable à activité constante : de là la notion de permanence du besoin en fonds de roulement. Notons que le BFR calculé au bilan à la date d'arrêté des comptes ne représente pas le BFR permanent de l'entreprise car l'activité peut être saisonnière. Sa maîtrise est par ailleurs fondamentale, notamment pour les entreprises en forte croissance. Du fait de l'importance du financement inter-entreprises en Europe continentale, l'analyse du besoin en fonds de roulement est essentielle. Si le BFR doit évoluer à priori en fonction à l'activité, les périodes de croissance et de récession se traduisent dans les faits par une augmentation de son niveau relatif. Se pose alors la question de son financement, le recours aux crédits à court terme rendant l'entreprise très vulnérable à toute modification de son environnement industriel et financier. |
| Besoin en fonds de roulement - financement | Du fait de son caractère permanent, le BFR impliquerait un financement au moyen de capitaux permanents, ce qui, dans les faits, s'avère difficile (caractère limité des capitaux propres.). Les entreprises utilisent en réalité le mécanisme classiques des crédits revolving. L'utilisation de ces lignes de crédit, bien que parfois dangereuses (saturation de la capacité d'endettement, accroissement excessif des frais financiers...), est, au demeurant, encouragée par le caractère renouvelable des composantes du BFR: créances clients (garantie aux crédits accordés) et stocks. |
| Besoin en fonds de roulement - ratios de rotation du | Les ratios de rotations du besoin en fonds de roulement permettent d'analyser en tendance la proportion de fonds gelés "" dans le cycle d'exploitation. Les principaux ratios sont : - le ratio de rotation du BFR : BFR/CA HT x 365 - le ratio de rotation du crédit client : Encours client/CA TTC x 365 - le ratio de rotation du crédit fournisseur : Encours fournisseurs/CA TTC X365 - le ratio de rotation des stocks : Stocks et travaux en cours/CA HT x 365 |
| Besoin en fonds de roulement d'exploitation | Le solde net des emplois et des ressources d'exploitation est appelé besoin en fonds de roulement d'exploitation. Il est obtenu par l'addition des comptes de stocks (matières premières, marchandises, produits et travaux en cours, produits finis) et de créances d'exploitation (encours clients, avances versées à des fournisseurs et autres créditeurs d'exploitation), diminuée des dettes d'exploitation (dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales, avances reçues de clients et autre débiteurs d'exploitation). |
| Besoin en fonds de roulement hors exploitation | Les décalages de trésorerie liés aux opérations hors exploitation (investissements, charges et produits exceptionnels... ) forment ce que l'on appelle le besoin en fonds de roulement hors exploitation. De nature conceptuelle pauvre, le besoin en fonds de roulement hors exploitation est difficile à prévoir et à analyser car il est lié à chaque opération, contrairement au besoin en fonds de roulement d'exploitation qui est récurrent. En pratique, le besoin en fonds de roulement hors exploitation permet de classer l'inclassable. |
| Besoin en fonds de roulement négatif | Les sociétés à besoin en fonds de roulement négatif sont caractérisées par le fait que leur cycle d'exploitation induit des ressources précédant les emplois, par le jeu des décalages financiers. Peu nombreuses, elles se retrouvent par exemple dans les secteurs de la grande distribution ou de la restauration collective. Un besoin en fonds de roulement très faible ou négatif constitue un facteur stratégique très favorable au développement d'une politique de croissance financée sans recours à des capitaux extérieurs. |
| Best efforts | Voir meilleurs efforts |
| Bêta | Le bêta, ou coefficient bêta, d'un titre financier est un coefficient de volatilité ou de sensibilité qui indique la relation existant entre les fluctuations de la valeur du titre et les fluctuations du marché. Il s'obtient en régressant la rentabilité de ce titre sur la rentabilité de l'ensemble du marché. |
| Bilan | Le bilan recense à un instant donné l'ensemble des emplois d'une entreprise (l'actif) et de ses ressources (le passif). Par définition, ceux-ci ne peuvent qu'être comptablement équilibrés. La lecture du bilan peut être économique ou patrimoniale. |
| Bilan dans une lecture patrimoniale | Dans une lecture patrimoniale, on considère que l'entreprise se caractérise par un ensemble d'avoirs et d'engagements recensés dans le bilan patrimonial, dont le solde constitue la valeur comptable des capitaux apportés par les actionnaires. Dans cette optique, le bilan recense donc l'ensemble des avoirs et l'ensemble des engagements de l'entreprise. |
| Bilan en lecture économique | Dans une lecture économique, le bilan recense, à un instant donné, l'ensemble des emplois engagés dans le cycle d'exploitation de l'entreprise (actif économique) et analyse l'origine des ressources de l'entreprise. |
| Billet à ordre | Le billet à ordre est un document par lequel le client reconnaît sa dette et s'engage à payer le fournisseur à la date d'échéance. Il peut être papier ou relevé (billet à ordre dématérialisé sur une bande magnétique). |
| Billets de trésorerie | Les billets de trésorerie sont des titres de créance négociables émis par les entreprises sur le marché monétaire pour une durée pouvant s'étendre de 10 jours à 1 an. Dans la pratique, la durée de vie moyenne des billets de trésorerie est très courte, entre 1 et 3 mois. Ils sont émis par coupure de 150 000 euros minimum. Le billet de trésorerie est le principal instrument de face à face en France. Il permet aux entreprises d'emprunter directement à court terme auprès d'autres entreprises sans passer par le système bancaire, en obtenant des conditions très proches du marché monétaire. |
| BIMBO | |
| Binomial - modèle | Le modèle binomial (ou Cox-Ross-Rubinstein) suppose que le prix d'une option est comparable au profit réalisé en prenant position sur le sous-jacent. Ainsi, après une période donnée, et en supposant deux états finaux possibles, on obtient: Valeur de l'option d'achat = Delta x (cours de l'actif sous-jacent - capital emprunté) Delta représente le rapport entre la variation de la valeur de l'option, d'une part, et la variation du cours de l'actif sous-jacent, d'autre part. La répétition de ce raisonnement permet d'augmenter les valeurs finales possibles du sous-jacent à l'échéance de l'option. |
| Black & Scholes - modèle | Le modèle d'évaluation d'une option de Black & Scholes se situe à la limite infinitésimale du modèle binomial lorsque la durée d'une période tend vers 0. Le modèle calcule les cours possibles de l'actif sous-jacent à l'échéance ainsi que leur probabilité respective d'occurrence en partant de l'hypothèse fondamentale qu'il s'agit d'une variable aléatoire dont la loi de distribution est une loi log-normale. Pour une option d'achat, la formule de Black et Scholes est la suivante : > avec : où : Le modèle de Black et Scholes a été adopté de facto par les opérateurs de marché, chacun l'adaptant en fonction des caractéristiques du sous-jacent sur lequel porte l'option. |
| Bloc | Désigne un paquet d'actions qui peut représenter de 0,1 % du capital pour les très grands groupes jusqu'à plus de 50 % des actions d'une société. Dans ce dernier cas, on parle de bloc de contrôle car il donne à son acquéreur le contrôle de la société. |
| Bloc de contrôle | Un bloc de contrôle est un paquet de titres dont l'acquisition confère à l'acquéreur le contrôle majoritaire en capital ou en droit de vote d'une société. La cession d'un bloc de contrôle d'une société entraîne automatiquement en France la mise en ouvre d'une procédure de garantie de cours destinée à permettre aux actionnaires minoritaires de vendre leurs titres au même prix que l'actionnaire majoritaire. |
| Bloc structurant | Un bloc d'actions est considéré comme structurant s'il représente au moins 5% du capital d'une société ou si sa valeur est supérieure à 7,5MEuro. Il peut alors être négocié hors marché à un prix ne s'écartant pas de plus ou moins 10% du cours de bourse. Cette technique a été instituée pour faciliter le reclassement de paquets d'actions et des titres d'autocontrôle. En effet, les aléas des marchés boursiers peuvent être un frein à la réalisation de ventes ou d'achats importants d'actions qui justifient souvent un prix supérieur au cours. La technique des blocs structurants va dans le sens d'une plus grande fluidité des marchés. |
| Bon à moyen terme négociable | Les bons à moyen terme négociables (BMTN) sont des titres de créance négociable d'une durée initiale supérieure à un an émis généralement par les établissements de crédit. Ils sont d'un montant unitaire de 150 000 euros. |
| Bon d'acquisition | Un bon d'acquisition est une option qui permet de faire l'acquisition de titres financiers existants à un prix fixé à l'avance et pendant une certaine durée. |
| Bon de caisse | Le bon de caisse est un produit de placement comparable au dépôt à terme. La créance de l'emprunteur est matérialisée physiquement par un bon nominatif ou anonyme. |
| Bon de cession | Voir certificat de valeur garantie |
| Bon de créateur d'entreprise | Voir Bon de souscription de parts de créateur d'entreprise |
| Bon de souscription | Un bon de souscription est un titre financier permettant de souscrire pendant une période donnée, dans une proportion et à un prix fixé à l'avance, à un autre titre financier (action, obligation...). |
| Bon de souscription d'action (BSA) | Le bon de souscription d'action est un titre financier permettant de souscrire pendant une période donnée, dans une proportion et à un prix fixés à l'avance, à une action. |
| Bon de souscription d'actions remboursables (BSAR) | Le BSAR est une variante du BSA. Il s'agit d'un bon de souscription avec faculté de rachat du bon par l'émetteur. En pratique, cela signifie que la société peut "forcer" l'exercice des bons après une certaine période si les conditions d'exercice sont réunies, le porteur préférant exercer son bon plutôt que de se le faire racheter à vil prix. |
| Bon de souscription de parts de créateur d'entreprise | Les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise sont émis au profit de salariés qui participent à des augmentations de capital des PME créées depuis moins de 15 ans et détenues à plus de 25% par des personnes physiques Ces bons sont incessibles et les gains réalisés lors de la cession des titres acquis au moyen de ces bons bénéficient quant à eux d'un régime fiscal et social de faveur : exonération si le montant annuel des cessions n'excéde pas 15 000 euros et sinon à 27% ou a 41% si le salarié a moins de 3 ans d'ancienneté dans l'entreprise au moment de la cessions des titres |
| Bon d'offre | L'assemblée des actionnaires peut décider l'émission de bons permettant de souscrire, à des conditions préférentielles, à des actions de la société, et leur attribution gratuite à tous les actionnaires ayant cette qualité avant l'expiration d'une offre publique hostile. Le mécanisme de mise en oeuvre de bons d'offre est en trois temps : avant la clôture de l'offre : annonce de l'intention d'émettre les bons ; avant l'avis de résultat de l'offre (fin de la période d'offre) : attribution des bons afin qu'ils soient attribués aux anciens actionnaires (et non à l'initiateur) ; après l'avis de résultat de l'offre : les bons deviennent exerçables en actions au prix d'exercice convenu. Ces bons ont deux utilisations possibles : pour forcer à la négociation et obtenir un meilleur prix (le bon sera alors désactivé) ; pour contraindre l'initiateur à retirer son offre, sinon il acquiert le contrôle au prix fort pour se voir aussitôt après dilué. |
| Bon du Trésor négociable | Le bon du Trésor négociable est émis par l'État sous forme d'adjudications hebdomadaires ou mensuelles. Les durées habituelles des bons du Trésor sont 13, 26, 52 semaines, 2 ans et 5 ans. L'intérêt du produit réside avant tout dans la qualité de la signature de l'émetteur (la meilleure) et l'important encours des bons du Trésor négociables garantissant une liquidité satisfaisante, même pour les gros volumes. Les investisseurs peuvent y trouver une solution relativement intéressante pour des placements de courte durée. |
| Boni de fusion | Lors d'une fusion, si la société absorbante détenait des titres de la société absorbée, alors ceux-ci sont annulés et la comparaison de la valeur nette comptable des titres annulés et de la quote-part correspondante de valeur de la société absorbée retenue dans la fusion peut donner lieu à la constation d'une plus-value. Cette plus-value est appelée boni de fusion. |
| Bonne information - principe de | Le principe comptable de bonne information a pour objet d'apporter aux utilisateurs des documents comptables une information suffisante et significative pour interpréter ceux-ci. En France, le Plan Comptable Général précise que les informations comptables doivent donner une description adéquate, loyale, précise et complète des opérations, événements et situations . Selon les normes IFRS, l'information doit être également comparable : toute mention chiffrée au titre d'une période doit être accompagnée du montant correspondant pour la période précédente. On retrouve la notion de " true and fair view " des comptes anglo-saxons. " |
| Book building | il s'agit de la constitution d'un livre d'ordres d'achat ou de souscription lors d'opérations de placement concomitamment à la diffusion de l'information et au marketing auprès des investisseurs potentiels. Ce livre enregistre les intentions d'achat (volume de titres demandés et prix) des investisseurs potentiels et permet ainsi d'établir la faisabilité et le prix de l'opération. Cette technique permet aux banques en charge de l'opération de limiter leur risque |
| Bottom up | également appelé stock picking, ce mode de sélection de titres privilégie tout d'abord les caractéristiques propres de chaque titre et non celles du secteur ou du pays dans lesquels l'entreprise intervient (voir également top down). |
| Bought deal | pour certaines opérations (placement de blocs d'actions déjà cotées, placement d'obligations), les banques en charge de l'opération peuvent acheter les titres à l'émetteur puis les placer auprès des investisseurs. L'engagement ferme de la banque est alors dénommé prise ferme ou bought deal. Si la banque n'arrive pas à replacer l'ensemble des titres, elle sera contrainte d'en conserver une partie à son bilan, on parlera de « colle ». |
| Bourse | La bourse est un lieu de rencontre entre l'offre et la demande (généralement d'un produit financier). La bourse est caractérisé par un système organisé de cotation. Elle permet une finance desintermédiée c'est à dire ou les les agents a eccédent de financement investissent directement dans l'entreprise, sans l'intermédiaire du systeme bancaire. |
| BPA | Voir bénéfice par action |
| Bridge loan | voir Crédit-relais |
| BSA | voir bon de souscription d'actions |
| BSAR | voir bon de souscription d'actions remboursables |
| BSPCE | Voir bon de souscription de parts de créateur d'entreprise |
| Budget de trésorerie | Le budget de trésorerie enregistre, non seulement les flux de trésorerie existants, mais aussi toutes les recettes et toutes les dépenses dont l'entreprise prévoit la perception ou l'engagement, qu'il s'agisse de dépenses et recettes liées au processus d'investissement, au processus d'exploitation, ou à la politique de financement de l'entreprise. Le budget de trésorerie est un tableau de bord prévisionnel de l'offre et de la demande de liquidités de l'entreprise. Il permet au trésorier d'optimiser le résultat financier de la société, en mettant en concurrence les différentes banques ainsi que les marchés financiers. |
| Build-up | Suite d'acquisitions financées essentiellement par endettement, menées par une entreprise reprise en LBO destinée à constituer un groupe plus important, plus rentable grâce aux synergies mises en oeuvre et donc avec une meilleure valorisation pour ses actionnaires lors de sa cession ultérieure. |
| Buy In Management Buy Out | Un BIMBO est une opération de rachat d'entreprise par endettement, réalisée par les dirigeants de l'entreprise associés à des cadres extérieurs. Cette combinaison d'un Buy-in et d'un Management Buy out est le montage le plus répandu outre-manche. |
| Lexique - C | |
| CAF | La CAF ou Capacité d'Autofinancement mesure l'ensemble des ressources internes sécrétées par l'entreprise. Elle se calcule en ajoutant au résultat net l'ensemble des charges nettes calculées (dotation aux amortissements, variation de provisions pour risques et charges) sans impact pour la trésorerie. Bien qu'elle soit calculée avant rémunération de certaines ressources (les capitaux propres) mais après rémunération de certaines autres (les dettes), il s'agit d'une variable-clé de tout tableau de flux. La capacité d'autofinancement est très proche de la marge brute d'autofinancement, qui n'exclut toutefois pas l'impact des cessions sur le résultat. |
| CAGR | Compound annuel growth rate ou taux actuariel en francais. Une somme qui passe de 100 a 121 en deux ans a cru a un taux actuariel (CAGR)de 10% l'an. |
| Call | Voir option d'achat |
| Cap | Le cap (qui signifie plafond) est une option sur taux d'intérêt qui permet à un emprunteur de se fixer un taux d'intérêt plafond au-delà duquel il juge le coût d'un emprunt prohibitif et recevra le différentiel entre le taux du marché et le taux plafond. |
| Capacité d'autofinancement | Voir CAF |
| Capacité d'autofinancement par action | Bien que la capacité d'autofinancement par action ne constitue pas un accroissement réel de richesse, elle peut être utilisée dans la pratique, notamment pour éviter les distorsions induites par la politique d'amortissement. Prendre la capacité d'autofinancement revient à considérer que le bénéfice réel lui est plus proche homothétiquement que le résultat comptable. |
| Capacité de remboursement - ratios de | Le ratio Endettement net / Excédent brut d'exploitation exprime en nombre d'années d'excédent brut d'exploitation, la capacité de l'entreprise à rembourser son endettement au moyen de son excédent brut d'exploitation. Sauf exception, un ratio supérieur à 5 années traduirait un endettement trop important au regard de la création de richesse de l'entreprise. Le ratio Annuité de remboursement des dettes / Capacité d'autofinancement mesure le poids des échéances annuelles des dettes sur les ressources internes de l'entreprise. Un ratio supérieur à 50% serait généralement révélateur d'un excès d'endettement au regard de la capacité d'autofinancement de l'entreprise, dans la mesure où celle-ci doit orienter une trop grande part de sa capacité d'autofinancement vers le remboursement d'emprunts. |
| Capex | Capital expenditure : voir investissement |
| Capital Asset Pricing Model (CAPM) | Voir MEDAF |
| Capital développement | Les fonds de capital développement sont des fonds d'investissement dont l'objectif est de devenir actionnaires d'entreprises en forte croissance et qui ont des besoins de financement élevés sous forme de capitaux propres. |
| Capital employed | Voir actif économique |
| Capital lease | voir crédit-bail |
| Capital market line | La capital market line est la droite formée par l'ensemble des portefeuilles composés de l'actif sans risque, d'une part, et du portefeuille de marché, d'autre part. Par construction, elle associe à chaque niveau de risque, la rentabilité espérée la plus élevé. Elle est donné par l'équation suivante : GRAFIK1 |
| Capital retournement | Famille de fonds d'investissements qui se focalise sur des entreprises en difficulté qui doivent être redressées. |
| Capital social | Notion assez formelle, juridique et comptable, qui correspond à une partie des capitaux propres apportés par les actionnaires lors de la création de la société ou lors d'augmentation de capital subséquente. Le solde étant affecté à des primes d'émission, d'apports ou de fusion. |
| Capital transmission | Famille de fonds d'investissement spécialisés dans la reprise d'une entreprise à maturité dont les actionnaires ne disposent pas au sein de leurs familles de successeurs ayant la capacité ou l'envie de diriger l'entreprise. Il prend souvent la forme d'un LBO. |
| Capitalisation | La capitalisation permet de déterminer la valeur future d'une somme placée à un taux d'intérêt. Elle est l'opération inverse de l'actualisation. Dans le cas d'un dépôt V0 placé n années à un taux t, la valeur finale Vn est égale à Vo x (1+t)^n |
| Capitalisation boursière | La capitalisation boursière d'une société est la valeur de marché de ses capitaux propres. Elle résulte de la multiplication du nombre d'actions composant le capital de la société par le cours de bourse. Notons toutefois qu'un investisseur désirant acheter d'un seul coup la majorité des actions de la société dans le but d'en détenir le contrôle devra s'acquitter d'un montant supérieur à cette capitalisation, la différence correspondant à la prime de contrôle. |
| Capitaux d'emprunt | Les capitaux d'emprunt sont les ressource apportées à l'entreprise par des prêteurs et non par les actionnaires. En contrepartie de cet apport, l'entreprise s'engage à verser des flux de remboursement et de rémunération indépendants de l'évolution de l'exploitation. |
| Capitaux employés | Les capitaux employés de l'entreprise, ou actif économique, correspondent à la somme de ses actifs immobilisés et de son besoin en fonds de roulement (d'exploitation et hors exploitation). Il sont donc égaux à la somme des "encours" nets engagés par l'entreprise, qu'ils soient liés au cycle d'exploitation ou au cycle d'investissement. |
| Capitaux engagés | voir capitaux investis et actif économique |
| Capitaux investis | les capitaux investis (dans l'exploitation) correspondent à la somme des capitaux propres et de l'endettement financier net. Par construction, ils sont égaux à l'actif économique (voir également actif économique). |
| Capitaux permanents | Les capitaux permanents sont constitués des ressources stables de l'entreprise. On y distingue les capitaux propres, les dividendes à verser, les provisions pour risques et charges à caractère de réserves, la part à plus d'un an des dettes financières et les quasi-capitaux propres. |
| Capitaux propres | Les capitaux propres représentent l'argent apporté par les actionnaires à la constitution de la société ou ultérieurement, ou laissés à la disposition de la société en tant que bénéfices non distribués sous forme de dividendes. Ils courent le risque total de l'entreprise : si celle-ci va mal, ils ne seront pas rémunérés (aucun dividende ne sera versé) ; si elle dépose son bilan, les porteurs de capitaux propres ne seront remboursés qu'après que les créanciers l'aient été intégralement, ce qui est très rarement le cas. Si elle va très bien au contraire, tous les profits leur reviennent. |
| Capitaux propres - multiples | On appelle multiple de capitaux propres ou Price to Book ratio (PBR) le coefficient qui mesure le rapport entre la valeur de marché et le montant comptable des capitaux propres. Le multiple de capitaux propres peut se calculer soit au niveau d'une action, soit globalement, ce qui conduit bien sûr au même résultat. |
| Capitaux propres - rôle | Le rôle des capitaux propres est double. Leur première fonction est de financer une partie de l'investissement. Mais leur objet le plus important est de servir de garantie aux créanciers de l'entreprise qui financent l'autre partie de l'investissement. Le coût des capitaux propres intègre donc une prime de risque. Au total, l'importance du montant des capitaux propres témoigne du niveau de risque qu'acceptent de courir les actionnaires. En période de crise, les entreprises les plus endettées sont les premières à disparaître. |
| Capitaux propres par action | Les capitaux propres par actions représentent l'estimation comptable de la valeur d'une action. A priori, directement comparables à la valeur financière, ils résultent d'une logique profondément différente. Les capitaux propres par action sont en effet le résultat des politiques menées jusqu'à la date de l'analyse et correspondent au montant investi par les actionnaires (augmentation de capital et bénéfices nets réinvestis) dans l'entreprise. |
| Captive de réassurance | Une captive de réassurance est une compagnie d'assurance ou de réassurance appartenant à une société industrielle ou commerciale dont l'activité principale n'est pas l'assurance. Son objet est de couvrir les risques du groupe auquel elle appartient. Schématiquement, la captive facture des primes à la société industrielle ou commerciale et à ses filiales, et couvre en contrepartie leurs sinistres. Par ailleurs, la captive de réassurance se réassure également auprès de réassureurs internationaux.Pour des raisons fiscales et historiques, elle est souvent basée au Luxembourg. |
| Carnet d'ordre | Dans un marché centralisé comme Euronext Paris, le carnet d'ordre recense tous les ordres de bourses afférents à un titre financier ce qui permet de confronter l'offre et la demande. Le cours d'équilibre du titre est ensuite calculé pour maximiser le nombre de transactions. En France, seules les sociétés de bourse ont la possibilité d'inscrire des ordres dans le carnet tenu par Euronext Paris. |
| Carried interest | Part de la plus-value réalisée par un fonds d'investissements qui revient à ses dirigeants, souvent 20 % de la plus-value pour autant, quand cela est prévu, que le TRI des investisseurs du fonds atteigne au moins un certain pourcentage annuel (8 % souvent). C'est un mode d'intéressement à performance. |
| Carry back | Le carry back fait apparaître au profit de l'entreprise une créance d'impôt égale à la différence entre l'impôt effectivement versé et un impôt théorique après imputation de la perte de l'exercice présent sur les bénéfices non distribués des trois derniers exercices. Cette créance d'impôt n'est pas imposable, elle peut être utilisée pour le paiement de l'impôt sur les sociétés dû au titre des cinq prochains exercices. Au terme de cette période, elle est remboursée par l'État pour la fraction non utilisée. En France, les actifs d'impôts différés ne peuvent être comptabilisés que si leur récupération ne dépend pas des résultats futurs ou si leur récupération est probable par suite de l'existence d'un bénéfice imposable attendu au cours de leur période de dénouement. |
| Carry trade | Le Carry Trade consiste à s'endetter dans une devise à faible taux d'intérêt et à placer les fonds empruntés dans une autre devise à taux d'intérêt plus forts après les avoir convertis en esperant que la depreciation de la seconde devise contre la premiere ne viennent pas réduire les gains tirés du différentiel d'intérêt. Fin 2006 début 2007, des carry trades vigoureux étaient menés sur le yen. Ils constistent à s'endetter en yen en profitant d'un taux d'intérêt très bas (de l 'ordre de 0,7% à un an) et à convertir ces yens en dollars et à placer ces dollars à un taux de l'ordre de 5 %. Le risque naturellement de ce type de transaction est que le yen s'apprécie contre le dollar, ce qui ferait que la dépréciation sur le remboursement des yens empruntés compenserait le gain sur le taux d'intérêt entre les 5 % du rendement en dollars et les 0,7 % de coûts en yen. Or, tant que la banque du Japon intervient sur le marché des changes en vendant des yens et en achetant des dollars afin de maintenir le yen relativement bas (ce qui aide ses exportateurs) et qu elle maintient des taux d interet bas (ce qui aide ses entreprises), ce risque de revalorisation du yen contre le dollar est relativement faible, ce qui fait tout l'intérêt de ce Carry Trade. |
| Carve out | Le Carve out correspond à la cotation en bourse de la filiale d'un groupe qui peut ou non faire descendre le groupe en dessous du seuil de 50% dans le capital de sa filiale. Ce phénomène s'explique par la volonté d'offrir aux investisseurs un accès direct aux actifs du groupe qui les intéressent le plus (effet démultiplicateurs sur les capitaux propres du groupe). Notons que, dans certains secteurs, le partenaire financier (ou la cotation) est une nécessité juridique (ex: télévision - un actionnaire ne peut détenir en France plus de 50% du capital). |
| Cash at risk | Le Cash at Risk est une mesure du risque de liquidité. Celle-ci se mesure soit à partir de la comparaison des échéances contractuelles des dettes et des estimations des recettes de trésorerie, soit à travers un budget de trésorerie. Cet indicateur reprend globalement les modélisations issues des calculs de VAR (Value At Risk). |
| Cash flow | Cash flow, au pied de la lettre, signifie flux de tresorerie. Mais dans la pratique il y a quasiment autant de définitions du cash flow que de sociétés ! La tendance est cependant à la normalisation des appellations dont les principales sont : Le cash flow from operations ou le flux de trésorerie d'exploitation que l'on trouve dans le tableau des flux de trésorerie publié maintenant par la quasi-totalité des entreprises cotées. Il correspond à : résultat net + dotations nettes aux amortissements et aux provisions sur actifs immobilisés - plus-values de cession d'actifs + moins-values de cession d'actifs - variation du besoin en fonds de roulement = Flux de trésorerie d'exploitation C'est effectivement un flux de trésorerie ; il n'est pas tout à fait purement d'exploitation car il inclut les frais financiers, mais à une époque d'endettement et de taux d'intérêt relativement faibles, ce défaut est mineur. Il sert surtout en analyse financière. Le free cash flow ou flux de trésorerie disponible correspond au flux de trésorerie généré par l'actif économique (operating assets), flux qui est ensuite réparti entre ceux qui ont financé cet actif économique, à savoir les actionnaires et les prêteurs (banques et obligataires). Il se calcule ainsi : excédent brut d'exploitation (EBITDA) - impôt normatif sur le résultat d'exploitation (EBIT) - variation du besoin en fonds de roulement - investissements nets des désinvestissements = Flux de trésorerie disponible C'est un flux de trésorerie on ne peut plus pur qui est utilisé en évaluation pour calculer la valeur d'une entreprise à partir d'un discounted cash flow (DCF) ou modèle d'actualisation des flux de trésorerie. On l'appelle aussi parfois cash flow to firm. Le cash flow to equity correspond au précédent sous déduction des flux qui reviennent aux prêteurs, c'est-à-dire des frais financiers nets après impôt normatif et de la variation de l'endettement bancaire et financier net. Il sert aussi en évaluation pour estimer la valeur des capitaux propres. Mais, sauf exception, nous en déconseillons l'utilisation et lui préférons nettement le free cash flow. La capacité d'autofinancement (résultat net + dotations aux amortissements et aux provisions sur actifs immobilisés -/+ les plus/moins-values de cession d'actifs) est parfois considérée comme synonyme de cash flow. C'est ainsi le cas dans le calcul du price cash flow (valeur des capitaux propres / cash flow) qui sert en évaluation par les multiples. Ceci est abusif car n'oublions pas qu'un cash flow est avant tout et littéralement un flux de trésorerie ! La CAF n'en est un que si les clients et les fournisseurs paient et sont payés comptant et si les stocks sont nuls, ou bien si ces trois postes sont constants au cours du temps, ce qui est bien rare ! Enfin l'excédent brut d'exploitation (l'EBITDA des anglo-saxons) est parfois qualifié de cash flow. On oublie alors l'impôt et les variations du besoin en fonds de roulement. |
| Cash flow fade | appelé modèle de la rente décroissante, c'est un traitement de la valeur terminale d'une évaluation par actualisation des flux de trésorerie disponible (DCF). On définit ainsi un horizon durant lequel la rentabilité économique de l'entreprise se dégrade (soit par le fait de baisse de marges, soit par le fait de la baisse de la rotation de l'actif économique) jusqu'à devenir égale au coût moyen pondéré du capital. Au terme de cet horizon, la valeur de l'actif économique est égale au montant comptable de l'actif économique. |
| Cash Flow Return On Investment (CFROI) | Le CFROI correspond dans sa version originale à la moyenne des taux de rentabilité interne des investissements actuels de l'entreprise. Le CFROI est le taux de rentabilité interne qui égalise l'actif économique de l'entreprise, pris en montant brut, c'est-à-dire avant dotations aux amortissements et réévalué du taux d'inflation, et la série des excédents bruts d'exploitation après impôt, calculée sur la durée de vie des actifs immobilisés en place. Cette dernière s'estime en divisant la valeur brute des immobilisations par la dotation aux amortissements de l'année. Le CFROI est alors comparé au coût moyen pondéré du capital |
| Cash flow statement | Voir tableau des flux de trésorerie |
| Cash management | Voir gestion de trésorerie |
| Cash pooling | La gestion centralisée de la trésorerie ou cash pooling permet d'équilibrer les comptes des filiales du groupe, économisant ainsi des frais financiers dus aux imperfections des marchés. De plus, elle donne à un groupe relativement important, mais constitué de sociétés de faible taille, la possibilité d'accéder aux marchés financiers. Le cash pooling notionnel est la reconstitution d'une gestion de trésorerie centralisée par fusion des échelles d'intérêts. |
| Cash sweep | Une clause de cash sweep prevoit que tout le cash flow généré par une entreprise ou seulement un pourcentage de celui-ci doit être utilisé par l'emprunteur pour rembourser son endettement. Ceci réduit naturellement sa marge de manoeuvre mais aussi le risque des prêteurs. Le cash flow est défini comme le flux de trésorerie d'exploitation moins les investissements (qui peuvent être plafonnés ce qui réduit encore la marge de liberté de l'emprunteur). Ce type de clause se trouve dans les contrats de financement d'entreprises assez lourdement endettées comme des entreprises sous LBO ou dans des financement d'acquisition. |
| Caution | Une caution est un engagement par signature émise en général par un établissement financier au profit d'un tiers qui permet de garantir la solvabilité de sa contrepartie cliente de l'établissement financier. |
| CBO | |
| CDO | |
| Certificat de dépôt | Le certificat de dépôt est un dépôt à terme représenté par un titre de créance négociable dématérialisé, sous la forme d'un billet au porteur ou à ordre émis par un établissement financier autorisé. Son montant minimal est de 150 000 euros. Sa durée doit être comprise entre 1 jour et 1 an à échéance fixe. Leur rendement est très proche du marché monétaire. L'avantage substantiel est la négociabilité du titre sur un marché secondaire qui permet d'éviter les lourdes pénalités liées aux dénouements anticipés des dépôts à terme. En contrepartie, le certificat de dépôt comporte un risque de taux. |
| Certificat de valeur garantie (CVG) | Le certificat de valeur garantie est un titre financier utilisé principalement en complément d'une offre publique. Il garantit à son détenteur, la possibilité de céder son action pour un montant fixé à une échéance donnée. On distingue les CVG dissuasifs, d'une part, qui cherchent à dissuader l'actionnaire de venir à une offre en lui garantissant la performance ultérieure de l'action, et les CVG incitatifs, d'autre part, souvent utilisés dans le cadre d'une OPE comme un élément de la prime offerte. Le CVG est un titre financier coté qui peut être vendu par l'actionnaire qui le reçoit, et qui constitue un engagement hors bilan pour l'entreprise qui l'émet. S'il est exercé, le paiement ainsi effectué vient en complément du coût d'acquisition de la cible, générant un écart d'acquisition supplémentaire. |
| Certificat d'investissement | Les certificats d'investissement sont créés par augmentation de capital et résultent du démembrement de l'action avec d'un côté les certificats d'investissement : actions sans droit de vote et de l'autre, des certificats de droit de vote. Les certificats d'investissements ont été intégrés à la catégorie plus générale des actions de préférence. |
| Cessation de paiement | elle survient lorsque le débiteur ne peut plus faire face à son passif exigible avec ses actifs disponibles ; on parlera également de défaillance. Il s'agit donc d'un évènement plus « grave » que le simple défaut de paiement. En droit français, la cessation de paiement est la condition d'ouverture des procédures de redressement judiciaire et de liquidation, mais non de la procédure de sauvegarde. |
| Cession-bail | Les opérations de cession-bail consistent à céder un actif et à le reprendre immédiatement en location (sale and lease back en franglais). Ils donnent lieu au traitement suivant: la plus-value de cession doit être différée et constatée en résultat sur la durée du contrat de location si ce dernier est un crédit-bail, et constatée immédiatement en résultat s'il s'agit d'un contrat de location simple. |
| Chaîne magique - effet de | On parle d'effet de chaîne magique lorsqu'une entreprise se développe en absorbant des sociétés de plus en plus grosses au PER inférieur au sien. L'ajustement du PER du nouveau groupe peut permettre une création magique de valeur. Cette technique ne fonctionne bien que si l'entreprise réussit à redynamiser ses acquisitions pour justifier de sa valorisation auprès des investisseurs. |
| Chambre de compensation | La chambre de compensation est un organisme financier ayant pour but d'éliminer les risques de contrepartie sur les marchés dérivés. Concrètement, la chambre de compensation est la contrepartie unique de tous les opérateurs. La chambre de compensation assure la surveillance des positions. Elle exige la formation dans ses livres d'un dépôt de garantie le jour de la conclusion d'un contrat. En cas de perte potentielle d'un intervenant, elle procède à un appel de marge. |
| Change à terme | Le change à terme permet de vendre ou d'acheter aujourd'hui des devises disponibles ultérieurement. Le cours à terme, utilisé pour ces transactions est issu du cours comptant et d'un différentiel entre le taux d'intérêt de la devise étrangère et le taux d'intérêt de la devise de référence sur la durée de l'opération. |
| Chaos | La théorie du chaos appliquée à l'évaluation des actifs financiers remet en cause le postulat d'équilibre des marchés. Ainsi, un changement de position d'équilibre, loin de se traduire par un ajustement du cours, peut générer des variations de cours importantes susceptibles de se propager à l'ensemble du marché. |
| Charges à payer | Les charges à payer sont des comptes de régularisation passif. Il s'agit de charges qui correspondent à des biens ou des services dont la fourniture ou la prestation est déjà intervenue mais pour lesquelles la facture du fournisseur n'est pas encore parvenue. Elles sont inscrites au passif du bilan. |
| Charges calculées | Les charges calculées proviennent d'une évaluation comptable d'une diminution de valeur. Elles ne correspondent donc pas toujours avec la réalité économique. Les principales charges calculées sont les dotations aux amortissements et aux provisions sur actifs immobilisés, les dotations aux provisions pour dépréciation des actifs circulants, les provisions pour risques et charges et les provisions réglementées. |
| Charges de personnel | L'analyse de ce poste est très important, tant en raison de son montant relatif souvent élevé, que d'une très grande inertie. Théoriquement frais variables par excellence, les charges de personnel apparaissent comme de véritables frais fixes à court terme. Les charges de personnels doivent être analysées en terme de productivité (CA ou VA / Effectif moyen), de coût (Charges de personnel / Effectif moyen) et de croissance. |
| Charges d'exploitation | Les charges d'exploitation traduisent une destruction de richesse nécessaire à la création des produits d'exploitation. Les principales charges d'exploitation sont : la consommation de matières premières, les autres consommations externes (transport, énergie, publicité...), les charges les frais de personnels, les impôts et les taxes ainsi que les provisions pour dépréciation des actifs circulant. En comptes consolidés, elles sont souvent présentées par destination : coût des ventes, frais administratifs et financiers et frais de recherche développement. |
| Charges différées | Les charges différées sont des charges rattachées à des exercices différents pour le calcul du résultat comptable et du résultat fiscal. Certaines charges peuvent être constatées comptablement, mais pas encore fiscalement (participation des salariés). De plus, en comptes consolidés, l'écart entre la valeur comptable d'un actif et sa valeur fiscale peut être une source d'imposition future. |
| Charges exceptionnelles | Les charges exceptionnelles sont les charges qui proviennent d'évènements exceptionnels, c'est à dire non récurrents et n'entrant pas dans les cycles de l'entreprise : exploitation, investissement et financement. |
| Charges financières | Les charges financières correspondent à la rémunération des ressources d'emprunt. Elles dépendent donc du niveau de l'endettement et des taux d'intérêt. On retrouve un effet volume et un effet prix. |
| Charges non récurrentes | Les charges non récurrentes sont des charges de caractére exceptionnel qui n'ont pas vocation à se reproduire les exercices suivants. Elles n'apparaissent pas en tant que telles sous cet intitulé dans le compte de résultat et résultent donc d'un classement de l'analyste qui exerce donc un jugement sur leur non récurrence. On peut ainsi penser à des frais de restructurations, au coût d'une sous-activité exceptionnelle,... |
| Chef de file | On appelle chef de file la banque d'affaires chargée de l'organisation d'une opération nécessitant plusieurs établissements financiers, comme dans le cadre de placement de titres sur les marchés ou de prêts syndiqués, dans une opération de placement de titres, la banque chef de file est responsable de la préparation et de l'exécution de l'opération. Elle participe au choix du syndicat. L'un (ou deux) des chefs de file tient le rôle de teneur de livre. Il participe également au choix des investisseurs lors de l'allocation des titres. |
| Chèque | Le chèque est l'un des moyens de règlement utilisé par l'entreprise. La prévision de la date effective de débit des chèques constitue la difficulté majeur du trésorier. Le délai de courrier et le temps pris par le créancier pour traiter le chèque dans sa comptabilité, et le remettre à sa banque, conditionnent ce débit. Ainsi le trésorier s'efforce-t-il de traiter globalement les petits chèques ("loi statistique d'encaissement" à déterminer) et de suivre les "gros chèques". |
| Chèque avalisé | Un chèque avalisé est un chèque dont le paiement est garanti par un tiers. Ce tiers porte son nom sur le chèque, indique le montant pour lequel il se porte garant, écrit "bon pour aval" et signe. |
| Chevalier blanc | Lors d'une offre publique d'achat ou d'échange, l'un des moyens de défense de la société cible est de recourrir, entre autres, à une offre publique concurrente par un autre groupe qui constitue alors le "chevalier blanc". L'offre publique concurrente est reglementée et doit répondre à certaines contraintes (date de dépôt de l'offre,...) |
| Chiffre d'affaires | Le chiffre d'affaire est constitué par l'ensemble de la production vendue. Son évolution est à la base de toute analyse. Elle doit être décomposée en trois termes : le volume (quantités vendues) le prix (inflation, change) et les changements de périmètre. |
| Chiffre d'affaires à l'avancement | Voir comptabilisation à l'avancement |
| Chirographaire | C'est un créancier qui a accordé des crédits à l'entreprise sans bénéficier de garantie réelle en contrepartie : hypothèque, nantissement, caution .Il a fait confiance et si l'entreprise n'honore pas sa signature, il a perdu tout ou partie de son prêt. |
| Choix de financement | Le choix d'une source de financement est a priori neutre sur la valeur d'un groupe puisque dans un marché en équilibre toutes les sources de financement ont le même coût financier. Dès lors, le choix de financement entre dette et capitaux propres va dépendre d'autres paramètres (conjoncture macroéconomique, position des actionnaires, opportunités de financement...) et des impacts sur les principaux critères financiers (BPA, liquidité, solvabilité...). |
| Choix d'investissement | Les principaux critères de choix d'investissement la valeur actuelle nette (VAN) qui mesure la création de valeur engendrée par l'investissement et le taux de rentabilité interne (TRI) qui donne le taux de rentabilité actuariel de l'investissement. La décision d'investissement doit se baser uniquement sur les flux de trésorerie induits par l'investissement, sans oublier de tenir compte des coûts d'opportunités et de la fiscalité. |
| Clause buy or sell | voir clauses de sortie |
| Clause de changement de contrôle | Certains contrats peuvent contenir des dispositions rendant le contrat caduc en cas de changement de contrôle. Ces clauses sont justifiées par le caractère intuitu personae des contrats. De telles clauses sont en particulier incluses dans des contrats essentiels pour l'entreprise (contrats de distribution,...). |
| Clause de garantie d'actif et de passif | Une convention de garantie d'actif et de passif ou une clause de garantie d'actif net permet à l'acquéreur de s'assurer que l'ensemble des moyens nécessaires à l'exploitation est bel et bien détenu par l'entreprise et qu'il n'existe pas de passifs cachés. Concrètement le cédant fait des déclarations relatives à la société dans lesquelles il s'engage essentiellement sur la substance de la société cédée (réalité des actifs et régularité des méthodes comptables). De plus, il garantit les capitaux propres à une date donnée (celle du dernier bilan connu et annexé à la convention) et s'engage à payer à l'acquéreur tout ce qui viendrait en diminution et dont le phénomène générateur aurait eu lieu avant la date du dernier bilan, et ce pendant une période donnée et avec un plafond déterminé. Cette clause s'accompagne fréquemment de la rétention d'une fraction du prix de vente ou d'une garantie bancaire. |
| Clause de remboursement anticipé | Une clause de remboursement anticipé lors d'un un contrat de prêt donne la possibilité à l'emprunteur (ou le prêteur) d'effectuer (de demander) le remboursement de l'emprunt par anticipation. |
| Clause d'extension | Lors du placement des titres financiers, trois techniques permettent d'ajuster l'offre en fonction du comportement anticipé des investisseurs. Parmi celles-ci, on compte la clause d'extension. L'option d'extension est une flexibilité que peuvent se donner les actionnaires décidant de céder plus de titres qu'initialement prévu si la demande enregistrée lors du placement est forte. |
| Clause hollandaise | voir Clause de sortie |
| Clauses de sauvegarde ou covenants | Les clauses de sauvegarde ont pour objet de limiter les effets de confiscation d'une partie de la valeur des créances par les actionnaires. On distingue principalement, et non exclusivement, quatre types de clauses concernant : la politique d'investissement, la politique de dividendes, le niveau d'endettement net et le remboursement anticipé. Elles sont insérées dans les contrats de prêt et réduisent la marge de manouvre des actionnaires qui ne peuvent procéder à telles ou telles opérations sans avoir reçu préalablement l'accord des créanciers. A défaut, les prêts deviennent immédiatement exigibles. |
| Clauses de sortie | Lors de la formation des joint-ventures, des clauses de sortie sont en général prévues, permettant en cas de conflit, un déblocage de la situation. Parmi les plus communes, citons les clauses put et call (lorsque un actionnaire est susceptible de l'être à long terme [industriel] et l'autre moins [financier]) et les clauses buy or sell ou clause hollandaise ou shot gun (mécanisme proche de l'enchère [ex: L'actionnaire A propose à l'actionnaire B de lui acheter ses actions pour un prix x; soit l'actionnaire B accepte, soit il refuse et il est alors obligé d'acheter les actions de son partenaire au même prix]). |
| Clawback | lors d'une opération de placement de titres, une offre visant plusieurs catégories d'investisseurs (institutionnels, particuliers, salariés, ...) sera divisée en plusieurs tranches qui leur seront réservées. La clause de claw back permet à l'entreprise de ne pas figer la taille de chacune des tranches. Ainsi si la demande des institutionnels est très élevée et celle des particuliers faibles, la clause de claw back permet de réallouer des titres initialement prévus pour les particuliers vers la tranche des investisseurs institutionnels. |
| CLO | |
| Closing | Le closing est la dernière étape d'un processus de vente d'une entreprise. Il correspond à l'éxecution du contrat et à la réalisation effective de la cession/acquisition : echange des ordres de mouvements et du paiement. Il fait généralement suite à une période de diligences finales (levées des conditions suspensives) dont la durée peut durer de 5 semaines à 6 mois, voire plus. |
| CMPC | Voir coût moyen pondéré du capital. |
| Coefficient bêta | Voir Bêta |
| Coefficient d'actualisation | Le coefficient d'actualisation permet de transformer la valeur d'un flux futur en sa valeur d'aujourd'hui. Soit t le taux d'actualisation et n le nombre de périodes, le coefficient d'actualisation vaut 1 / (1 + t n ). Il est toujours inférieur à 1 car les taux d'actualisation sont toujours positifs. |
| Coefficient d'ajustement | Le coefficient d'ajustement permet de comparer les cours d'une action avant et après une opération modifiant techniquement la valeur de l'action. Par exemple, pour une distribution d'actions gratuites, les cours avant opération devront être multipliés par N / ( N + N' ), avec N le nombre d'actions anciennes et N' le nombre d'actions créées pour pouvoir être comparés avec les cours après opération. |
| Coefficient de capitalisation | Le coefficient de capitalisation permet de projeter une valeur d'aujourd'hui en une valeur future. Soit t le taux de placement et n le nombre de périodes, le coefficient de capitalisation vaut (1 + t) n. Il est l'inverse du coefficient d'actualisation. |
| Coefficient de capitalisation des bénéfices | Voir price earning ratio |
| Coefficient de corrélation | Le coefficient de corrélation définit le degré de dépendance entre deux variables. C'est un nombre compris entre - 1 (évolution strictement inverse des variables) et + 1 (évolution strictement parallèle). Il est égal à la covariance mathématique des variables divisée par le produit des écarts-types. |
| COFACE | La Compagnie française d'assurances pour le commerce extérieur, ou COFACE, est une société qui offre trois types de services : l'assurance-crédit de marché à l'exportation, de crédit domestique et de caution ; l'information commerciale et financière d'entreprise ; et la gestion des créances garanties publiques françaises d'appui aux exportations (en France, la Coface gère, pour le compte de l'Etat français, des risques à l'exportation non assurables par le marché privé) |
| Collar | On appelle collar ou tunnel de taux la combinaison de l'achat d'un cap et de la vente d'un floor. Cela permet à un opérateur de fixer une zone de fluctuation des taux d'intérêt en deçà de laquelle il doit payer le différentiel de taux entre le taux du marché et le taux plancher et au delà de laquelle sa contrepartie lui réglera ce différentiel. Cette combinaison se traduit par une réduction du coût de la couverture puisque la prime du cap est payée partiellement ou totalement par la vente du floor. Il existe des collar de taux d'intérêt, de taux de change , portant sur des actions, .... |
| Collateralised bond obligation | |
| Collateralised debt obligation | Titres de dettes émis par une structure ad-hoc, souvent vehicule de titrisation, qui achéte et détient des obligations émises par des entreprises ou des banques (on parle alors de Collateralised bond obligation) ou des prêts bancaires (on parle alors de Collateralised loan obligation). Les CDO permettent de rendre liquides des titres que ne le sont pas spontanément, aux banques de se refinancer auprès d'investisseurs qui souhaitent prendre un risque sur un portefeuille de dettes, risque qui peut être plus ou moins élevé selon la nature des dettes détenues par le véhicule et le rang de priorité plus ou moins élevé des dettes émises par le vehicule. |
| Collateralised loan obligation | |
| Comité de la réglementation comptable | Le comité de la réglementation comptable est l'instance de décision qui adopte les règlements (au vu des avis du conseil national de la comptabilité) et met à jour le Plan comptable général. Il est aussi chargé d'homologuer en France les normes internationales. |
| Commanditaire | Les commanditaires sont les associés d'une société en commandite par actions dont la responsabilité est limitée au montant des apports. Ils se différentient des commandités, seuls habilités à devenir gérants de la société. |
| Commandité | Les commandités sont les associés d'une société en commandite par actions qui répondent solidairement et indéfiniment du passif. C'est parmi eux que sont généralement choisis les gérants. |
| Commandite par actions | La société en commandite par actions permet une dissociation complète de la gestion et de la détention du capital dans l'entreprise. En effet, la SCA est une société dont le capital est divisé en actions, mais qui comprend deux catégories d'associés : plusieurs commanditaires qui ont la qualité d'actionnaires et dont la responsabilité est limitée au montant de leurs apports (la SCA est comparable à une SA de ce point de vue); un ou plusieurs commandité(s) qui répondent solidairement et indéfiniment des dettes sociales. C'est parmi eux que sont choisis généralement le ou les gérants de la société, les actionnaires simplement commanditaires ne pouvant devenir gérants. Ce sont les statuts qui définissent les modalités de désignation des gérants actuels et futurs. Le ou les gérants sont investis des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société. Ils ne peuvent être révoqués que dans les conditions prévues dans les statuts. Il est possible de limiter la responsabilité financière des commandités grâce à l'interposition d'une société familiale (SA ou SARL) qui exerce la fonction de gérante et à l'intérieur de laquelle un fils pourra sans problème succéder à son père. . |
| Commercial paper | Les commercial paper américains sont des titres de créances négociables émis par les entreprises sur le marché monétaire. Les entreprises étrangères qui émettent des commercial papers sont placées sous la réglementation 144 A. Voir billet de trésorerie |
| Commissaires aux comptes | Les commissaires aux comptes sont en charge du contrôle légal des documents comptables d'une société. Ils sont nommés pour six exercices avec pour objectif principal de vérifier la régularité, la sincérité et l'image fidèle des comptes qu'ils attestent dans un rapport soumis aux actionnaires ou associés qui approuvent les comptes en assemblée générale. Les CC sont responsables civilement et pénalement, tant à l'égard de la société que des tiers, des conséquences dommageables des fautes et négligences qu'ils commettent. Leurs obligations ne sont que de moyens et pas de résultat. |
| Commission des opérations de bourse (COB) | La commission des opérations de bourse a maintenant fusionné avec le Conseil des marché financiers pour donner l'Autorité des marchés financiers (AMF). |
| Comparables | La méthode des comparable est une méthode d'évaluation fondée sur la comparaison de l'entreprise avec des actifs ou des entreprises de même nature (activité, zone géographique). C'est une approche analogique, pragmatique dont le fondement mathématique est la règle de trois et le fondement conceptuel est la théorie des marchés à l'équilibre : l'équilibre des marchés permettant de situer la valeur d'une entreprise par rapport aux autres. |
| Competitive bidding | Le competitive bidding est l'une des techniques de placement d'obligations Investment grade. Elle consiste pour une entreprise à lancer un appel d'offres auprès de la communauté bancaire pour une émission obligataire. L'émetteur choisit l'établissement qui dirige l'opération en fonction des conditions qui lui sont présentées (et donc principalement le prix). Ainsi, il prend le risque de confier le mandat de chef de file à une banque trop agressive enterme de prix. Cette situation se traduit alors par une dégradation du cours des obligations sur le marché secondaire après le lancement de l'opération car les titres ont été émis à un prix trop élevé. Cette technique s'apparente à un bought deal. |
| Comptabilisation à l'achèvement | La comptabilisation à l'achèvement est une des deux méthodes de comptabilisation des travaux de longue durée. Elle consiste à comptabiliser le chiffres d'affaires et les bénéfices sur un projet uniquement quand le projet est achevé ou le dernier lot livré. Cependant, la règle de prudence comptable veut que si des pertes sont prévues, celles-ci soient entièrement provisionnées en cours de réalisation des travaux. |
| Comptabilisation à l'avancement | La comptabilisation à l'avancement est une des deux méthodes de comptabilisation des travaux de longue durée. Elle consiste à comptabiliser, à la clôture de chaque exercice, le chiffres d'affaires et les bénéfices ou les pertes sur le projet en cours proportionnellement à l'avancement des travaux constatés. |
| Compte de régularisation | Les comptes de régularisation permettent techniquement de réaliser le principe comptable d'autonomie des exercices, c'est-à-dire de rattacher à chaque exercice les produits et charges non quand ils sont facturés mais quand ils sont consommés. Les principaux comptes sont les charges et produits constatés d'avances, les charges à payer, les produits non à recevoir et les charges à repartir. |
| Compte de résultat | Le compte de résultat recense l'ensemble des flux qui modifient positivement ou négativement le patrimoine de l'entreprise pendant une période donnée : produits qui génèrent de la richesse, et charges qui en détruisent. Le solde de ces flux, ou résultat, est positif lorsque la valeur du patrimoine de l'entreprise a augmenté sur la période considérée ; il est négatif lorsque l'entreprise s'est appauvrie. |
| Compte pivot | Dans le cadre de la gestion de trésorerie centralisée, le compte pivot permet de rassembler à l'échelle d'un pays les différents comptes bancaires d'un groupe international. Par la suite, il est transféré à une banque internationale chargée de la centralisation générale. |
| Comptes consolidés | Voir consolidation |
| Comptes courants d'associés | Les comptes courants d'associés correspondent généralement à des avances de fonds réalisées par les associés. Ils ne peuvent être assimilés à des capitaux propres que s'ils ont vocation à rester dans l'entreprise. Cependant, s'ils traduisent uniquement des mouvements de caisse entre l'entreprise et ses associés, ils devront être considérés comme de simples ressources de trésorerie. |
| Comptes sociaux | Ils correspondent aux comptes d'une société sans intégrer les comptes de ses éventuelles filiales par opposition aux comptes consolidés qui intégrent l'ensemble des comptes des sociétes formant le groupe. |
| Conciliation | La conciliation (auparavant appelé règlement amiable) est l'une des 5 procédures offertes par la cadre législatif français aux entreprises en difficulté. Elle s'adresse aux entreprises qui " éprouvent une difficulté juridique, économique ou financière avérée ou prévisible" ou à celles qui sont en cessation des paiements depuis moins de 45 jours. Aux termes de cette conciliation, l'accord trouvé entre la société et les créanciers peut être constaté par le tribunal, voire homologué s'il est publié. |
| Concours bancaires courants | Concours bancaires courants : ensemble de crédits ou de prêts accordés par une banque à court terme : facilité de caisse, découvert, et autres crédits et prêts à moins d'un an. |
| Concours par signature | Les concours par signature (ou engagement par signature) ne constituent pas à proprement parler des crédits de trésorerie, car le banquier ne fait pas d'avance de fonds sauf si son client est défaillant, ce qui l'oblige alors à honorer son engagement. Il s'agit donc d'engagements hors bilan pour les établissements financiers. |
| Conglomérats | Les conglomérats sont des groupes industriels fortement diversifiés comme General Electric, Bouygues, .... On peut généralement observer que la valeur de marché du conglomérat est inférieure à la somme des valeurs des actifs qui le composent. Les raisons de cette décote sont multiples : valorisation négative d'un risque diversifié non choisi par l'investisseur, synergies faibles entre les différentes activités et surtout la crainte d'une mauvaise allocation des ressources entre divisions non rentables et divisions performantes. |
| Conseil des marchés financiers (CMF) | Le Conseil des marchés financiers a maintenant fusionné avec la commission des opérations de bourse pour donner l'Autorité des marché financiers (AMF) |
| Conseil national de la comptabilité (CNC) | Le conseil national de la comptabilité est un organisme professionnel chargé de débattre des grandes questions comptables. Le CNC émet ses avis au comité de la réglementation comptable. Il est doté d'un comité d'urgence pour répondre aux soucis immédiats des entreprises. |
| Consolidation | La consolidation résulte de l'obligation légale faite à toute entreprise détenant le contrôle d'autres entreprises ou exerçant sur elles une influence notable d'établir des comptes consolidés et un rapport sur la gestion du groupe. L'objet des comptes consolidés est de présenter la situation financière d'un groupe de sociétés comme si celles-ci ne formaient qu'une seule et même entité. Cette consolidation, qui peut être effectuée selon différentes méthodes, par intégration globale, par intégration proportionnelle et par mise en équivalence, obéit toutefois à des règles très strictes. |
| Consommation de matières | La consommation de matières représente ce que l'entreprise a effectivement employé comme matières pour réaliser l'ensemble de sa production. La consommation de matières diffère donc des achats effectués pendant un exercice par le jeu de variation des stocks de matières. |
| Consommer | La consommation est une forme d'allocation du revenu disponible. Elle correspond pour les ménages à l'achats de biens ou de services. |
| Continuité de l'exploitation - principe de, | Ce principe veut que, pour l'établissement des comptes, l'entreprise soit considérée comme devant poursuivre normalement son activité dans un avenir prévisible. On se place donc dans la perspective d'une continuité de l'exploitation et non d'une liquidation, sauf bien entendu pour les éléments du patrimoine qu'il a été décidé de liquider, ou si l'arrêt ou la réduction de l'activité est prévisible, qu'elle résulte d'un choix ou d'une obligation. |
| Contrat à terme | Un contrat à terme, ou future en franglais, est un engagement ferme d'acheter ou de vendre une quantité convenue d'un actif à un prix convenu et à une date future convenue. Les futures sont des produits standardisés et cotés : ils portent sur des actifs référents pour un montant standard et à échéances fixées. |
| Contrat de liquidité | Un contrat de liquidité est signé entre une entreprise cotée en bourse et un prestataire de services d'investissement (une banque ou un agent de change). L'entreprise met à la disposition du PSI des liquidités et des actions de l'entreprise, à charge pour le PSI de se porter acheteur ou vendeur des actions de l'entreprise lorsque le marché des actions de celle-ci est déséquilibre. Le PSI apporte ainsi une liquidité supplémentaire sur le marché des actions de l'entreprise et permet de le fluidifier. |
| Conversion - méthode du cours de clôture | La méthode de référence par conversion des comptes d'une filiale étrangère est celle dite du cours de clôture. Tous les éléments d'actif ou de passif envers les tiers ainsi que ceux du compte de résultat sont convertis au cours de clôture. En outre, un cours moyen doit être utilisé pour les produits et charges du compte de résultat afin de permettre une meilleure lisibilité du compte de résultat. Les écarts de conversion constatés sont portés dans les capitaux propres en distinguant la part des tiers de la part des minoritaires. |
| Conversion - méthode du cours historique | La méthode du cours historique consiste à convertir les éléments monétaires (liquidités, comptes de tiers) au taux de clôture, les éléments non monétaires (immobilisations, stocks, capitaux...) au taux historique et les charges et produits au taux en vigueur au moment de l'opération. La différence entre le résultat obtenu au bilan et celui obtenu au compte de résultat est inscrite dans le compte de résultat à un poste particulier écarts de conversion qui figure dans le résultat financier. |
| Conversion des comptes | La conversion des comptes des sociétés étrangères est un problème compliqué en raison des variations des taux de change et des différences de taux d'inflation d'un pays à l'autre, qui créent des distorsions dans les comptes de sociétés. Pour dresser une image de l'évolution de la situation d'une filiale étrangère, il faut donc à la fois tenir compte de l'incidence sur les comptes consolidés de la conversion de la monnaie de la filiale dans la monnaie de la société mère et tenir compte de la correction qui résulterait de la traduction en monnaie locale des actifs immobilisés de la filiale étrangère. |
| Convertible | voir Obligation convertible |
| Convexité | La convexité est la dérivée seconde du cours d'une obligation par rapport au taux d'intérêt. Elle mesure la variation relative de la sensibilité d'une obligation pour une petite fluctuation des taux d'intérêt. La convexité exprime la rapidité de l'appréciation et la lenteur de la dépréciation du cours de l'obligation si les taux baissent ou montent. |
| Corporate governance | Voir gouvernement d'entreprise |
| Corrélation | On parle de corrélation entre des actifs financiers (actions, indices, obligations,...). Trois cas de figure se présentent: 1) Si deux titres sont parfaitement corrélés, la diversification n'apporte rien : le risque du portefeuille est simplement la moyenne pondérée du risque des 2 titres; 2) si deux titres sont parfaitement inversement corrélés, alors la diversification est totale et le risque du portefeuille nul, mais c'est trés rare; 3) sinon, la corrélation partielle de deux titres permet, si l'on diversifie son portefeuille, soit de réduire le risque pour un niveau de rentabilité donné, soit d'améliorer la rentabilité pour un niveau de risque donné. |
| Cotation | Il y a cotation d'un titre lors de son admission sur un marché financier. Sa valeur est définie par le marché. L'intérêt de la cotation d'une société est double : elle permet d'avoir accès au marché de capitaux (tant pour l'entreprise qui peut y lever des fonds que pour les actionnaires qui y trouvent une liquidité pour leurs actions) et d'extérioriser la valeur de l'entreprise. |
| Cotation - place | Le choix de la place de cotation est l'une des questions importantes lors d'un processus d'introduction en Bourse. La place naturelle de cotation est le pays d'origine sauf cas très particulier. C'est là que l'entreprise est la mieux connue des investisseurs locaux qui sont susceptibles de la valoriser au mieux. Il peut éventuellement être question d'une seconde cotation sur une place étrangère, bien que cela présente le plus souvent de lourdes contraintes. |
| Cotation au pied de coupon | La cotation dite au pied de coupon a pour but de permettre la comparaison des obligations en évitant la distorsion de cours liée au coupon couru. Il y a donc cotation séparée de l'obligation et du coupon couru. |
| Cotation des filiales | La cotation de certaines filiales permet d'avoir des intérêts minoritaires et ainsi d'avoir un effet multiplicateur sur les capitaux propres en offrant aux investisseurs un accès direct aux actifs du groupe qui les intéressent le plus. Cela permet le financement par capitaux propres sans changer fondamentalement l'actionnariat du groupe. Mais, poussé à l'extrême, la logique de cotation des filiales conduit le groupe à être une holding financière soumise pouvant subir une décote. Concrètement, suivant les périodes, les niveaux de valorisation et les stratégies, il est possible de faire coter des filiales et d'introduire des minoritaires, ou au contraire d'effectuer le mouvement inverse en retirant ces filiales de la cote. |
| Coup d'accordéon | La réduction de capital dite en coup d'accordéon intervient à la suite de la constatation comptable d'une insuffisance de capitaux propres. Elle est obligatoire en France lorsque les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié du capital social, mais peut être utilisée notamment pour préparer une recapitalisation de la société. |
| Coupon | Le coupon correspond au montant de rémunération (intérêts) versé à intervalles réguliers aux porteurs d'obligations. Le versement des coupons peut être plus ou moins espacés dans le temps et les intérêts ne sont parfois versés qu'au moment du remboursement de l'emprunt après avoir été capitalisés (emprunts à coupon zéro). |
| Coupon couru | Le coupon couru d'une obligation correspond à la fraction d'intérêt annuel écoulé. Il est coté séparément de l'obligation. |
| Coupon unique | Le coupon unique correspond au coupon zéro, c'est-à-dire que le prêteur ne reçoit qu'un seul flux de trésorerie à échéance qui représente à la fois l'intérêt capitalisé et le remboursement du capital. |
| Coupon zéro | Une obligation dite à coupon zéro est une obligation dont les intérêts sont versés au terme de l'emprunt après avoir été capitalisés. |
| Coupures d'un emprunt | Un emprunt obligataire est divisé en un certain nombre de coupures conférant les mêmes droits de créance pour une même fraction de l'emprunt. La valeur nominale de la coupure sert au calcul des intérêts. |
| Courbe des taux | La courbe des taux permet de visualiser la relation existante entre les valeurs des taux d'intérêt et leurs termes. D'une manière générale, cette courbe est croissante du fait de l'existence d'une prime de risque (taux longs supérieurs aux taux courts). Cependant, cette courbe peut s'inverser notamment quand les opérateurs anticipent une baisse de l'inflation. Elles ne signent leur engagement de bonne fin qu'une fois le livre d'ordres constitué, c'est-à-dire lorsqu'elles savent que les investisseurs sont prêts à acheter les titres. |
| Cours ex-droit | Le cours d'un titre est appelé ex-droit lorsque le droit de souscription à une augmentation de capital, à une attribution d'actions gratuites..., vient d'être détaché. L'acquéreur de ce titre ne bénéficie plus alors du droit de souscription / d'attribution d'actions gratuites,... qui a échu au propriétaire précédent. |
| Coût d'agence - théorie de l'agence | La divergence d'intérêt entre les différents acteurs de la vie de l'entreprise fait naître un certain nombre de coûts appelés coûts d'agence. Ces derniers recouvrent notamment les coûts de surveillance consentis par le mandant pour vérifier l'adéquation entre la gestion du mandataire et ses propres objectifs (mise en place de procédures de contrôle, de systèmes d'audit, rémunération du mandataire...) et les coûts de dédouanement engagés par le mandataire dans le but de rassurer le mandant sur la qualité de sa gestion (édition de rapports annuels...). |
| Coût de faillite | La faillite est un mécanisme de réallocation de ressources et présente un coût réel. On note des coûts directs (indemnités de licenciement, honoraire des avocats,frais de procédures.) et des coûts indirects (commandes annulées, diminution des crédits fournisseurs, impossibilité de trouver de nouveaux financements...). |
| Coût de la dette | Comptablement, le coût de la dette correspond aux charges financières nettes des produits rapportées au niveau d'endettement net. Financièrement, le coût de la dette représente le taux de rentabilité exigé par les créanciers d'une entreprise pour refinancer son passif. |
| Coût de l'autofinancement | Le coût apparent de l'autofinancement est nul puisqu'il ne se traduit pas par des flux financiers. Mais ceci n'est qu'une apparence .Il a, en effet, un coût bien réel qui correspond à la rentabilité exigée par les actionnaires. |
| Coût des capitaux propres | Le coût des capitaux propres correspond à la rentabilité exigée actuellement par les actionnaires, telle que mesurée par le MEDAF. |
| Coût du capital | Voir coût moyen pondéré du capital |
| Coût moyen pondéré (stock) | La méthode de comptabilisation des stocks au coût moyen pondéré consiste à valoriser les sorties du stock en utilisant le rapport du total des coûts d'acquisition sur les quantités acquises. |
| Coût moyen pondéré du capital | Le coût moyen pondéré du capital est le taux de rentabilité minimal exigé par les pourvoyeurs de fonds de l'entreprise (actionnaires et créanciers) pour financer ses projets d'investissement. Il représente le coût de financement global de l'entreprise. Selon la théorie des marchés en équilibre, et en l'absence de toute distorsion fiscale, ce coût est indépendant de la structure financière de l'entreprise ; il n'existe donc pas de structure financière optimale. |
| Coûts fixes | Les coûts fixes correspondent à l'ensemble des coûts, indépendants du niveau d'activité, dont l'entreprise doit s'acquitter pour son bon fonctionnement (loyer, coûts administratifs,.). Plus la part des coûts fixes est importante dans le total des coûts, plus le point mort est élevé et plus les flux de trésorerie de trésorerie seront volatils. Les entreprises à forts coûts fixes (cimenterie par exemple) ont des forts Beta et celles à faibles coûts fixes (grande distribution) ont de faibles Beta. |
| Coûts variables | Les coûts variables correspondent à l'ensemble des coûts qui varient selon le niveau d'activité de l'entreprise (matières premières,.) |
| Couverture | La couverture est une pratique qui consiste à se protéger contre un risque non désiré. C'est un comportement général employé aussi bien par les industriels, qui cherchent à se prémunir contre les fluctuations des marchés de capitaux, que par les investisseurs sur les marchés financiers. |
| Covariance | On parle de covariance de la rentabilité d'un titre avec celle du marché. Elle mesure le degré de synchronisation plus ou moins fort des fluctuations du titre avec le marché. La covariance entre dans le calcul du Beta (cf. Beta) |
| Covenants | Voir clauses de sauvegarde |
| Covered warrants | Les covered warrants, ou warrants couverts, sont des bons d'acquisition émis par des établissements financiers sur des titres financiers existants ou un panier de titres existants. Destinés aux investisseurs, ils ne permettent donc pas le financement de l'entreprise. Les warrants sont couverts car dès l'émission l'établissement achète les titres correspondants sur le marché. |
| CRC | Voir comité de la réglementation comptable |
| Créances d'exploitation | Les créances d'exploitation apparaissent du fait d'un décalage temporel entre la constatation comptable du chiffre d'affaires et le mouvement de trésorerie correspondant. La créance est généralement enregistrée à la date de facturation ou de livraison. |
| Créances subordonnées | Voir dettes subordonnées |
| Créancier chirographaire | Le créancier chirographaire est le créancier qui ne possède pas de garantie. |
| Créanciers / actionnaires | Voir asymétrie |
| Creative accounting | Le creative accouting correspond à la latitude comptable laissée aux entreprises pour dégager un résultat plus flatteur. |
| Credentials | Les credentials correspondent à la constitution de références d'opérations que la banque a réalisées récemment et qu'elle peut présenter aux clients qu'elle prospecte. |
| Crédit acheteur | Le crédit acheteur ou crédit export est destiné à financer un contrat d'exportation de biens d'équipement et/ou services signé entre un exportateur et un acheteur, lui-même importateur de biens et/ou services. En pratique, les banques s'engagent à mettre à la disposition de l'emprunteur les fonds nécessaires pour régler le fournisseur dans les termes du contrat commercial. |
| Crédit administré | Un crédit administré est un crédit dont l'octroi est soumis à des conditions particulières (investir pour exporter, investir pour construire des logements, investir pour économiser de l'énergie,...) accordé souvent avec taux inférieur à celui du marché dans le cadre d'une enveloppe totale définie par les pouvoirs publics qui veulent encourager tel ou tel secteur d'activité. Dans les pays développés, ce type de crédit est devenu rare. |
| Crédit bail | Le crédit-bail est un contrat de location d'une durée déterminée, passé entre une entreprise (industrielle ou commerciale) et une banque ou un établissement spécialisé, et assorti d'une promesse de vente à l'échéance du contrat. L'utilisateur n'est donc pas juridiquement propriétaire du bien mis à sa disposition pendant la durée du contrat. Dans une vision économique de l'entreprise (qui est celle des comptes consolidés), les biens loués en crédit-bail sont assimilés à des immobilisations. La contrepartie bilantielle est une dette financière qui équivaut à la valeur actuelle des engagements de loyers et du prix de levée de l'option d'achat dont dispose l'entreprise. |
| Crédit clients | Le crédit clients est l'une des deux composantes du crédit inter-entreprises. Il correspond au délai de paiement accordé par l'entreprise à ses clients. Selon la Banque de France, le crédit clients est en moyenne d'environ 55 jours. |
| Credit corporate | Un credit corporate est un crédit fait par une banque à une entreprise qui se rembourse par le cash flow de l entreprise, sans prise de garantie particulière, et non pas par la vente d un actif, ou la remontée d'un dividende d'une holding ad hoc d'acquisition. L'entreprise a la faculté d'utiliser le crédit comme elle l'entend (construction d'usine, gestion de bfr, acquisition de concurrents, etc.) |
| Crédit de campagne | Le crédit de campagne sert à financer les stocks nés du caractère saisonnier de l'activité de certaines entreprises. Ainsi, les producteurs de sucre de peuvent déposer une partie de leur production dans des entrepôts agréés par l'État, les magasins généraux. En contrepartie, ils reçoivent un récépissé-warrant qui confère à son titulaire la propriété de la marchandise. L'industriel peut alors le céder, ce qui lui permet d'améliorer sa trésorerie. À l'échéance, le warrant est soit remboursé (l'industriel retrouvant alors la libre disposition de son stock de sucre), soit non remboursé et le porteur du warrant peut alors faire procéder à la vente des stocks de sucre. |
| Crédit d'exploitation | Ces crédits d'exploitation sont des crédits à court terme qui permettent d'anticiper une recette à laquelle ils sont adossés. Ils sont la contrepartie du crédit inter-entreprises très utilisé en France. Les principales formes du crédit d'exploitation sont l'escompte et l'affacturage. |
| Crédit documentaire | Le crédit documentaire permet d'assurer la bonne fin et le règlement d'un contrat commercial entre un exportateur et un importateur de nationalités différentes. Les banques des deux partenaires commerciaux cautionnent leur client respectif, ce qui limite le risque de livraison non payée, ou de marchandise payée mais non livrée. Après la signature du contrat commercial entre un acheteur importateur et un vendeur exportateur, c'est à l'acheteur qu'il revient d'initier la signature du crédit documentaire en prenant contact avec sa banque qui répercute à une banque correspondante l'ouverture d'un crédit documentaire payable sur ses caisses. Le vendeur pourra retirer les fonds lorsque la banque aura réceptionné et reconnu en ordre les documents exigés. |
| Crédit export | Le crédit export, ou crédit acheteur, est destiné à financer un contrat d'exportation de biens d'équipement et/ou services signé entre un exportateur et un acheteur, lui-même importateur de biens et/ ou services. Les banques s'engagent à mettre à la disposition de l'emprunteur les fonds nécessaires pour régler le fournisseur et l'emprunteur donne un mandat irrévocable aux banques de verser les fonds au fournisseur et à lui seul. Le crédit export présentent de nombreux avantages pour le fournisseur (sécurité de paiement, aucune charge financière,...). |
| Crédit fournisseur | Avec le crédit client, le crédit fournisseurs constitue le crédit inter-entreprises. Il correspond au délai de paiement accordé à l'entreprise par ses fournisseurs. En France, il s'élève en moyenne à environ 64 jours. |
| Crédit objectif | Le crédit objectif est un crédit adossé à une opération précise souvent de nature commerciale. Il s'inscrit parfaitement dans une logique de budget de trésorerie ou de plan d'investissement. Il peut avoir pour but soit d'accélérer une recette (crédit d'exploitation), soit de financer ou de différer une dépense (crédit-relais, crédit acheteur...). |
| Crédit relais | Le crédit-relais est un crédit mis en place dans l'attente d'une recette future qui assurera son remboursement : augmentation de capital, emprunt obligataire, cession d'une filiale... Nécessairement à court terme, onéreux, souvent utilisé pour des montants importants, il connaît un développement parallèle à celui des opérations financières et notamment les opérations de fusion-acquisitions. Il peut prendre la forme d'un découvert ou d'un crédit spot dont le remboursement sera assuré par la cession d'un actif ou l'émission de titres financiers. |
| Crédit revolving | Les crédits revolving sont des lignes de crédit à court terme renouvelées en permanence. Ils sont utilisés dans le financement du besoin en fonds de roulement. |
| Crédit spot | Le crédit spot est un crédit à court terme facilement utilisable par tirages successifs. L'entreprise émet un billet financier ou procède à un tirage auprès de sa banque qui lui avance les fonds correspondants sur la durée prévue entre les 2 parties. Le taux du crédit est égal au taux de refinancement de la banque auquel s'ajoute une marge négociée au coup par coup, généralement comprise, en fonction de la qualité de la signature de l'emprunteur, entre 0,10% et 1,50% l'an. |
| Crédit syndiqué | Un crédit syndiqué est un crédit accorde a une entreprise par plusieurs banques. Le placement d'un crédit syndiqué se rapproche de celui d'une obligation. L'entreprise choisit tout d'abord une banque qui va jouer le rôle d'arrangeur de l'opération. Cette banque pourra éventuellement réaliser une prise ferme de l'intégralité du crédit qu'elle syndiquera par la suite. L'arrangeur sera rémunéré spécifiquement pour son rôle de conseil et de placement. Les principaux termes du crédit seront négociés entre la banque arrangeuse et l'entreprise pour aboutir à un term sheet. Concomitamment, la banque et l'entreprise choisiront une stratégie de syndication, c'est-à-dire le choix des banques (ou des institutions financières) qui composeront le syndicat bancaire. Sur la base de réunions avec l'entreprise et d'un mémorandum d'information, les banques contactées se déterminent sur leur participation ou non au crédit syndiqué. Une fois le syndicat formé, la documentation juridique est finalisée. L'opération de placement peut durer environ deux mois depuis le choix de l'établissement arrangeur jusqu'à la mise à disposition des fonds. |
| Crédit traditionnel | Voir crédit objectif |
| Crédit vendeur | Avec un crédit vendeur, le vendeur de la cible n'est pas payé de la totalité du prix immédiatement. Ainsi, par exemple, lors des opérations de LBO, il est possible de compléter les moyens de financements classiques (dette senior, dette subordonnée.) par un crédit vendeur. |
| Croissance externe | Elle correspond pour un groupe à l'acquisition de sociétés concurrentes ou complémentaires qui augmentent ainsi son volume d'activité. |
| Croissance interne - taux | A structure financière et rentabilité économique constante, le taux de croissance interne de l'entreprise correspond au taux de croissance des capitaux propres. |
| Croissance organique | la croissance organique (ou croissance interne) est la croissance de l'activité d' un groupe (mesurée en général par l'évolution de son chiffre d'affaires) qui est due à la conquête de nouveaux clients et non à des acquisitions ayant entrainé une variation du périmétre de l'entreprise. C'est un synonyme de croissance interne et c'est une traduction mot à mot de l'anglais organic growth. |
| Current ratio | Le current ratio, ou ratio de liquidité générale, permet de vérifier que les actifs à moins d'un an sont plus importants que les dettes à moins d'un an et permettent donc de les rembourser. Il est en effet égal au ratio de l'actif circulant (à moins d'un an) sur le passif exigible à court terme. |
| CVG | Voir certificat de valeur garantie |
| Cycle des ressources financières | Le cycle des ressources financières est le négatif au sens photographique des cycles d'investissement et d'exploitation. Son objectif est de combler les décalages de trésorerie induits par les dépenses d'exploitation et d'investissement. Les deux grands types de ressources financières sont les capitaux propres et les capitaux d'emprunt. |
| Cycle d'exploitation | Le cycle d'exploitation correspond à l'activité de l'entreprise : consommation, transformation, vente. Ce cycle se traduit, d'une part, en termes de création de richesse (excédent brut d'exploitation) et d'autre part en terme de trésorerie (excèdent de trésorerie d'exploitation). |
| Lexique - D | |
| DAC | Voir Differed Acquisition Costs |
| Dailly - procédure | L'escompte de procédure Dailly est une procédure destinée à faciliter l'octroi de crédits à court terme aux entreprises. Le créancier remet à la banque un bordereau qui récapitule des créances commerciales qui ne sont pas matérialisées par des effets de commerce (facture, reconnaissance de dette...). Sa remise permet la cession ou le nantissement des créances au profit de l'établissement qui consent le crédit, sous forme d'avance ou de découvert autorisé à hauteur du montant des créances cédées. |
| Dans la monnaie | On dit qu'une option d'achat(respectivement de vente) est dans la monnaie lorsque le cours de l'actif sous-jacent est supérieur (respectivement inférieur) au prix d'exercice. (valeur intrinsèque positive). |
| Dataroom | Dans le cadre du processus de cession d'une entreprise, l'ensemble des informations confidentielles d'ordre économique ou juridique est mis à disposition des acquéreurs potentiels dans un lieu appelé data room. L'accès à cette salle est très réglementé, aucune photocopie ne peut être faite sauf exception... |
| Date de jouissance d'un titre financier | La date de jouissance d'un titre à revenu fixe est la date à partir de laquelle les intérêts commencent à courir. Elle peut ne pas coïncider avec le jour de versement des fonds prêtés. La date de jouissance d'une action est la date à partir de laquelle les dividendes commencent à courir. |
| Date de valeur | Appliqué à un compte rémunéré, la date de valeur est la date à partir de laquelle une somme créditée au compte porte intérêt lors d'un encaissement. (et inversement pour une somme débitée) Pour un compte à vue, c'est la date à partir de laquelle une somme créditée en compte est disponible. |
| Date d'exercice | Les options dites européennes ne peuvent être exercées qu'à une date bien précise appelée date d'exercice. |
| DCF | Voir flux de trésorerie disponible |
| Debt push down | Le debt push down est un ensemble de techniques d'ingéniérie fiscale destinées à tranférer tout ou partie de la dette d'acquisition contractée par une société holding pour acheter une société à cette société. Ces techniques sont en particulier mises en oeuvre quand la société holding ne bénéficie pas de l'intégration fiscale, c'est à dire quand en France elle détient moins de 95% du capital de la société achetée. La société achetée pourra ainsi verser un dividende exceptionnel à la société holding ou procéder à un remboursement des primes financés par un endettement nouveau. Grâce aux fonds recus la société holding aura pu se désendetter et éeconomiquement transférer de la dette à la société rachetée. Ces techniques présentent l'avantage de rassurer les prêteurs en logeant l'endettement au même niveau que les cash-flows qui vont le rembourser et donc de souvent obtenir de meilleures conditions de leur part. |
| Déclaration d'intention | Toute personne physique ou morale qui vient à posséder directement ou indirectement, seule ou de concert, plus de 10% ou de 20% du capital ou des droits de vote d'une société cotée en France doit faire une déclaration d'intention (investissement long terme, prise de contrôle...).. |
| Déconsolidation | Technique qui permet de sortir d'un bilan un actif ou un passif afin de donner l'apparence d'un endettement moindre ou d'optimiser les ratios de rentabilité. Les normes IAS/IFRS rendent plus difficiles ce type de montages en s'attachant à une analyse économique de la situation et non a une seule lecture juridique et formelle. |
| Décorrélation | Ensemble de techniques de gestion qui permettent d'obtenir sur un portefeuille d'actifs une rentabilité qui est décorrélée de celle du marché financier (représentée par un indice boursier). Les hedge funds promettent à leurs investisseurs des performances décorrélées, cherchant plus la performance absolue que de battre un indice de marché donné. La décorrélation permet aux investisseurs de réduire leurs risques sur un portefeuille tout en maintenant la rentabilité. Elle est donc particulièrement recherchée par les investisseurs qui investissent sur le long terme et qui ont des obligations de résultats, comme par exemple les caisses de retraites et les fonds de pensions. |
| Décote | Il y a décote sur un titre financier lorsque les marchés ne sont pas totalement efficients, c'est à dire lorsque la valeur de marché de ce titre est inférieure à sa valeur actuelle. |
| Décote de conglomérat | La décote de conglomérat tient à plusieurs facteurs. Les investisseurs craignent une mauvaise allocation des ressources, dans la mesure où le groupe pénalise les secteurs les plus porteurs pour investir dans les divisions en difficulté dont la rentabilité est médiocre voire inférieure au coût moyen pondéré du capital de la division. En outre, les investisseurs ont une préférence pour la pureté des titres cotés et préfèrent réaliser eux-mêmes leur diversification sectorielle. Enfin, on retrouve le problème des frais de siège qui absorbent une partie de la valeur du conglomérat. |
| Décote de holding | La capitalisation boursière d'une société holding est en général inférieure à la somme des participations revalorisées qu'elle détient. Plusieurs raisons peuvent expliquer la décote : l'absence de choix par l'investisseur du portefeuille d'actifs, les décotes de liquidité sur les participations et sur les titres de la holding, les frottements fiscaux et les frais de gestion. |
| Décote de liquidité | Dans une société non cotée, il existe une décote de liquidité pour celui qui veut vendre sa participation de façon isolée. En effet, un minoritaire, conscient de la valeur de la participation qu'il détient, ne pourra l'extérioriser que si le majoritaire décide également de vendre. On retrouve le même phénomène dans une société cotée au flottant réduit et dont le capital est verrouillé par un ou plusieurs investisseurs : la sortie ne pourra se faire qu'au cours de bourse, qui dépend de la politique de communication du principal actionnaire. |
| Décote de placement | Lors du placement de titres financiers sur le marché d'actions déjà cotées, il est fréquent d'observer une décote pouvant aller de 0% à 5%. De la même façon, on observe souvent une décote de 10 à 15% à l'occasion d'une introduction en bourse. La théorie explique cette décote par l'asymétrie d'information existant entre le vendeur et les investisseurs. La décote est d'autant plus importante que l'asymétrie d'information entre un émetteur et des investisseurs est forte et que la liquidité du titre est faible. |
| Décote d'introduction en bourse | L'introduction en bourse d'une société se traduit généralement par une hausse du cours de l'action par rapport à son prix d'introduction dans les jours qui suivent celle-ci si l'on en croit les études statistiques. Cette décote s'explique par l'asymétrie d'information existant entre le vendeur et les investisseurs ou intermédiaires : les uns ont des informations sur les perspectives de l'entreprise tandis que les autres ont une bonne idée de la demande du marché. La vente étant un signal négatif, le vendeur est obligé de consentir un sacrifice sur le prix (par rapport à la valeur) pour s'assurer de la bonne fin du placement et de la satisfaction des investisseurs. |
| Décote liée à l'absence de droit de vote | L'absence de droits politiques peut être à l'origine d'une sous valorisation du titre. C'est en particulier le cas pour les tracking stocks ou les actions à dividende prioritaire (ADP), rien ne permet en effet à son détenteur d'exercer une influence sur la gestion de la filiale. En outre, ce type de titre présente souvent une assez faible liquidité. |
| Découvert bancaire | Destiné à pallier des décalages de trésorerie à court terme, le découvert en compte courant est l'outil d'ajustement essentiel des trésoriers d'entreprise. Cependant, son coût pénalise une utilisation excessive. Pour les petites entreprises, il n'est accordé que contre des garanties (caution du dirigeant) et relève alors plus du crédit objectif. |
| Déductible | Qualifie une charge qui peut d'un point de vue fiscal venir en déduction des produits ou revenus pour former le résultat fiscal sur lequel l'entreprise ou le particulier seront imposés. |
| Défaut de paiement | c'est la première manifestation concrète des difficultés financières d'une entreprise. Il s'agit du non respect d'un contrat liant un débiteur à un créancier. Le débiteur ne règle pas une échéance de dette (financière ou d'exploitation) ou d'intérêts. Ce défaut peut être volontaire ou non. |
| Defeasance | Le concept de defeasance, ou défaisance, est un élargissement de celui de titrisation : l'emprunteur cède simultanément de la dette et un portefeuille d'actifs à une société ad hoc indépendante de l'emprunteur. Les actifs sans risque transférés à cette entité peuvent être des obligations d'État ou des bons du Trésor, voire un portefeuille de créances, d'actifs immobiliers ou de participations. La cession des actifs et des dettes est irrévocable. Comptablement, l'opération se traduit par une sortie du bilan des titres et des dettes à une valeur inférieure à leur valeur comptable. La différence entre ces deux valeurs apparaît au compte de résultat. L'entreprise supporte donc en une seule fois le coût de l'opération. Cette technique permet de faire table rase du passé : rendre actuel le coût de la dette, faire apparaître dans le bilan un endettement global correspondant au niveau d'endettement réel de l'entreprise. |
| Délai de recouvrement | Voir délai de récupération |
| Délai de récupération | Le délai de récupération, ou pay-back ratio, mesure le temps nécessaire à la récupération du montant initial d'un investissement en le comparant aux flux cumulés de trésorerie. C'est un indicateur approximatif du risque car il ne tient pas compte de l'actualisation, adapté aux investissements de productivité qui ne modifient ni l'activité ni la stratégie de l'entreprise. |
| Delta d'une option | Le delta mesure la sensibilité de la valeur d'une option aux fluctuations de la valeur du sous-jacent. Mathématiquement, c'est la dérivée de la valeur théorique d'une option par rapport au cours du sous-jacent. Sa valeur est toujours comprise entre 0 et 1 pour une option d'achat (entre -1 et 0 pour une option de vente). |
| Demerger | voir scission |
| Déport | On parle de déport lorsque le change à terme est inférieur au change comptant. Le déport provient d'un différentiel négatif de taux entre la monnaie de référence et la monnaie étrangère. Supérieur, il signifie que l'entreprise crée de la valeur ; inférieur, il signifie qu'elle en détruit. |
| Dépôt à terme | Le dépôt à terme est une somme bloquée sur un compte bancaire, productive d'intérêts, régie par une lettre approuvée par le titulaire du compte. La rémunération des dépôts à terme est librement fixée entre la banque et son client dès lors que leur échéance effective est au moins égale à un mois. Elle peut être fixe ou indexée sur le marché monétaire. Si le contrat est interrompu avant un mois, aucun intérêt n'est versé à l'entreprise. |
| Dépôt de bilan | Déclaration de la cessation de paiements faite par les dirigeants de l'entreprise au tribunal de commerce. |
| Dépôt de garantie | Dans le cadre de fonctionnement des marchés dérivés, plusieurs mécanismes ont été mis en place afin que les engagements pris par les différents intervenants soient tenus (risque de contrepartie). Le dépôt de garantie s'inscrit dans cette logique. Le dépôt de garantie couvre en principe le paiement de deux journées de perte maximale. Il est rémunéré sur la base d'un taux du marché monétaire. Il est inscrit dans les livres de la chambre de compensation le jour de la conclusion du contrat. |
| Dépréciation des écarts d'acquisition | Suivant les différents référentiels comptables, l'écart positif d'acquisition (le goodwill ou survaleur) est amorti ou non. En normes IFRS (c'est à dire en particulier pour les sociétés cotées), le goodwill n'est pas amorti linéairement mais doit éventuellement être déprecié suivant les conclusions d'un test d'impairment réalisé chaque année. |
| Dérivés de crédit | Les dérivés de crédit sont des produits financiers qui permettent aux banques de gérer de façon dynamique le risque de contrepartie de leurs portefeuille de prêts. Les dérivés de crédits offrent ainsi aux banques la possibilité de répondre à l'ensemble des opportunités commerciales, c'est-à-dire de pouvoir accorder des crédits, sans être contraintes par leur propre solidité financière, puisqu'elles peuvent grâce aux dérivés de crédits céder le risque de contrepartie. Ce marché est en plein développement. |
| Dérogation au lancement d'une offre publique | L'AMF peut accorder une dérogation au lancement d'une offre publique obligatoire dans les principaux cas suivants : Restructuration d'un groupe : la société-cible est déjà contrôlée majoritairement par le ou les actionnaires, qui ont franchi le seuil ou résulte d'un reclassement au sein d'un groupe. La distribution d'actifs ou transmission de patrimoine à titre gratuit (héritage, donation) rentre également dans ce cadre. La société est contrôlée majoritairement par un autre actionnaire que celui qui a franchi le seuil. Le franchissement de seuil résulte d'une opération de fusion ou d'apport votée en assemblée générale extraordinaire. Les franchissements de seuils sont liés à un à une réduction du nombre total d'actions ou de droits de vote. Le franchissement de seuil est alors « passif ». Si le seuil du tiers est dépassé de moins de 3 % pour une durée inférieure à 6 mois. Dans le cadre de l'augmentation de capital d'une société en difficulté financière avérée. |
| Désintermédiation | La désintermédiation traduit le passage d'une économie d'endettement à une économie de marchés financiers. Dans ce cas, une part importante des financements obtenus et des placements réalisés par les entreprises se fait directement sur les marchés financiers, sans passer par l'écran d'un intermédiaire financier dont le rôle se réduit d'un emprunteur/prêteur à celui d'un placeur des titres sur le marché financier. |
| Détourage | Opérations visant à séparer d'une entreprise qui va être cédée des actifs ou des activités qui ne font pas partie du périmètre de la cession et à leur donner, le cas échéant, une autonomie juridique et opérationnelles qu'ils n'avaient pas jusqu'à présent. |
| Détresse financière | Etat qui caractérise une entreprise qui ne peut plus faire face, avec les flux de trésorerie générés par son exploitation, à ses engagements, aux paiements des intérêts et aux remboursements du capital de sa dette. La détresse financière débouche, soit sur une restructuration dans laquelle les prêteurs abandonnent une partie de leurs dettes et les actionnaires souscrivent à une augmentation de capital, à la vente de l'entreprise ou à sa liquidation si l'on estime qu'elle n'est plus viable. |
| Dette | La dette d'une entreprise représente l'argent mis à sa disposition par ses créanciers. On distingue les dettes d'exploitation, qui sont généralement à court terme et ne portent pas intérêt, et les dettes financières. Celles-ci ont toujours une échéance de remboursement, même lointaine, à la différence des capitaux propres. Leur rémunération étant de plus déterminée contractuellement et indépendante des résultats de l'entreprise, les créanciers ne courent pas le risque de l'aventure industrielle. Lorsque l'entreprise est liquidée, ils seront d'ailleurs remboursés prioritairement aux actionnaires ; en contrepartie, ils ne participent pas à la gestion de l'entreprise, et ne profitent pas de la croissance de l'entreprise lorsque celle-ci va très bien." Enfin l'endettement net, ou dette financière nette, d'une entreprise est le solde de ses dettes financières d'une part, du disponible et des placements financiers d'autre part. Elle représente la situation nette de l'entreprise vis-à-vis des tiers et hors cycle d'exploitation. C'est ce solde qui est utilisé dans le calcul de l'effet de levier." |
| Dette / capitaux propres | Voir levier |
| Dette d'exploitation | Les dettes d'exploitation, comme leur nom l'indique, sont les dettes qui ne sont liées qu'au cycle d'exploitation. Elles entrent dans le calcul du BFR. Parmi celles-ci, les dettes fournisseurs, les dettes fiscales et sociales, les avances sur commandes reçues de clients, les produits constatés d'avance et les autres dettes d'exploitation sont considérés comme des dettes d'exploitation. |
| Dette financière nette | l'endettement net, ou dette financière nette, d'une entreprise est le solde de ses dettes financières d'une part, du disponible et des placements financiers d'autre part. Elle représente la situation nette de l'entreprise vis-à-vis des tiers et hors cycle d'exploitation. C'est ce solde qui est utilisé dans le calcul de l'effet de levier. |
| Dette junior | Lors des opérations de LBO, l'important levier financier recherché nécessite de mettre différents niveaux de financement avec des risques croissants. Après la dette classique (dette senior), la dette junior (ou subordonnée) est le second niveau de dette. Elle peut prendre la forme d'un financement mezzanine ou d'un emprunt obligataire à haut rendement dont le remboursement intervient après celui de la dette senior. |
| Dette mezzanine | Dans un montage de rachat d'une entreprise par endettement, on appelle la dette mezzanine la dette très subordonnée qui s'interpose entre la dette senior (qui peut elle-même avoir plusieurs niveaux de subordination) et les capitaux propres. L'investisseur en dette mezzanine ne sera donc remboursé qu'après le remboursement complet de toutes les tranches de la dette senior. Compte tenu du niveau de risque encouru, il exigera une rémunération élevée généralement assortie de bons de souscription d'actions qui pourront améliorer la rentabilité de son crédit. |
| Dette senior | La dette senior est une dette bénéficiant de garanties spécifiques et dont le remboursement se fait prioritairement par rapport aux autres dettes, dites dettes subordonnées. Il s'agit donc d'une dette privilégiée. |
| Dette subordonnée | Une dette est dite subordonnée lorsque son remboursement dépend du remboursement initial des autres créanciers (créanciers privilégiés, créanciers chirographaires). Bien sûr, en contrepartie du risque supplémentaire accepté, les créanciers subordonnés exigent un taux d'intérêt plus élevé que les autres créanciers. |
| DFN | Voir dettes financières nettes |
| Diagnostic financier | voir analyse financière |
| Différé de remboursement | Le différé de remboursement correspond à la période, généralement au début de l'emprunt, pendant laquelle l'emprunteur n'a pas à rembourser de capital. |
| Differed Acquisition Costs | Amortissement des coûts d'acquisition d'un client (essentiellement les commissions versées aux agents ou aux distributeurs externes ayant apporté le contrat) sur la durée de vie du contrat d'assurance. |
| Différence de change | Les différences de change existent lorsque une partie de l'activité d'une société a une dimension internationale. Il s'agit des pertes ou gains de valeurs enregistrés sur des actifs ou des passifs libellés en devises. Comptablement, les différences de change sont comptabilisées dans le résultat financier. |
| Différence de première consolidation | Voir écart de première consolidation |
| Dilution | Le terme de dilution a deux acceptions bien distinctes. On parle tout d'abord de dilution lorsqu'une modification de la structure financière de l'entreprise (recours à l'endettement, réduction de capital...) ou qu'une opération de fusion ou d'acquisition provoque une baisse du bénéfice par action. On dit alors qu'elle a sur le BPA un effet dilutif (et relutif lorsque celui-ci augmente). La dilution peut également caractériser la réduction du pourcentage d'un actionnaire dans le capital d'une société suite à une augmentation de capital, une fusion,.... L'existence éventuelle du droit de souscription pour les augmentations de capital oblige alors à distinguer trois types de dilution dont la dilution réelle (la plus importante), la dilution technique et la dilution apparente. |
| Dilution apparente | Toute augmentation de capital avec droit de souscription se traduit par une dilution apparente (parfois aussi appelée dilution globale) qui s'exprime par le ratio : Nombre d'actions nouvelles / ( Nombre total d'actions après l'opération ) Cette dilution n'est qu'apparente, car les droits de souscription permettent à un actionnaire ancien de suivre en partie, et sans débours de fonds, l'augmentation de capital. |
| Dilution réelle | On appelle dilution réelle liée la dilution d'un actionnaire dont la trésorerie n'est pas modifiée par une augmentation de capital avec droit préférentiel de souscription : il vend alors une partie de ses droits de souscription pour acquérir de nouvelles actions. La dilution réelle est donc égale au produit de l'augmentation de capital divisée par la valeur des capitaux propres après l'opération. |
| Dilution technique | La dilution technique est égale à la dilution apparente diminuée de la dilution réelle. Elle est due à la distribution d'actions gratuites " qui accompagne automatiquement toute augmentation de capital avec droits de souscription. La dilution technique représente la dilution supplémentaire engendrée par la vente des droits de souscription par l'actionnaire qui aura ainsi saisi l'occasion de l'augmentation de capital pour réduire son investissement dans l'entreprise. " |
| Disponibilités / trésorerie | Les disponibilités d'une entreprise correspondent à ses actifs les plus liquides. Font partie du disponible le compte de caisse et les soldes disponibles sur comptes bancaires. |
| Distribution d'actions gratuites | La distribution d'actions gratuites est une opération qui n'a pas d'incidence sur la valeur des capitaux propres de l'entreprise. Elle résulte d'une augmentation du capital social par incorporation des réserves. La valeur de l'action se trouve techniquement ajusté par un coefficient égal au rapport entre le nombre d'actions anciennes sur le nombre d'actions après l'opération. Au total, à l'issue d'une distribution d'actions gratuites, la société a plus d'actions qui valent unitairement moins cher. Elle permet, en réduisant la valeur unitaire de l'action, de faciliter son achat ou sa vente et s'accompagne souvent d'une meilleure liquidité. |
| Distribution de dividendes | La distribution de dividendes a pour objectif premier de rendre aux actionnnaires des fonds qui ne trouvent plus à s'investir dans l'entreprise à un taux de rentabilité qui correspondent au moins au coût du capital, évitant ainsi de détruire de la valeur. Des objectifs secondaires peuvent cependant être poursuivis: montrer la bonne santé de l'entreprise, satisfaire les actionnaires, réduire la marge de manoeuvre des dirigeants... |
| Distribution de dividendes - ratio ou taux | Le taux de distribution du dividende représente le pourcentage du bénéfice de l'exercice distribué aux actionnaires sous forme de dividendes. Il est en moyenne de l'ordre de 40 % en Europe. |
| Diversification - portefeuille | La diversification d'un portefeuille de titres ou d'actifs permet, soit de réduire le risque pour un niveau de rentabilité donné, soit d'améliorer la rentabilité pour un niveau de risque donné. La diversification maximale d'un portefeuille est obtenue pour le portefeuille de marché, qui regroupe tous les titres à leur prix d'équilibre. Pour un groupe la diversification permet de réduire le risque de volatilité des résultats, mais très souvent elle est difficile à gérer compte tenu des différences de cultures, de facteurs clés de succès qu'elle implique de maîtriser sur des marchés différents. |
| Dividende brut | Le dividende global ou brut est égal à la somme du dividende mis en distribution par l'entreprise et de l'avoir fiscal, crédit d'impôt dont bénéficie l'actionnaire. Cette appelation était utilisée quand il existait un avoir fiscal qui conduisait à distinguer un dividende net et un dividende brut ou global. |
| Dividende complémentaire | Voir premier dividende |
| Dividende exceptionnel | Comme son nom l'indique, c'est un dividende dont le montant est exceptionnellement élevé par rapport au dividende habituellement versé et qui n'est donc pas récurrent. Il peut s'ajouter ou se substituer au dividende annuel. |
| dividende global | Le dividende global ou brut est égal à la somme du dividende mis en distribution par l'entreprise et de l'avoir fiscal, crédit d'impôt dont bénéficie l'actionnaire. Cette appelation était utilisée quand il existait un avoir fiscal qui conduisait à distinguer un dividende net et un dividende brut ou global. |
| Dividende majoré | Le dividende majoré est réservé en France aux actionnaires détenant leurs titres depuis au moins deux ans. Il ne peut pas être créé par une décision d'assemblée générale extraordinaire tant qu'il existe des valeurs mobilières pouvant donner lieu à de nouvelles actions (obligations convertibles, bons,...). Par ailleurs, le taux de majoration ne peut excéder 10% du montant du dividende ordinaire, et doit être versé de manière nominative. Pour les sociétés cotées, le nombre d'actions donnant droit au dividende majoré ne peut excéder pour un même actionnaire 0,5% du capital social. |
| Dividende net | Le dividende net correspond au dividende mis en distribution par l'entreprise. Cette appelation était utilisée quand il existait un avoir fiscal qui conduisait à distinguer un dividende net et un dividende brut ou global. |
| Dividendes | Les dividendes servent à rémunérer les apporteurs de capitaux propres (les actionnaires) ; ils sont en général distribués à partir du bénéfice net de l'exercice clos, mais peuvent également être prélevés sur les bénéfices mis en report à nouveau ou en réserves. |
| Dividendes en actions | Les sociétés ont la possibilité d'offrir à leurs actionnaires le choix entre recevoir leurs dividendes en numéraire ou sous forme d'actions de la société. Cette décision est prise par l'assemblée générale ordinaire statuant sur les comptes de l'exercice. Cependant son principe doit être prévu par les statuts. Le dividende en actions permet à l'entreprise de procéder à une distribution tout en conservant les fonds correspondants. Toutefois sa popularité est en très fort recul pour les sociétés cotées, car l'actionnaire ayant besoin de liquidités, vendra les actions reçues afin de s'en procurer ce qui a un impact négatif sur le cours de bourse. |
| Dix dans les vingt | Jusqu'il y a peu de temps, en France le prix d'une l'augmentation de capital sans droit de souscription devait être au moins égal à une moyenne de 10 cours consécutifs dans les 20 derniers jours de bourse qui précèdent l'opération (« règle des 10 dans les 20 »). Cette règle a été remplacée par un prix qui ne peut être inférieur de 5% à la moyenne des trois derniers jours. |
| Dotation aux amortissements | La dotation aux amortissements est la constatation comptable de la dépréciation d'un actif. |
| Dotations aux provisions pour dépréciation d'actifs immobilisés | Les dotations aux provisions pour dépréciation d'actifs immobilisés ont pour objet de constater la perte de valeur d'un actif non liée à son utilisation courante, c'est-à-dire, a priori, non prévisible. |
| Droit au bail | Le droit au bail est l'équivalent d'un ticket d'entrée dont une société doit s'affanchir afin d'avoir le droit de jouir et de louer un lieu où la société pourra développer toute ou partie de son activité. Le droit au bail est donc un actif dit incorporel qu'il convient d'intégrer dans la méthode patrimoniale d'évaluation de la société. Il est en effet égal à la somme actualisée des différences entre le loyer au prix du marché et le loyer effectivement payé. |
| Droit d'agrément | La clause d'agrément inscrite dans les statuts d'une société permet d'éviter la présence d'un associé jugé indésirable. Cette clause est fréquente dans les sociétés familiales ou dans celles dont l'équilibre entre actionnaires est fragile. Techniquement, la clause d'agrément implique que tout associé doit solliciter l'agrément de la société avant toute cession d'actions. La société doit faire connaître sa décision dans un délai déterminé, faute de quoi l'agrément est réputé acquis. En cas de refus d'agrément, le conseil d'administration, le directoire, ou les gérants sont tenus de racheter ou faire racheter par un actionnaire, la société ou un tiers, les actions ou parts sociales dans le délai requis, faute de quoi l'actionnaire cédant peut réaliser la cession initialement prévue. |
| Droit de préemption | Proche de la clause d'agrément, la clause de préemption permet soit à une catégorie d'actionnaires, soit à tous les actionnaires, de se porter acquéreurs en priorité d'actions en vente. Cette clause répond au désir des associés existants d'augmenter leur participation dans la société ou de maîtriser l'évolution du capital. La répartition des actions préemptées peut être décidée par le conseil d'administration, le président, ou toute autre personne désignée par les intéressés. |
| Droit de souscription | Voir droit préférentiel de souscription |
| Droit de vote | Exercé lors des assemblées générales d'une société, le droit de vote attaché à une action permet à son détenteur de participer aux principales décisions de l'entreprise. Si une action peut se voir attacher un droit de vote simple, double ou aucun droit de vote, seuls les actionnaires peuvent détenir des droits de vote. Contrairement aux créanciers, ils ne bénéficient en effet d'aucune garantie de remboursement, et partagent le risque de l'entreprise. |
| Droit de vote - limitation | En droit français, les statuts d'une société par action peuvent prévoir la limitation, à un pourcentage donné du capital, des droits de vote exprimés par chaque actionnaire en assemblée générale. Cette limitation peut tomber au-delà d'un certain seuil de détention du capital (50% ou les 2/3). Ces clauses permettent d'éviter qu'un actionnaire prenne le contrôle d'une société avec 20 ou 30% du capital. |
| Droit de vote double | Voir actions à droit de vote double |
| Droit de vote multiple | Une action à droit de vote multiples est une action qui bénéficie de plusieurs droits de vote. |
| Droit d'exclusivité | Il peut être accordé un droit d'exclusivité à un acheteur potentiel d'une entreprise. Pendant une certaine période, il sera le seul interlocuteur du vendeur avec l'obligation de faire soit une offre ferme (et supérieure à un certain niveau) soit de se retirer définitivement. |
| Droit préférentiel de souscription | Le droit préférentiel de souscription est un droit attaché à chaque action ancienne qui permet à son détenteur de souscrire à l'émission d'actions nouvelles. L'actionnaire ancien possède donc un droit de priorité pour souscrire à l'augmentation de capital qu'il peut par ailleurs vendre pendant toute la durée de l'opération. C'est un droit vénal qui permet d'ajuster le prix d'émission à la valeur marchande de l'action. |
| Droite de marché | La droite de marché, ou securities market line, est obtenue à partir des couples rentabilité attendue en ordonnée et coefficient bêta en abscisse de l'ensemble des titres d'un marché.. Dans ce modèle, un titre situé au dessus (en dessous) de la droite de marché est sous-évalué (surévalué). En France, la droite de marché de référence est publiée par Associés en Finance. |
| DSO (Days of Sales Outstanding) | voir ratio de rotation du crédit client |
| Due diligence | Lors du placement de titres financiers, la diffusion de l'information (activité récente de l'entreprise, stratégie, perspectives.) est un paramètre essentiel et nécessaire à la bonne réussite de l'opération. Ainsi, afin d'atteindre cet objectif, une série d'entretiens préalables entre les dirigeants de l'entreprise et la banque et les avocats en charge de l'opération est organisée, afin de vérifier la cohérence de ces informations. Cette série d'entretiens constitue ce que l'on appelle en franglais la due diligence.De la même façon, lors de l'acquisition d'une entreprise, l acheteur voudra procéder à des vérifications afin de se faire une idée précise de la situation de l entreprise. |
| Duration | La duration d'une obligation correspond à la période à l'issue de laquelle sa rentabilité n'est pas affectée par les variations de taux d'intérêt. Elle s'obtient par la formule suivante : La duration apparaît comme une durée de vie moyenne actualisée de tous les flux (intérêt et capital). |
| Durée d'amortisssement | La durée d'amortissement est la durée pendant laquelle un bien est amorti. Elle est variable selon le type de biens corporels ou incorporels (ex: 4 à 5 ans pour les automobiles, 20 ans pour les bâtiments industriels...). Le choix de la durée d'amortissement donne également des indications sur la qualité des comptes, c'est-à-dire sur la volonté des dirigeants d'extérioriser ou non des résultats. |
| Durée de vie d'un emprunt | La durée de vie d'un emprunt est la période qui sépare son émission de son remboursement. Lorsque celui-ci s'effectue en plusieurs fois, on parle de durée de vie moyenne, qui correspond à la moyenne des durées de vie de chacune des tranches de l'emprunt. |
| Durée de vie d'une option | La durée de vie d'une option est un paramètre important de sa valeur. En effet, plus la date d'échéance est éloignée, plus les possibilités de fluctuation du sous-jacent sont grandes. Dès lors, plus la valeur de l'option est forte. |
| Durée de vie moyenne | Voir duration |
| Lexique - E | |
| Earn-out | L'earn-out est une clause qui permet d'indexer une partie du prix de la transaction sur les résultats futurs de la société achetée. Deux modalités sont alors envisageables : soit l'acheteur prend le contrôle de la totalité du capital de la cible sur la base d'un prix plancher, qui ne pourra être revu qu'à la hausse, soit-il n'achète qu'une quote-part du capital à un certain prix et achètera le solde ultérieurement sur la base des résultats futurs de l'entreprise. Les critères d'indexation du prix peuvent être les suivants : multiple du résultat d'exploitation, de l'excédent brut d'exploitation, voire du résultat courant. |
| EBE | voir excédent brut d'exploitation |
| EBIT | Voir résultat d'exploitation |
| EBITA | Earnings Before Interest Taxes and Amortization. L'EBITA est un concept proche de notre résultat d'exploitation duquel on déduit l'amortissement des écarts d'acquisition. |
| EBITDA | Voir excédent brut d'exploitation |
| EBITDAR | dans certains secteurs (transport, salles de cinéma.), le développement de montages déconsolidants a conduit les analystes à raisonner sur un excédent brut d'exploitation avant loyers, baptisé par les anglo-saxons d'EBITDAR. Certains groupes cèdent en effet des actifs pour se désendetter, actifs qu'ils reprennent immédiatement en location, ce qui fait que leur EBITDA n'est plus comparable à ceux des groupe qui gardent leur actif en pleine propriété. |
| Ecart d'acquisition | La fraction de la différence de première consolidation subsistant après la réévaluation des actifs de la filiale est appelée écart d'acquisition plus connu sous le nom de goodwill ou survaleur. Cet écart d'acquisition, s'il est positif, apparaîtra comme une immobilisation incorporelle d'un type particulier. Dans le cadre des normes IAS-IFRS ou américaines, sa valeur sera testee chaque année et donnera lieu le cas echéant à une dépréciation qui devra être amortie. Dans le cadre des normes francaises, il sera amorti linéairement, sur une durée qui s'étale dans la pratique entre 5 et 40 ans, avec une concentration autour de 10 à 20 ans. Il est toutefois possible, dans certains cas de figure, d'imputer cet ecart d'acquisition sur les capitaux propres consolidé de l'acheteur, qui disparait donc de ce fait. |
| Ecart de première consolidation | Il est très rare qu'une société fasse l'acquisition d'une autre société en payant cette dernière pour le montant exact de ses capitaux propres comptables. Il y a fréquemment un écart entre le prix d'acquisition qui peut être payé en cash ou en titres et la part des capitaux propres de la filiale qui revient à la société mère. Cet écart positif ou négatif est appelé écart de première consolidation ou différence de première consolidation. |
| Ecarts de conversion | Voir méthode de conversion au cours de clôture |
| Ecart-type | L'écart-type est la mesure statistique de la dispersion d'une variable autour de sa moyenne. Appliqué à la rentabilité d'un actif financier, l'écart-type mesure le risque. |
| Echelle d'intérêt | Une échelle d'intérêt est la fiche qui permet de calculer les agios d'un compte débiteur ou créditeur. La fusion des échelles d'intérêt (ou pooling notionnel en franglais) offre un moyen relativement souple d'exploiter les avantages de la centralisation des soldes bancaires. Dans cette structure, le solde des comptes des filiales n'est jamais équilibré, mais la banque du groupe recalcule les intérêts, positifs ou négatifs, sur le solde fictif de l'ensemble. Le résultat est identique à celui d'une trésorerie parfaitement équilibrée, mais les transferts de fonds ne sont jamais réellement réalisés. Cette méthode protège donc intégralement la marge de manouvre et l'indépendance des filiales. |
| Economic profit | voir profit économique |
| Economic Value Added (EVA) (R) | Popularisée au milieu des années 1990, l'Economic Value Added (R) (création de valeur intrinsèque) est un critère opérationnel de mesure de la création de valeur. Elle se calcule en multipliant le montant de l'actif économique par la différence entre rentabilité économique après impôt et coût moyen pondéré du capital. L'EVA (R) constitue un outil de gestion financière décentralisé car elle permet à tous les niveaux de l'entreprise de mesurer la performance d'une unité en lui appliquant un taux de rentabilité exigé individuel. |
| Economie de marchés financiers | Dans une économie de marchés financiers, l'essentiel des besoins de financement est couvert par l'émission par les entreprises de titres financiers (actions, obligations, billets de trésorerie...) souscrits par les investisseurs. Une économie de marchés financiers est caractérisée par l'appel direct à l'épargne. À l'inverse, une part très importante des placements des agents excédentaires se fait directement sur les marchés financiers par souscriptions ou achats d'actions, d'obligations, de billets de trésorerie, de certificats de dépôts, d'actions de sociétés d'investissement à capital variable (SICAV), de parts de fonds commun de placement (FCP). L'intermédiation cède le pas à l'intermédiaire, les établissements financiers faisant évoluer leur rôle vers le placement des titres émis par les entreprises auprès des investisseurs. |
| Economie d'endettement | Dans une économie d'endettement, le marché financier est peu développé, dès lors une faible part des besoins des entreprises est financée par émission de titres financiers. Une économie d'endettement est une économie dans laquelle prédomine le financement par crédit bancaire. Les entreprises sont donc fortement endettées auprès des banques qui se refinancent auprès de la Banque centrale. |
| Effet de chaîne magique | Voir chaîne magique |
| Effet de ciseau | L'effet de ciseau permet d'expliquer les variations du résultat par l'évolution divergente des produits et des charges. Ainsi, une société dont les charges augmentent plus vite que ses produits verra mécaniquement son résultat baisser. L'effet de ciseau peut avoir des raisons multiples : mécanismes d'inertie, concurrence... Découvrir les causes de l'effet de ciseau permet de comprendre la mécanique économique grâce à laquelle une entreprise réalise du profit et donc d'estimer ses perspectives d'évolutions futures. |
| Effet de levier | L'effet de levier explique le taux de rentabilité comptable des capitaux propres en fonction du taux de rentabilité après impôt de l'actif économique (rentabilité économique) et du coût de la dette. Par définition, il est égal à la différence entre la rentabilité des capitaux propres et la rentabilité économique. Lorsqu'il est positif, le recours à l'endettement a permis d'augmenter la rentabilité des capitaux propres de l'entreprise. En revanche, lorsque la rentabilité économique est inférieure au coût de l'endettement, l'effet de levier joue négativement ! De plus, celui-ci reste une tautologie comptable qui ne doit pas faire oublier que le recours à l'endettement augmente le risque lié aux capitaux propres, et ne crée pas au total de valeur. |
| Effet de levier - contrat à terme | Les contrats à terme reposent sur un effet de levier important. En effet, par l'utilisation de futures, un opérateur peut obtenir une rentabilité très élevée (gain rapporté à la mise de fonds) en comparaison de l'évolution de l'actif sous-jacent. |
| Effets de commerce | Les effets de commerce revêtent la forme de lettres de changes ou de billets à ordre, créés sous forme papier traditionnelle ou magnétique de plus en plus souvent, représentatifs de créances commerciales sur des débiteurs. |
| Efficience des marchés | Voir marché efficient |
| Embedded Value | L'Embedded Value correspond à la valeur intrinsèque d'une compagnie d'assurance-vie, sans prise en compte d'un goodwill. Elle se calcule comme la somme de l'actif net réévalué (Anav), de la valeur actualisée des profits futurs sur les polices d'assurances actuellement en cours sous déduction du coût du capital. |
| Emissions obligataires | Le placement sur le marché d'une émission obligataire peut être réalisé soit par la technique du competitive bidding ", soit suite à une opération de " book building ". La première technique consiste pour un émetteur à lancer un appel d'offre auprès de la communauté bancaire. L'émetteur choisit alors l'établissement qui dirigera son émission en fonction des caractéristiques qui lui ont été présentées. Le risque pour le placement est de ne pas rencontrer la demande du marché. A l'inverse, le " book building " s'inspire du placement des actions. La banque chef de file propose une fourchette de prix, sonde les investisseurs afin de savoir à quel niveau ils sont prêts à acquérir les titres et constitue un carnet d'ordres. Le prix est alors révélé par le marché, le risque d'erreurs d'appréciation étant fortement réduit. " |
| Emplois d'exploitation | Les emplois d'exploitation sont constitués par l'ensemble des charges d'exploitation contractées non encore consommées ou vendues (stocks), et par l'ensemble des ventes non encore payées (encours clients). |
| Emprunt | Voir capitaux d'emprunt |
| Emprunt participatif | Un emprunt participatif est un emprunt dont tout ou partie de la remunération (interêts) est indexée sur un niveau de résultat de l'entreprise (chiffre d'affaires, résultat d' exploitation, résultat net,...). c'est un emprunt en général remboursable à moyen terme. |
| Emprunts à coupon zéro | Voir coupon zéro |
| Emprunts convertibles | Voir obligations convertibles |
| Emprunts subordonnés | Voir dette subordonnée |
| EMTN | Voir Euro Medium Term Notes |
| En dehors de la monnaie | On dit qu'une option d'achat (respectivement de vente) est en dehors de la monnaie lorsque le cours de l'actif sous-jacent est inférieur (respectivement supérieur) au prix d'exercice. (valeur intrinsèque nulle). |
| Enchères privées | Le principe des enchères privées est de proposer l'entreprise à vendre à plusieurs partenaires susceptibles d'être intéressés, de mettre ceux-ci en concurrence, et de faire affaire avec le plus offrant dans un calendrier et selon un processus prédéterminé. Les enchères privées, sous la conduite d'une banque d'affaires, se déroulent en plusieurs étapes : envoi d'un descriptif et d'un engagement de confidentialité aux investisseurs potentiels, dépôt des lettres d'intention, sélection d'un nombre réduit d'acquéreurs potentiels à partir de leurs offres indicatives, visite des sites, data room et réunions avec le management, dépôt des offres définitives. La dernière étape de la vente est la sélection définitive de l'acheteur et la réalisation de la transaction. |
| Endettement | Voir dette. |
| Endettement net | L'endettement net, ou dette financière nette, d'une entreprise est le solde de ses dettes financières d'une part, du disponible et des placements financiers d'autre part. Elle représente la position créditrice ou débitrice de l'entreprise vis-à-vis des tiers et hors cycle d'exploitation. C'est ce solde qui est utilisé dans le calcul de l'effet de levier. |
| Endettement stable - ressources | Les ressources dites d'endettement stable comprennent la part à plus d'un an des engagements bancaires et financiers, tels que les emprunts obligataires ou les engagements de crédit-bail. |
| Engagement de bonne fin | Lors du placement des titres financiers, un engagement de bonne fin, ou underwriting en anglais, est contracté par les banques à l'issue de la phase de constitution du livre d'ordres et de détermination du prix de cession des actions existantes et/ou d'émission des actions nouvelles. Les titres sont alors immédiatement alloués et le risque de la banque est limité. Après allocation, les investisseurs sont théoriquement engagés. La banque prend dès lors un risque de contrepartie ou commercial jusqu'au réglement des titres. |
| Engagements hors bilan | Les principaux engagements hors bilan peuvent concerner les opérations de crédit-bail, les instruments de gestion des risques de taux et de change et les garanties d'actif et de passif lors d'une cession d'entreprise. |
| Entité ad hoc | Société créée dans un but bien précis et qui n'existe que tant que ce but doit être réalisé. Par exemple, dans le cas d'une titrisation, une société qui achète des créances à une entreprise, permettant à cette entreprise de trouver ainsi un financement, l'entité ad hoc se refinançant en émettant à son tour des titres de dettes et de capital auprès d'investisseurs. Le synonyme anglais est "special purpose vehicule" ou SPV. |
| EONIA (Euro Overnight Index Average) | Taux au jour le jour du marché monétaire européen. C'est un taux moyen pondéré par les transactions déclarées par un échantillon représentatif d'établissements (les mêmes que pour l'EURIBOR). Il est publié par la Fédération Bancaire de l'Union Européenne. |
| Epargner | Epargner est un choix d'allocation des revenus qui revient à différer la consommation dans le temps. En tant que renoncement à la consommation immédiate, l'épargne doit être rémunérée. C'est le rôle du taux d'intérêt. |
| EPOS | |
| Equilibrage des comptes | Dans le processus d'équilibrage des comptes, les excédents de trésorerie sont centralisés au jour le jour sur un compte pivot grâce à des transfert interbancaires et sont utilisés pour financer les comptes débiteurs. Les deux principes sous-jacents sont: 1) éviter la coexistence de comptes débiteurs et créditeurs; 2) orienter les décaissements et encaissements de manière à atteindre une position globale de trésorerie équilibrée. |
| Equity credit | L'equity crédit correspond à la fraction d'un titre hybride qui est qualifié par les agences de rating, en particulier, comme une part correspondant à des capitaux propres et qui sera donc traitée dans les calculs de ratios prudentiels comme des capitaux propres, l'autre partie, c'est à dire un moins l'equity crédit, est considérée comme de la dette dans cette approche. |
| Equity line | cette technique d'augmentation de capital (lignes d'actions en français) a été utilisée en France pour la première fois début 2002. Une entreprise émet des bons de souscription au profit d'une banque qui va les exercer à la demande de l'entreprise au fur et à mesure de ses besoins en capitaux propres afin de lisser l'augmentation de capital dans le temps. Les actions émises par exercice des bons de souscription sont revendues immédiatement par la banque dans le marché. |
| Equity sponsor | voir private equity sponsor |
| Equivalent certain | L'équivalent certain d'un flux financier futur est le montant que l'on serait prêt à recevoir sans risque en comparaison du flux futur attendu. La valeur actuelle nette d'un investissement peut alors être définie comme la somme des flux équivalents certains actualisés au taux sans risque. |
| ERP | Equity Risk Premium, voir prime de risque. |
| Escompte | L'escompte est une opération de crédit par laquelle le banquier met à la disposition de l'entreprise porteuse d'un effet de commerce non échu, contre remise de cet effet, le montant de l'effet diminué des intérêts et des commissions. Si l'effet est impayé à l'échéance, la banque se retourne contre son propre client, qui supporte donc le risque de défaillance de son acheteur. |
| Espérance mathématique | L'espérance mathématique représente la moyenne d'une variable pondérée par sa probabilité d'occurrence. Appliqué à la rentabilité d'un titre financier, elle mesure la rentabilité espérée. |
| Etablissement financier | Historiquement les etablissements financiers correspondaient à l'ancienne appellation des sociétés financières (établissement de crédit qui ne pouvait pas recevoir des dépots à moins de deux ans) et des maisons de titres (établissement de crédit qui gérait des portefeuilles de titres selon mandat de leur clients) De nos jours, établissement financier est devenu synonyme de tout établissement qui fait des credits et/ou reçoit des dépôts. |
| ETE | voir excédent de trésorerie d'exploitation |
| EURIBOR | Taux du marché monétaire européen, il est égal à la moyenne arithmétique des taux offerts sur le marché bancaire européen pour une échéance déterminée (entre 1 semaine et 12 mois). Il est publié par la Banque centrale européenne à partir de cotations fournies quotidiennement par 64 banques européennes. |
| Euro constant | Des projections sont faites en euros constants dès lors qu'elles n'incluent pas l'inflation dans leurs estimations qui ne portent donc que sur des évolutions en volumes. Par oppositon à l'euro courant. |
| Euro courant | Des projections sont réalisées en euros courants lorsqu'elles incluent des évolutions en volumes et en prix qui correspond à la prise en compte d'une prévision d'inflation. Ceci par opposition aux projections en euros constants. |
| Euro Medium Term Notes (EMTN) | Lorsque l'entreprise prévoit à moyen terme un certain nombre d'émissions d'obligations, elle pourra faire paraître une documentation (un prospectus) « chapeau » qui couvrira l'ensemble des émissions qu'elle mettra sur le marché. On parlera alors de programme EMTN (Euro Medium Term Notes). Ce type de documentation permet à l'entreprise de venir très rapidement sur le marché, lorsqu'elle en a besoin, ou lorsque le marché est attractif |
| Eurolist | Euronext a, en 2005, réorganisé la cote (en France, en Belgique, Pays-Bas et Portugal). Ainsi les différents segments de marché ont été fusionnés pour donner naissance à Eurolist d'Euronext. Ainsi en France, les premier, second et nouveau marchés ont aujourd'hui disparus. Les sociétés cotées sur Eurolist sont classés en différents compartiments suivant leur capitalisation boursière (C<150M€ / 150M€<B<1Md€ / A>1Md€). |
| Eurozone Public Offering of Securities | Les Eurozone Public Offering of Securities (EPOS) sont des émissions publiques de valeurs mobilières à l'échelle de la zone euro. Ces émissions sont faites en application de la directive européenne "prospectus" qui permet à un émetteur ayant obtenu dans un pays membre de l'Union Européenne le visa sur le prospectus d'information de pouvoir utiliser le même prospectus pour placer ces titres dans n'importe quel autre pays membre de l'Union Européenne - de la zone euro dans le cas des EPOS - sans qu'un autre visa soit nécessaire ("mécanisme de passeport"). |
| EV / FCF | Le ration EV / FCF, Enterprise Value / Free Cash Flow, c'est-à-dire valeur de l'actif économique / Flux de trésorerie disponible en français, représente le nombre de fois où le flux de trésorerie disponible est capitalisé par la valeur de l'actif économique. Ce ratio est très peu significatif pour les entreprises aux flux de trésorerie faibles ou négatifs car en phase de croissance interne ou externe. Autrement dit, ce ratio n'a de sens que pour des groupes arrivés à maturité, dont les investissements sont stables, ce qui rend très significatifs les flux de trésorerie disponibles. Ce ratio est également appelé multiple du flux de trésorerie disponible. |
| EV / Sales | Le ratio Ev / Sales est le multiple du chiffre d'affaires. Il permet d'évaluer l'entreprise sur la base d'un coefficient multiplicateur des ventes. Exprimer la valeur de l'entreprise en pourcentage du chiffre d'affaires introduit l'idée d'une rentabilité normative. On n'achète pas l'entreprise à partir de sa capacité bénéficaire, mais à partir d'une capacité normative, elle-même calculée en pourcentage du chiffre d'affaires. Cette méthode peut être pertinente dans le cadre de petites entreprises, en aucun cas pour des moyennes et grandes entreprises. |
| EVA (R) | Voir Economic Value Added |
| Evaluation | Il existe différentes méthodes pour évaluer l'actif économique d'une entreprise. Par la méthode de l'actualisation des flux de trésorerie ou DCF (discounted cash-flows), la valeur de l'entreprise est déterminée par les montants des flux de trésorerie disponibles actualisés au coût moyen pondéré du capital. La méthode des multiples revient à comparer les rapports entre la valeur et les paramètres fondamentaux de l'entreprise à ceux d'un échantillon d'entreprises similaires. Enfin, l'évaluation selon la méthode patrimoniale revient à estimer séparément les différents actifs et engagements de l'entreprise et à en faire la somme sous déduction des dettes bancaires et financières nettes de la holding de tête. |
| Excédent brut d'exploitation | L'excédent brut d'exploitation est le solde entre les produits d'exploitation et les charges d'exploitation qui ont été consommées pour obtenir ces produits. Il correspond donc au résultat du processus d'exploitation, et diffère du résultat d'exploitation dans la mesure où il ne prend pas en compte les dotations aux amortissements et provisions pour dépréciation d'actif. Très proche de l'excédent de trésorerie d'exploitation, l'EBE est une variable-clé de l'analyse du compte de résultat. Il peut être rapproché de l'EBITDA anglo-saxon. |
| Excédent de trésorerie d'exploitation | L'excédent de trésorerie d'exploitation est le solde entre les recettes et les dépenses d'exploitation. Il correspond à la traduction en terme de trésorerie du cycle d'exploitation de l'entreprise. La différence entre l'excédent brut d'exploitation et l'excédent de trésorerie d'exploitation s'explique par la variation du besoin en fonds de roulement. |
| Exceptionnel - résultat | Voir résultat exceptionnel |
| Exceptionnelles - charges | Voir charges exceptionnelles |
| Exceptionnels - produits | Voir produits exceptionnels |
| Exploitation - charge d' | Les charges d'exploitation correspondent à l'ensemble des charges consommées dans le processus d'exploitation. |
| Lexique - F | |
| Factoring | voir affacturage |
| Faillite | le terme de faillite est essentiellement utilisé en langage commun pour désigner une procédure collective de redressement judiciaire ou de liquidation. En langage juridique français, faillite personnelle désigne une sanction prononcée par le tribunal de commerce contre un dirigeant d'entreprise coupable de certains faits et qui peut aussi se traduire par une interdiction de gérer. |
| Fair value | voir juste valeur |
| Fairness opinion | |
| FASB | Voir Financial Accounting Standards Board |
| FCF | Free cash flow, voir flux de trésorerie disponibles |
| FCPR | |
| Fiducie | La fiducie organise un transfert limité et temporaire de la propriété d'un ou plusieurs biens d'une première personne, le propriétaire, à une autre personne, le fiduciaire, à charge pour celui-ci de les détenir et de les gérer dans l'intérêt d'un ou plusieurs bénéficiaires. La fiducie permet d'isoler des biens au sein d'un patrimoine d'affectation autonome, c'est-à-dire soustrait au gage des créanciers du constituant et du fiduciaire. En France la fiducie ne peut pas être constituée par des personnes physiques contrairement au trust anglo-saxon dont la fiducie s'inspire et qui est surtout utilisé pour organiser des successions. C'est donc en France un instrument au service exclusif des entreprises. |
| FIFO | La méthode de comptabilisation des stocks FIFO (first in, first out) valorise les sorties de stock au coût de l'article le plus ancien dans le stock. En période d'inflation, elle permet de dégager un bénéfice plus élevé que les autres méthodes de valorisation des stocks. |
| Figures -cotation | La cotation d'un sous-jacent (devises, taux, matières première) se fait systématiquement dans le double sens achat / vente et ne concerne que les derniers chiffres - ou points - susceptibles de varier rapidement. Les figures, c'est-à-dire les chiffres précédant les points, sont rarement cotées. |
| Filiale - cotation | Une filiale est une société à part entière contrôlée par une autre entité juridique qui détient une fraction plus ou moins importante de ses actions. Cette dernière, selon certains critères, aura l'obligation de publier des comptes consolidés, ayant pour objet de présenter la réalité financière du groupe. |
| Filière | Une filière est constituée de l'ensemble des entreprises qui interviennent dans le processus de fabrication, de la matière première au produit final. Selon les cas, une filière va réunir la transformation des matières premières, la recherche, une seconde transformation, des activités de négoce, une troisième ou quatrième transformation, de nouveau du négoce et pour finir le distributeur final. |
| Finance directe | La finance directe selon la typologie établie en 1960 par J. Gurley et E. Shaw correspond à une situation dans laquelle les agents économiques ayant des excédents de capitaux financent directement les agents ayant des besoins de financements, les intermédiaires financiers jouent alors un rôle de conseil et de placement. |
| Finance indirecte | Dans une situation de finance indirecte, les intermédiaires financiers achètent les titres émis par les entreprises et, pour se financer, émettent eux-mêmes des titres auprès des épargnants. Le monde financier sert alors d'écran entre demandeur et pourvoyeurs de capitaux. |
| Finance islamique | La lois islamique (Charia) ne s'oppose pas au principe multimillénaire de la rémunération de l'argent prêté, mais au caractère fixe et prédéterminé du taux d'intérêt (Riba). En effet, la finance islamique considère que le fondement de la rémunération de l'argent placé est la rentabilité de l'actif ainsi financé et elle seule. Elle exclut par principe l'idée d'une rémunération fixe, déconnectée de la rentabilité de l'actif financé. Autrement dit, la finance islamique se base sur le principe de partage des pertes et profits. L'obligation principale pour une transaction financière est qu'elle doit se fonder sur un actif tangible afin de permettre le partage des pertes et profits que cet actif génère. |
| Financement | Pour financer ces investissements, l'entreprise fait appel à des capitaux propres ou à des emprunts. Les investissements, flux négatifs dans un premier temps, doivent progressivement générer des flux positifs qui, diminués des charges de répartition (charges financières, dividende et impôt), doivent permettre de rembourser les capitaux d'endettement. L'analyse des financements de l'entreprise doit être menée en dynamique sur plusieurs exercices, et en statique sur le dernier exercice disponible. |
| Financement de projet | Le financement des grands projets, ou project finance en franglais, s'applique à des projets d'une envergure considérable dont le coût est largement supérieur à la centaine de millions d'euros : extraction pétrolière ou minière, raffinerie de pétrole, achat de méthaniers, construction de centrales électriques, d'ouvrages d'art, etc. Il s'agit d'un financement centré, non sur l'emprunteur, mais sur un projet dont les flux de trésorerie provenant de l'exploitation assureront le remboursement, et dont les actifs pourront constituer les garanties. Le financement de projet ne peut pas concerner l'application d'une nouvelle technologie. Les flux de trésorerie d'exploitation seraient alors aléatoires, ce qui est bien sûr rédhibitoire puisqu'ils doivent assurer le remboursement des prêts. De même, l'opérateur doit disposer de compétences reconnues pour assurer l'exploitation du projet, qui doit se situer dans un environnement politique calme et stable pour sauvegarder la marche normale de l'exploitation, garante du remboursement normal des prêts. |
| Financial Accounting Standards Board | Aux États-Unis, les normes comptables sont fixées par le Financial Accounting Standards Board (FASB) réunissant 4 membres de la profession comptable et 3 personnes issues du monde des affaires, de la fonction publique, ou du milieu universitaire. Ce comité a défini un standard des états financiers contenant les éléments suivants : un bilan, un compte de résultat, un tableau de variation des capitaux propres, un tableau de flux de trésorerie, une annexe. |
| Financial lease | voir crédit-bail |
| Fixing | Le fixing est la technique de calcul du cours d'équilibre d'un titre financier. Ce dernier est obtenu en confrontant les ordres de transaction inscrits au carnet d'ordre. Le prix ainsi obtenu maximise le nombre de transactions. |
| Flexibilité financière | La recherche de flexibilité financière pousse l'entreprise à être moins endettée que le niveau maximum qu'elle juge supportable, de sorte à pouvoir à tout moment être en mesure de saisir des opportunités d'investissements inattendues. Pratiquement, un fort accroissement aujourd'hui de l'endettement réduit la flexibilité financière de l'entreprise alors qu'une augmentation de capital accroît la capacité d'endettement de demain. En outre, pour maximiser la flexibilité financière de son entreprise, le directeur financier aura pris soin de négocier avec sa banque des lignes de financement non utilisées, d'avoir toutes les autorisations nécessaires de ses actionnaires pour émettre de nouveaux titres (actions, obligations...), d'avoir une communication financière efficace avec les agences de notation, les analystes financiers et les investisseurs. |
| Floor | Le floor (plancher) sur taux d'intérêt est une option sur taux d'intérêt qui permet à un prêteur de fixer un taux plancher en deçà duquel il juge le taux de rémunération insuffisant et recevra le différentiel entre le taux plancher et le taux du marché. |
| Floor plan | Un floor plan loan est un crédit de financement de stocks de produits d'une valeur unitaire assez elevée, distribués par des détaillants spécialisés, comme les automobiles, les meubles, le gros électro ménager, la vidéo, les bateaux,... et achetés par des particuliers qui se financent souvent par des crédits à la consommation. Il est attribué au détaillant pour une fraction de la valeur des biens qu'il distribue par une banque ou une société de crédit spécialisée et est remboursé au fur et à mesure de la réalisation des ventes. Comme souvent le risque pris par la banque n'est pas rémunéré suffisamment par la marge du floor plan, la banque demande à avoir un accès prioritaire aux clients du distributeur afin de les financer et obtenir ainsi une ressource additionnel de revenus. |
| Flottant | Le flottant correspond à la part des actions qui appartient à des investisseurs obéissant à une pure logique financière : acheter quand le cours paraît bas, vendre quand il semble élevé. N'appartiennent pas au flottant les actions d'actionnaires qui les gardent pour des raisons autres que financières : contrôle, attachement familial et qui ont tendance ni à vendre, ni à acheter, mais à garder. |
| Flow back | vente massive de titres immédiatement après une opération de placement de titres. |
| Flux de financement | Le flux de financement apparaît comme l'excédent des ressources financières (endettements nouveaux, augmentation de capital) sur les emplois financiers (remboursement d'emprunt, distribution de dividendes). |
| Flux de trésorerie | Un flux de trésorerie est un mouvement, entrée ou sortie, de liquidités. C'est le fondement de la finance puisque tout titre financier est évalué grâce aux flux de trésorerie qu'il secrète. En finance tout problème complexe se résout simplement quand on raisonne en termes de flux. L'ensemble des flux de trésorerie d'une entreprise peut par ailleurs être rattaché à l'un des trois cycles suivants : l'exploitation, l'investissement et le financement. Ils sont recensés dans le tableau de flux de trésorerie |
| Flux de trésorerie disponible | Le free cash flow ou flux de trésorerie disponible après impôt mesure le flux de trésorerie généré par l'actif économique. Il se calcule ainsi : Excédent brut d'exploitation '- Variation du besoin en fonds de roulement '- Impôt normatif sur le résultat d'exploitation (égal au résultat d'exploitation multiplié par le taux de l'impôt sur les sociétés) '- Investissements nets des désinvestissements '= Flux de trésorerie disponible après impôt Les flux de trésorerie disponibles reviennent aux pourvoyeurs de fonds de l'entreprise qui ont ainsi financé l'actif économique, c'est-à-dire les actionnaires et les créanciers. Ces flux de trésorerie disponibles leur sont versés sous forme de remboursement de l'endettement et d'intérêts (pour les créanciers), de dividendes et de réduction de capital (pour les actionnaires). |
| Flux de trésorerie disponible après impôt et frais financiers | Le flux de trésorerie disponible après impôt et frais financiers est égal au flux de trésorerie provenant de l'exploitation diminué des flux d'investissement. Les frais financiers sont dans cette approche intégrés au cycle d'exploitation. |
| Flux de trésorerie provenant de l'exploitation | Les flux de trésorerie provenant de l'exploitation se calculent de la façon suivante : Résultat net + Dotations nettes aux amortissements et aux provisions à caractère de réserves - Plus-values (+ moins-values) de cession - variation du besoin en fonds de roulement = Flux de trésorerie provenant de l'exploitation La fonction d'exploitation intègre dans cette approche les charges financières et l'impôt sur les sociétés qui ne sont pas stricto sensu des charges d'exploitation. Cependant, cette méthode indirecte du calcul des flux de trésorerie a été adoptée par les autorités comptables. |
| Flux d'investissement | Le flux d'investissement apparaît comme le solde entre les acquisitions d'immobilisations et les désinvestissements. Cette différence fait généralement apparaître un besoin de financement. |
| Fonction scores | voir scores - méthode des |
| Fonds 130/30 | Fonds d'actions souvent internationales qui, ayant recueilli des liquidités d'investisseurs pour un montant de 100, en investissent 130 dans l'achat d'actions percues comme sous-évaluées et finance les 30 manquant par la vente à découvert d'actions dont il pense qu'elles sont surévaluées. Le gérant peut ainsi espérer obtenir de meilleures performances puisqu'il peut bénéficier de la sous-évaluation (en achetant) et de la sur-évaluation (en vendant à découvert). |
| Fonds commun de créances | Le fonds commun de créances est le réceptacle des créances cédées par un établissement de crédit qui procède à une opération de titrisation. En contrepartie, sont émises des parts que cet établissement peut placer auprès d'investisseurs. |
| Fonds commun de placement | Les fonds communs de placement sont des copropriétés de valeurs mobilières. Le nombre de parts s'accroît par souscription de nouvelles parts et diminue par les rachats effectués par le FCP à la demande des porteurs de parts, à la valeur liquidative calculée au moins deux fois par mois, et hebdomadairement le plus souvent. La gestion du FCP est similaire à celle des SICAV : la valeur liquidative de la part est en général plus élevée que pour une SICAV, et le nombre d'investisseurs plus réduit. La politique de gestion suivie peut donc mieux correspondre aux souhaits des porteurs de parts. |
| Fonds Commun de Placement à Risques | Le Fonds Commun de Placement à Risques (FCPR) est un OPCVM qui doit investir une partie des fonds dans des entreprises non cotées. Le plupart des fonds de LBO basés en France ont adopté cette forme. |
| Fonds Commun de Placement à Risques | Le Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR) est un OPCVM qui doit investir une partie des fonds dans des entreprises non cotées. Le plupart des fonds de LBO basés en France ont adopté cette forme. |
| Fonds de fonds | Les fonds de fonds ont pour objectif de détecter les meilleurs gérants et d'investir dans leurs fonds. Ils offrent ainsi un accès indirect à leurs performances à une plus grande masse d'investisseurs qui ne peuvent pas y accéder directement. Par ailleurs, ils offrent une bonne diversification. |
| Fonds de LBO | Les fonds de LBO sont des fonds d'investissement qui investissent principalement dans des entreprises cédées par un groupe qui se recentre, par une famille où se pose le problème de succession, pour aider la croissance externe d'un acteur dynamique dans un secteur en concentration, voire pour retirer de la Bourse une entreprise. Les fonds de LBO financent leurs acquisitions par une bonne part de dettes et ont une préférence très nette pour disposer du contrôle exclusif sur la société compte tenu du risque important pris à travers l'effet de levier. |
| Fonds de Private Equity | voir fonds d'investissement |
| Fonds de roulement | Le fonds de roulement correspond au solde entre les ressources à plus d'un an dites stables et les immobilisations (emplois stables à plus d'un an). Positif, il traduit un excédent des premières sur les secondes. Négatif, il permet de constater que les immobilisations sont financées par les ressources de trésorerie ou par l'excédent des ressources d'exploitation sur les emplois (besoin en fonds de roulement négatif). En bonne orthodoxie financière, comme les ressources sont exigibles à tout moment alors que les immobilisations se liquéfient progressivement, le fonds de roulement doit être positif en croissance ! La difficulté d'isoler le financement stable de l'entreprise a rendu la notion de fonds de roulement désuète. |
| Fonds de roulement propre | Le fonds de roulement propre correspond au solde entre les actifs circulants et la totalité du passif exigible ou, ce qui revient au même, l'écart entre les capitaux propres et l'actif immobilisé. En terme de mesure de la liquidité, le fonds de roulement propre suppose que l'ensemble des dettes peut devenir exigible très vite. Du point de vue de la solvabilité, il postule que les actifs immobilisés n'ont pas de valeur. |
| Fonds d'investissement | Les fonds d'investissements (private equity) ont pour objectif d'investir dans des sociétés qu'ils ont sélectionnées selon certains critères. Ils sont le plus souvent spécialisés suivant l'objectif de leur intervention: fond de capital-risque, fond de capital développement, fonds de LBO qui correspondent à des stades différents de maturité de l'entreprise. |
| Fonds indiciel | Les fonds indiciels, ou index trackers en franglais, sont des fonds qui cherchent à répliquer au plus juste un indice. Ils représentent le véhicule d'investissement privilégié de celui qui croit en l'efficience des marchés. On peut remarquer que leur développement a suivi la diffusion auprès d'un public large de la théorie du portefeuille. Ils englobent aujourd'hui plus de 3 500Md$ de fonds sous gestion. |
| Fonds propres | Voir capitaux propres |
| Fonds vautour | fonds d'investissement qui rachète la dette d'entreprises en difficulté ou souscrit à des augmentations de capital pour en prendre le contrôle profitant de prix très bas des titres. Les fonds vautours sont des fonds d'investissements spécialisés qui rachètent les dettes d'entreprises en difficulté afin d'en prendre le contrôle et de les restructurer. |
| Forward | Signifie en anglais à terme. Un contrat forward est donc un contrat à terme. |
| Forward rate agreement (FRA) | Le Forward Rate Agreement ou accord futur sur les taux d'intérêt permet de fixer aujourd'hui un niveau de taux d'intérêt pour une opération future. Ce produit présente en outre l'avantage apparent d'être comptabilisé en hors bilan pour l'entreprise. On peut remarquer que, s'il n'est pas la contrepartie effective d'un flux réel futur (opération de couverture), il s'agit d'un produit spéculatif. Dans ce cas, la comptabilité obligera l'entreprise à afficher la valeur de marché du FRA, c'est-à-dire les pertes ou les gains latents sur ce produit à la date de l'évaluation. |
| FRA | Voir Forward rate agreement |
| Frais de recherche et développement | Les frais de recherche et développement sont les dépenses qui correspondent à l'effort réalisé par l'entreprise dans ce domaine et pour son propre compte. En général, ils sont enregistrés comme charges de l'exercice au cours duquel ils sont engagés, respectant ainsi la règle de prudence qu'impose le caractère aléatoire de ces activités. Néanmoins, l'activation de ces frais est autorisée selon certaines conditions (projet identifiable, faisabilité du projet, existence d'un marché pour le projet...). La durée d'amortissement recommandé est de 5 ans |
| Frais d'établissement | Les frais d'établissement constituent a priori une charge de l'exercice au cours duquel ils ont été effectués. Il est toutefois possible d'activer ces frais en les faisant figurer au bilan dans un compte frais d'établissement " dans la mesure où ils conditionnent l'existence ou le développement de l'entreprise avec obligation de les amortir sur une période maximale de 5 ans. "Le concept de frais d'établissement n'existe pas en tant que tel dans les normes IAS et aucune norme n'a traité des frais similaires. Aux États-Unis, les " pre-operating costs " peuvent être regroupés avec d'autres éléments sous la rubrique " other non current assets " et en général amortis sur trois à cinq ans." "Le raisonnement des financiers est, lui aussi, simple : ces frais sont des " non-valeurs " qui ne représentent rien, et doivent donc être déduits de la valeur des capitaux propres de l'entreprise." |
| Frais financiers intercalaires | Les frais financiers intercalaires sont des frais d'emprunt liés au coût d'acquisition ou de production d'immobilisations. Les normes IAS/IFRS prévoient la possibilité d'inclure ces frais sur les immobilisations produites "lorsqu'il est probable qu'elles donneront lieu à des avantages économiques futurs pour l'entreprise et que leur coût peut être évalué de façon viable". Dans les normes américaines, ces frais financiers sont obligatoirement incorporés au coût des immobilisations. |
| Free cash flow | Voir flux de trésorerie disponible |
| Front Office | Le front office est l'unité administrative d'un groupe qui traite les opérations de marché ainsi que les risques de taux et de change. |
| Frontière efficiente | La frontière efficiente est composée de l'ensemble des portefeuilles (combinaisons de titres) qui présentent la meilleure rentabilité pour un niveau de risque donné. |
| Fully diluted | L'ajustement fully diluted prend en compte l'ensemble des valeurs mobilières donnant accès au capital (bons de souscriptions en actions, obligations convertibles,...) et susceptibles de générer une dilution des données par action (bénéfice net par action, capitaux propres par action, cash flow par action). Ce calcul doit par ailleurs faire intervenir l'utilisation des fonds levés par l'entreprise à la suite de l'exercice des bons : placement ou désendettement au taux du marché, investissement... Les émissions de valeurs mobilières donnant potentiellement accès dans le futur au capital (obligations convertibles, ORA, OBSA, stock-options.) conduisent à ajuster les données concernant le nombre moyen d'actions en circulation. Puisqu'il y a dilution, au moins potentielle, il est nécessaire de calculer les paramètres de l'entreprise (BPA, capitaux propres par action), c'est-à-dire fully diluted en franglais, comme si tous ces titres avaient d'ores et déjà donné lieu à une émission d'actions supplémentaires. |
| Fusion | Financièrement, les opérations de fusion s'analysent comme la cession suivie d'une augmentation de capital de la société acquéreuse réservée aux actionnaires de la société cédée. Elles peuvent se présenter sous différentes modalités : fusion stricto sensu (deux sociétés se réunissent pour n'en former qu'une seule, l'une absorbant en général l'autre), apport de titres ou apport partiel d'actifs. Si la signification économique de la fusion et de la cession sont semblables, les opérations de fusion ne donnent lieu à aucun échange de liquidité. |
| Fusion à l'anglaise | Voir apport de titres |
| Fusion absorption | La fusion absorption est la forme classique des opérations de fusions. Au terme d'une fusion absorption, la société absorbante demeure alors que la société absorbée disparaît, la totalité de ses actifs et de ses passifs ayant été repris par la société absorbante. |
| Futures | Voir contrat à terme |
| Lexique - G | |
| Gage | Le gage ou nantissement est une garantie classique pour un crédit objectif. La garantie porte alors sur un bien mobilier précis qui sera affecté au remboursement de la dette dans le cas de défaillance de l'emprunteur. |
| Gamma d'une option | Le gamma représente la sensibilité du delta aux variations de la valeur du sous-jacent, c'est-à-dire la dérivée du delta par rapport au sous-jacent. La position optionnelle qui évite de réajuster en permanence le niveau de couverture par rapport à l'actif sous-jacent est caractérisée par un gamma nul. |
| Garantie | La clause de garantie d'actif net est signée dans le cadre d'un changement de contrôle d'une entreprise, lors du dénouement de la négociation, au moment ou le vendeur ne négocie plus qu'avec un seul acquéreur. Elle permet à l'acquéreur de s'assurer que l'ensemble des moyens nécessaires à l'exploitation est bel et bien détenu par l'entreprise et qu'il n'existe pas de passif caché. Il ne lui permet en aucun cas de le protéger d'une sur ou sous-évaluation de la société. Elle comprend en général deux parties: une sur la substance de la société et une seconde sur la garantie d'un certain montant de capitaux propres. |
| garantie d'actif | La clause de garantie d'actif est signée dans le cadre d'un changement de contrôle d'une entreprise, lors du dénouement de la négociation, au moment ou le vendeur ne négocie plus qu'avec un seul acquéreur. Elle permet à l'acquéreur de s'assurer que l'ensemble des moyens nécessaires à l'exploitation est bel et bien détenu par l'entreprise. Il ne lui permet en aucun cas de le protéger d'une sur ou sous-évaluation de la société. Elle est quasiment tout le temps signée avec une garantie de passif. |
| Garantie de bonne fin | lors d'une opération de placement de titres, elle constitue un engagement légèrement moins fort que la prise ferme |
| Garantie de cours | La garantie de cours est une procédure employée automatiquement après une cession d'un bloc de contrôle. Elle permet aux actionnaires minoritaires de vendre leurs titres au même prix que l'actionnaire majoritaire. Techniquement, l'acquéreur du bloc de contrôle s'engage à acheter en bourse pendant 10 jours de bourse au minimum, toutes quantités de titres qui lui seront présentées, au même prix que celui de la cession du bloc. La procédure de garantie de cours ayant pour conséquence d'offrir une liquidité aux actionnaires minoritaires, l'acquéreur d'un bloc de contrôle risque d'avoir à supporter un investissement complémentaire, lié au rachat à prix fixe de tous les titres qui lui sont présentés au cours de la période. |
| garantie de passif | La clause de garantie de passif est signée dans le cadre d'un changement de contrôle d'une entreprise, lors du dénouement de la négociation, au moment ou le vendeur ne négocie plus qu'avec un seul acquéreur. Elle permet à l'acquéreur de s'assurer qu'il n'existe pas de passif caché ou en tout cas qu'il n'en supportera pas les conséquences financières. Il ne lui permet en aucun cas de le protéger d'une sur ou sous-évaluation de la société. Elle est souvent signée avec une garantie d'actif. |
| Garanties d'un emprunt | Les garanties sur un emprunt ont pour objectif de protéger le créancier contre le risque de non-remboursement de sa créance. Traditionnellement les garanties portent soit sur les perspectives futures de l'entreprise emprunteuse, donc sur sa solidité financière, soit sur un bien ou une opération précise. Dans ce dernier cas, les formes classiques de garanties sont la caution, le gage et l'hypothèque pour les biens immobiliers. |
| GDR | Voir Global Depository Receipt |
| Géographie du capital | L'étude de la géographie du capital, c'est-à-dire l'analyse de la répartition des intérêts financiers et des droits de vote dans une entreprise est particulièrement importante. En effet, l'actionnariat définissant la stratégie de l'entreprise, il est utile de déterminer où se situe le pouvoir dans l'entreprise et d'appréhender les objectifs des différents actionnaires. |
| Gestion alternative | la gestion alternative se fonde sur d'autres situations que la hausse des cours pour enregistrer des gains |
| Gestion d'actif | La gestion d'actifs est synonyme de gestion de portefeuille, c'est-à-dire la gestion de fonds confiés par des investisseurs dans l'optique d'obtenir un revenu plus ou moins important et d'enregistrer des plus values sur une durée plus ou moins longue en investisant dans les actions, obligations, sicav de trésorerie, hedge funds,.... |
| Gestion de trésorerie centralisée | Voir cash pooling |
| Gestion des risques | La gestion des risques dans l'entreprise passe par son identification, la détermination des contrôles existants, du risque résiduel, son évaluation et enfin le choix d'une stratégie de couverture. Actuellement, on peut observer une attention accrue sur cette gestion des risques dans l'entreprise. Ceci s'est traduit à la fois par un cadre réglementaire renforcé et par une pression grandissante des marchés pour une plus grande transparence et prise de conscience par les équipes dirigeantes. |
| Global coordinator (coordinateur global) | il coordonne l'ensemble d'une opération de placement de titres. Il est également chef de file et en général teneur du livre qui enregistre les ordres des investisseurs. On parle d'arrangeur pour les titres de dette. |
| Global depository receipt | Voir American Depository Receipt |
| Golden share | Les golden shares ou actions spécifiques permettent à un Etat conserver un droit de veto sur l'évolution du capital et des activités dans certaines sociétés cotées. Leur légalité est actuellement remise en cause par la Commission Européenne. |
| Goodwill | Voir écart d'acquisition |
| Goodwill - méthode du | Il est possible d'évaluer la valeur d'une entreprise par la méthode mixte dite du goodwill. L'entreprise vaut alors son actif économique auquel il convient d'ajouter l'actualisation sur plusieurs années de la rente de goodwill. Ce super-bénéfice est défini comme la différence entre le résultat d'exploitation anticipé et le coût de financement de l'actif économique. Ce dernier est calculé en multipliant l'actif économique par le coût moyen pondéré du capital. |
| Gordon Shapiro - formule | La formule de Gordon Shapiro établit la valeur d'une action comme étant la somme actualisée de ses dividendes futurs. Ces derniers sont supposés croître tous les ans d'un même facteur. Dès lors, la valeur de l'action est égale au rapport du prochain dividende sur la différence entre le taux de rentabilité exigé et le taux de croissance du dividende par action. |
| Gouvernance d'entreprise | Dans une acception large, la gouvernance d'entreprise ou corporate gouvernance représente l'organisation du contrôle et de la gestion de l'entreprise. De façon plus étroite, le terme de gouvernance d'entreprise est utilisé pour désigner l'articulation entre l'actionnaire et la direction de la société, et donc principalement le fonctionnement du conseil d'administration ou du directoire et du conseil de surveillance. |
| Gouvernement d'entreprise | Voir Gouvernance d'entreprise |
| Green shoe | La technique dite greenshoe, du nom de la première entreprise l'ayant utilisée, permet de réguler le cours de bourse d'une action au moment de son introduction en bourse. L'entreprise donne à la banque introductrice l'option d'acheter une quantité de titres supérieure à ce qui était initialement prévu. Si la demande de titre est forte, la banque pourra ainsi allouer plus de titres aux investisseurs en exerçant son option. Dans le cas opposé, la banque n'exerce pas son option et achète les titres dont elle a besoin sur le marché ce qui a pour effet de maintenir les cours. |
| Gross Written Premium | Ensemble des primes que la compagnie d'assurance percevra sur la durée de vie d'un contrat. |
| Groupe | Ensemble de sociétés détenues directement ou indirectement par une société de tête appelée société- faitiêre ou société-mère ou société holding qui anime et dirige le groupe. Celui-ci est normalement tenu de publier des comptes consolidés qui reflètent la situation financière de la totalité des sociétés formant le groupe. |
| GWP | Voir Gross Written Premium |
| Lexique - H | |
| Habitat préféré | La théorie de l'habitat préféré a été développée par F. Modigliani et R. Sutch pour expliquer la prime existante sur les taux d'intérêt long terme. Selon cette théorie, les investisseurs ont des préférences pour certains horizons de placement. Les entreprises qui souhaitent émettre des titres à un horizon non désiré par ces mêmes investisseurs devront donc ajouter une prime à la rentabilité normale pour les attirer. |
| Hard non call | On parle de Hard non call dans le cas de titres comme les obligations convertibles qui contiennent des clauses de "hard non call" qui empêche la société de rembourser les titres avant une date donnée. |
| Hart Scott Rodino | Dans le cadre de négociation de contrôle d'une société, la loi Hart Scott Rodino, en vigueur aux Etats-Unis, prévoit une obligation de notification de la transaction envisagée aux autorités anti-trust (FTC) si la valeur de la cible est supérieure à 53M$. La non opposition de la FTC est nécessaire pour la réalisation effective de l'opération. |
| Hedge funds | Les hedge funds, contrairement à leur nom qui signifie couverture, sont des fonds d'investissement non cotés à vocation spéculative. Ce sont des fonds spéculatifs recherchant des rentabilités élevées et qui utilisent abondamment les produits dérivés, en particuliers les options. Ils utilisent l'effet de levier, c'est-à-dire la capacité à engager un volume de capitaux qui soit un multiple plus ou moins grand de la valeur de leurs capitaux propres. Les hedge funds présentent l'intérêt d'offrir une diversification supplémentaire aux portefeuilles « classiques » car leurs résultats sont en théorie déconnectés des performances des marchés d'actions et d'obligations. |
| Hedger | Voir couverture |
| High Grade | Dans le cadre du rating des titres de dette, on appelle en franglais high grade (ou investment grade) les notes situées entre AAA et BBB-, tandis que les notes situées entre BB+ et D sont appelées speculative grade (ou non investment grade ou encore high yield). Ces deux classes de risque sont très importantes aux yeux des investisseurs, notamment institutionnels, dont certains d'entre eux n'ont le droit d'acheter que des obligations de la catégorie high grade, les autres étant considérés comme trop risquées. |
| High yield (ou high yield bonds) |
les émissions obligataires à haut rendement sont des emprunts qui prennent en général la forme d'obligations à 5, 7 ou 10 ans. Il s'agit d'obligations émises par des sociétés en retournement ou présentant une faible surface financière, c'est à dire un niveau d'endettement élevé (LBO en particulier). La rémunération des titres, comme leur niveau de risque, est donc extrêmement conséquente. Cela leur donne un caractère spéculatif incontestable. On les appelait autrefois junk bonds. |
| Holding | Un holding est une société sans objet industriel dont l'actif est composé de titres de participations. Par une organisation en cascade, un holding permet de conserver le contrôle d'une entreprise en multipliant le nombre d'actionnaires minoritaires à chaque étage. En outre, il permet la remontée de dividendes à faible coût fiscal ( à cause du régime mère/fille) et le rachat de titres de la société industrielle au moyen du revenu ainsi perçu. Le holding peut être indifféremment une société civile ou une société de capitaux. |
| Holding de reprise | Société créée pour acheter une société cible dont elle va devenir la maison mère. En général, elle fait jouer l'effet de levier en s'endettant pour financer partiellement l'acquisition. Si la holding de reprise détient plus de 95 % de la société acquise, elle peut bénéficier de l'intégration fiscale. |
| Holding financier | Les holdings financiers, autrefois liés à des groupes bancaires, ont joué un rôle majeur auprès des entreprises en les finançant, en les aidant à constituer des grands groupes industriels. Ils étaient en quelque sorte un substitut aux marchés de capitaux, alors embryonnaires. Même s'ils restaient fondamentalement financiers, avec un objectif de rendement, la durée de détention de leurs participations pouvait être longue. Leur disparition progressive s'est traduite par l'éclatement des noyaux durs et le décroisement des participations. |
| Holt - modèle de | Le modèle de C. Holt permet de déterminer la durée de la croissance exceptionnelle du PER contenue implicitement dans le cours boursier d'une société à forte croissance. L'investisseur compare alors le résultat obtenu avec ses propres prévisions et agit en conséquence. La résolution de l'équation suivante donne n, le nombre d'années de croissance exceptionnelle. L'indice m se réfère aux données du marché. |
| Horizon explicite | L'horizon explicite dans le cadre d'un business plan est l'horizon des prévisions détaillées de l'évolution de l'activité. Il dépendra de la visibilité de l'entreprise. Sa durée doit donc représenter le temps durant lequel l'entreprise se développera dans la continuité de ses décisions actuelles. |
| Hors bilan | Voir engagements hors bilan |
| Hurdle rate | Un hurdle rate est un taux d'intérêt minimum à obtenir avant que ne s'enclenche un processus donné. Par exemple, pour un montage LBO l'intéressement des gestionnaires du fonds de LBO à la performance financière du fonds ne commence à s'appliquer qu'au delà d'un taux d'intérêt minimul (le hurdle) le plus souvent de 8 %. Si la rentabilité est inférieure à 8 %, ils n'ont droit à aucun intéressement, si elle est supérieure à 8 % ils ont droit à 20 % de la plus value. Idem pour certaines stock options dont l'exercice est conditionné à l'obtention, par exemple, d'une rentabilité des capitaux propres d'au moins 15%, ou à une progression minimum du cours sur une moyenne période. |
| Hypothèque | L'hypothèque est une garantie utilisée lors des emprunts notamment immobiliers. En cas de non-paiement de la dette, le créancier devient le propriétaire du bien hypothéqué. |
| Lexique - J | |
| Joint venture | La plupart des alliances technologiques ou industrielles se traduisent par la création d'une société commune ou joint-venture souvent détenue à 50/50. Ces sociétés ont généralement un avenir éphémère, une telle situation pouvant rapidement mener à un blocage total des organes de décision de l'entreprise, soit parce que la joint-venture se porte bien et que l'un des actionnaires veut récupérer le contrôle, soit parce qu'elle se porte mal et que l'un des actionnaires veut sortir. Il est dès lors nécessaire de prévoir dès sa création des clauses de sortie permettant, en cas de conflit, un déblocage de la situation. |
| Junk bonds | Voir High Yield Bonds |
| Juste valeur | La notion de juste valeur, ou Fair value en anglais, implique la valorisation d'actifs et de passifs sur la base d'une estimation de leur valeur de marché ou de leur valeur d'utilité par actualisation des flux de trésorerie estimés attendus de leur utilisation. Ainsi, l'IASB impose d'utiliser la juste valeur pour comptabiliser les instruments financiers qui n'ont pas vocation à être détenus jusqu'à leur échéance (et notamment les produits dérivés), mais il n'a pas réussi à l'étendre à tous les actifs et passifs. |
| Lexique - K-L | |
| LBO | Voir leveraged buy-out |
| LBO secondaire | Dans le cadre de sortie de montage LBO, les fonds de LBO possèdent plusieurs options dont l'une d'entre elles est le LBO secondaire. Il consiste à céder les actifs détenus à un autre financier qui lui-même met en place un nouveau montage LBO. Ces LBO dits secondaires sont ainsi de plus en plus fréquents. Picard est par exemple un LBO secondaire.On parle aussi de LBO tertiaire, voire de LBO quaternaire. |
| LBU | Voir leveraged build-up |
| LCR | Voir lettre de change. |
| Lease-back | Le lease-back est une procédure par laquelle une firme propriétaire d'un bien d'équipement ou à usage professionnel le cède à une société de crédit-bail, qui le remet immédiatement à sa disposition par une opération de crédit-bail mobilier ou immobilier selon la nature du bien cédé. De telles opérations ont essentiellement pour but de procurer à l'entreprise des capitaux à long terme pour financer des immobilisations nouvelles, ou de consolider des crédits relais à court terme pour rééquilibrer le bilan. Cet artifice disparaît lors de l'établissement de comptes consolidés. |
| Letter of intent | Lorsque le cadre d'une négociation de contrôle a été défini, la lettre d'intention (letter of intent) est un engagement moral et non juridique qui définit les principales base d'un accord possible et permet très souvent d'entamer un processus dont l'aboutissement sera la transaction. Souvent, l'acquéreur, muni du protocole d'intention, se retourne vers son conseil d'administration pour obtenir l'autorisation de pour suivre la négociation. |
| Lettre de change | La lettre de change est un document par lequel le fournisseur invite le client à payer le montant dû à la date d'échéance à son banquier. Elle peut être écrite (papier) ou dématérialisée sur une bande magnétique (relevé). |
| Lettre de confort | La garantie d'un emprunt peut prendre la forme d'une lettre de confort par laquelle un groupe reconnaît être informé de l'existence d'un prêt bancaire accordé à sa filiale, et déclare qu'il ne se désintéressera pas du sort de sa filiale en cas de difficultés financières de celle-ci. C'est un engagement moral à l'écart des prêteurs de faire en sorte que la filiale leur rembourse ses emprunts, quitte à ce que la société mère souscrive le moment venu à une augmentation de capital de sa filiale pour lui apporter les fonds nécessaires. |
| Lettre d'intention | Voir Letter of intent |
| Leverage recap | Dans le cadre de sortie de montage LBO, les fonds de LBO possèdent plusieurs options dont l'une d'entre elles est le leverage recap. Il consiste pour le fonds de LBO après avoir détenu l'actif quelques années à le réendetter (par versement d'un dividende exceptionnel financé par endettement par exemple). Cette opération ne représente pas réellement une sortie, car le fonds reste l'actionnaire de la société, mais elle permet une sortie partielle des capitaux propres initialement investis. |
| Leveraged build up | Un leveraged build up est un LBO qui procède à des acquisitions d'autres sociétés de son secteur afin de créer des synergies industrielles. Ces acquisitions se font par recours à l'endettement. |
| Leveraged buy out | Un LBO ou Leveraged Buy Out est le rachat des actions d'une entreprise financé par une très large part d'endettement. Concrètement, un holding est constitué, qui s'endette pour racheter la cible. Le holding paiera les intérêts de sa dette et remboursera celle-ci grâce aux dividendes réguliers ou exceptionnels provenant de la société rachetée. |
| Levier | |
| Levier | Le levier financier d'une entreprise est le rapport de son endettement net sur le montant de ses capitaux propres. Il est donc caractéristique de la structure financière de cette entreprise, et entre dans le calcul de l'effet de levier. Rappelons que le recours à l'effet de levier n'améliore en rien la rentabilité de l'actif économique de l'entreprise et s'il améliore la plupart du temps la rentabilité des capitaux propres, c'est au prix d'une augmentation du risque de l'action. |
| Levier d'exploitation | Le levier d'exploitation permet d'expliquer le rapport entre l'évolution du chiffre d'affaires d'une société et de ses résultats en fonction de l'importance de ses coûts fixes. Prenons l'exemple d'un cimentier. En cas de chute d'activité, ses résultats régresseront beaucoup plus vite que pour un groupe de distribution compte tenu de l'importance de ses coûts fixes. On dira alors que le cimentier a un fort levier d'exploitation. |
| LIBOR | Le LIBOR, ou London Interbank Offered Rate, est le taux du marché monétaire observé à Londres. Il est égal à la moyenne arithmétique des taux offerts sur le marché bancaire à Londres pour une échéance déterminée (entre 1 et 12 mois) et une devise donnée (euro, livre, dollar). |
| LIFO | La méthode d'évaluation des stocks LIFO (last in first out) valorise les sorties de stock au coût de l'article le plus récent. Elle aboutit à minorer le résultat. |
| Ligne bilatérale | Dans le cadre de la gestion de son endettement, une entreprise peut directement négocier avec une banque un emprunt. On parle alors de ligne bilatérale. Elle s'oppose au financement syndiqué qui est lui accordé par un groupe de banques. |
| Ligne de back-up | Dans le cadre d'émission de billets de trésorerie, tout émetteur qui le souhaite peut obtenir d'une banque un engagement de substitution spécifique lui garantissant qu'un concours (crédit ou prêt) lui sera consenti au cas où la situation du marché ne lui permettrait pas de procéder au renouvellement du programme de billets de trésorerie. Ces lignes, dites de back-up en franglais, sont imposées par les agences de rating pour obtenir une notation de qualité au programme d'émission de billets de trésorerie. |
| Lignes umbrella | Les accords-cadres obtenus par les grands groupes sont souvent utilisés comme des lignes de sécurité multidevises et multisociétés. Ces lignes sont alors dites lignes umbrella en franglais. Elles font en général l'objet d'une commission d'engagement. |
| Liquidation | elle représente la mort de l'entreprise qui est dissoute. Certains des actifs (ou des unités de production) peuvent être vendus, ce qui se fait généralement par mise aux enchères. Les fonds ainsi obtenus servent à rembourser les créanciers. |
| Liquidité | La liquidité de l'entreprise est son aptitude à faire face à ses échéances financières dans le cadre de son activité courante, à trouver de nouvelles sources de financement, et à assurer ainsi à tout moment l'équilibre entre ses recettes et ses dépenses. Le risque de liquidité le plus fréquent intervient lorsque l'entreprise est en difficulté et qu'elle ne peut plus émettre de titres acceptés par le marché financier ou les institutions bancaires; les investisseurs ne lui font plus confiance quels que soient les projets proposés. La liquidité est donc liée à la durée des ressources; elle s'analyse tant au niveau de la structure à court terme (financement à court terme), qu'au niveau de la capacité de remboursement des dettes à moyen et long termes. De là l'utilisation des concepts et ratios classiques : fonds de roulement, capitaux propres, endettement, actif circulant/dettes à court terme..." |
| Liquidité du bilan | La liquidité du bilan correspond à la capacité de l'entreprise à faire face à ses échéances de ses banques ou de ses fournisseurs. Elle peut être comprise comme une mesure de la vitesse de rotation de l'actif par rapport à celle du passif. Le bilan d'une société est donc liquide quand, pour chaque échéance, la durée des ressources est supérieure à la durée des emplois. |
| Liquidité d'un marché | La liquidité d'un marché correspond à la possibilité pour un investisseur d'effectuer une transaction au prix affiché et pour un volume important sans affecter le cours du titre. Elle est d'autant plus forte que le nombre de titres admis sur le marché est important et que la fréquence des transactions est élevée. A contrario, un marché peu liquide subira une décote car le risque pris par l'investisseur est plus important. |
| Listing partner | Intermédiaire financier chargé d'accompagner une entreprise avant son entrée sur le marché boursier Alternext et dans sa vie boursière sur ce marché en lui rappelant, si besoin est, ses obligations d'information.Synonyme de Listing sponsor |
| Listing sponsor | Intermédiaire financier chargé d'accompagner une entreprise avant son entrée sur le marché boursier Alternext et dans sa vie boursière sur ce marché en lui rappelant, si besoin est, ses obligations d'information. Synonyme de Listing partner |
| Livre d'ordres | lors des opérations de placement de titres, concomitamment à la diffusion de l'information et au marketing auprès des investisseurs potentiels, un livre d'ordres est constitué. Il enregistre les intentions d'achat (volume de titres demandés et prix) des investisseurs potentiels et permet ainsi d'établir la faisabilité et le prix de l'opération. Ce n'est qu'à l'issue de cette phase que les banques prennent un engagement de bonne fin. |
| Location | Les locations peuvent être de deux sortes: soit de nature financière (crédit-bail, location-financement, financial lease ou capital lease) où le locataire peut devenir, dans certains cas propriétaires du bien; soit de nature opérationnelle (location simple ou operating lease), sans effet de bilan car le locatire ne peut en aucun cas devenir propriétaire du bien. Les différents types de location font l'objet de traitements comptables spécifiques. |
| Location financement | voir crédit-bail |
| Location financière | La location financière ou operating lease est une location longue durée d'un bien sans que l'entreprise ne dispose de la faculté de l'acquérir après une période d'utilisation donnée. Contrairement au crédit-bail, cette activité n'est pas soumise à la réglementation bancaire. Forme dérivée du crédit-bail (qui est soumis à la réglementation bancaire), la location financière longue durée sans option d'achat (operating lease en franglais) n'est pas soumise à la réglementation bancaire et elle est très utilisée dans certains secteurs (informatique, transports....) |
| Location opérationnelle | voir location financière |
| Lock-up | Période durant laquelle un investisseur (ou l'émetteur), qui vient de céder des titres (ou d'en émettre), s'est engagé à ne pas en céder ou à en émettre de nouveaux sur le marché. Elle fait souvent suite à une introduction en bourse ou à une augmentation de capital réservée. Elle dure en général de 3 à 9 mois. |
| Long-form report | voir Vendor Due Diligence |
| Loss Ratio | En assurance, c'est le rapport Coût des sinistres / primes encaissées. |
| Loyer de l'argent | Voir taux d'intérêt |
| Loyer de l'argent sans risque | Voir taux de l'argent sans risque |
| Lexique - N | |
| Nantissement | Voir gage |
| NASDAQ | Crée en 1971, le NASDAQ est le système de cotation électronique qui a donné son nom au marché des PME innovantes américaines. Son succès a été tel que certaines entreprises devenues des grands groupes comme Microsoft, Intel ou Apple sont restées cotées au NASDAQ. Environ 3 200 sociétés sont cotées au NASDAQ. En réalité, le NASDAQ présente deux niveaux, le NASDAQ National Market qui traite les titres plus actifs et le NASDAQ Small Cap Market pour les valeurs de plus petite taille. |
| NBV | (Voir Net Book Value ) |
| Negative pledge | Dans le cadre des conventions de crédit, les banques ont imposé le respect de certaines conditions. Parmi celles-ci, on compte l'engagement de ne pas faire. Il peut en particulier limiter la constitution de garantie de certains actifs au profit de tiers, ce qui s'appelle negative pledge en franglais. |
| Négociation d'entreprises | Le choix d'une tactique de négociation est un préalable si l'on veut atteindre un objectif de prix par rapport à la valeur financière établie selon les travaux d'évaluation. Mais le prix n'est pas tout : le vendeur peut souhaiter également limiter les garanties qu'il devra donner, rester au conseil d'administration ou à la direction générale... En fonction du nombre d'acquéreurs potentiels identifiés, du degré de confidentialité souhaité et des délais et des exigences du vendeur, tout est envisageable pour optimiser la vente d'une entreprise. L'art de la négociation consiste alors à faire partager la valeur des synergies entre l'acheteur et le vendeur, à trouver un point d'équilibre entre leurs positions respectives, de sorte que tous deux réalisent une bonne affaire. Le vendeur vendra plus cher et s'appropriera ainsi une fraction de la valeur des synergies anticipées par l'acquéreur. Quant à ce dernier, il aura cédé une fraction de la valeur des synergies, mais n'aura pas acheté l'entreprise au-delà la valeur qu'il lui attribue. |
| Négociation privée | La cession d'une entreprise peut se faire dans le cadre d'une négociation privée. Le vendeur ou son mandataire contacte alors un nombre réduit d'acquéreurs potentiels pour tester leur intérêt. Après signature d'une lettre de confidentialité, les acquéreurs potentiels peuvent recevoir un mémorandum d'information qui décrit les caractéristiques industrielles, financières et sociales de l'entreprise. La discussion s'engage alors, l'important étant qu'aucun acheteur potentiel n'ait l'impression d'être seul... même s'il l'est en réalité. L'avantage la négociation privée est de permettre une grande confidentialité ; il peut même ne pas y avoir de traces écrites. Les principaux éléments de la discussion sont le pourcentage de contrôle cédé (et le statut des actionnaires minoritaires s'il en reste), le prix de cession, les modalités de paiement, les clauses suspensives éventuelles, la convention de garantie d'actif et de passif." |
| Net Book Value | Valeur comptable nette d'un actif. Elle correspond au coût d'acquisition moins les amortissements et les dépréciations éventuelles. |
| Net Written Premium | Ensemble des primes que la compagnie d'assurance percevra sur la durée de vie d'un contrat sous déduction du coût de la réassurance qu'elle mettra en place. |
| New York Stock Exchange | Crée en 1792, le New York Stock Exchange (NYSE) demeure la première bourse mondiale par le volume des échanges et la capitalisation boursière. Il attire de facto les plus grosses capitalisations boursières (2 300 entreprises cotées dont 460 non américaines). |
| Nominalisme - principe | Ce principe comptable veut que les biens acquis par l'entreprise soient inscrits à son bilan pour leur coût d'acquisition appelé valeur historique et qu'ils soient maintenus à ce prix au cours du temps, sauf à être amortis ou provisionnés. Le nominalisme est également appliqué pour la comptabilisation des dettes. Ce principe est appliqué assez strictement dans les comptes sociaux où les réévaluations sont rares. En comptes consolidés en revanche, les actifs sont souvent réestimés notamment lors de la première consolidation pour aboutir à une valeur économique qui reflète la durée de vie résiduelle des actifs. |
| Non compensation - principe | Ce principe comptable interdit la compensation de postes d'actifs et de passifs entre eux, ou de postes de charges et de produits entre eux, sauf lorsque cela est explicitement prévu. Ainsi, dans le plan comptable, les rabais, remises et ristournes obtenus viennent en diminution des achats. Mais ceci est l'exception : une créance sur un client ne peut être annulée par une dette à l'égard de ce même client, etc. L'IAS prévoit un certain nombre de cas où la compensation est possible comme la présentation d'un élément exceptionnel sous déduction de son effet fiscal et des intérêts minoritaires. |
| Non investment grade | Dans le cadre du rating des titres de dette, on appelle en franglais non investment grade (ou speculative grade ou high yield) les notes situées entre BB+ et D. Les investisseurs, notamment institutionnels, n'ont pas le droit d'acheter des obligations de cette catégorie car elles sont trop risquées. |
| Non-valeurs | Certaines immobilisations incorporelles sont considérées dans une optique de valorisation comme des non-valeurs. Elles sont alors déduites du montant des capitaux propres. Ce traitement s'applique notamment aux frais d'établissement. |
| NOPAT | voir Net Operating Profit After Tax |
| NOPLAT (Net Operating Profit Less Adjusted Tax) | résultat d'exploitation multiplié par (1 - taux d'impôt nominatif). |
| Normatif | On parle de résultat normatif pour désigner un résultat obtenu dans des conditions normales d'exploitation. |
| Notation financière | La notation financière ou rating permet de mesurer la qualité de la signature de l'emprunteur par des technique d'analyse financière et de scoring. Les agences distinguent deux types de notes : la notation traditionnelle qui s'applique aux emprunts à court terme (moins d'un an) ou à long terme émis sur le marché et la notation de référence (en l'absence d'émission) à court terme et à long terme qui mesure le risque de contrepartie que représente l'emprunteur pour un investisseur (note attribuée à une dette de premier rang). La notation financière offre à l'investisseur une information fiable sur le risque de la créance. |
| Notching | On appelle notching la capacité pour une entreprise lors d'une émission obligataire donnée d'obtenir une notation financière différente de sa note de référence sur la même échéance, en offrant des modalités particuliers (garantie...). |
| Note | Voir notation financière |
| Note d'information | Dans le cadre d'un lancement d'offre publique, l'AMF demande qu'on lui remette un projet de "note d'information" détaillée, dans lequel l'iniateur de l'offre décrit ses activités, sa situation financière, sa stratégie, le nombre de titres de la société visée qu'il détient déjà et indique l'identité de ses principaux actionnaires. En outre, il doit expliquer pourquoi il souhaite acquérir la société visée et justifier le prix (ou la parité) proposé. Cette note est transmise à la cible qui doit donner des informations sur elle-même et se prononcer sur l'offre lancée. Une note d'information est aussi publiée à l'occasion de d'autres opérations financières comme une augmentation de capital, un rachat d'actions,.... |
| Note issuance facilities (NIF) | Le NIF est un produit hybride composé d'obligations à court terme et d'un engagement de prêt à moyen terme obtenu auprès de banques dans le cas où le programme d'émission de ces obligations ne trouverait pas preneur. |
| Notionnel | On appelle montant notionnel le montant théorique auquel s'applique le différentiel entre taux garanti et taux variable dans les contrats de gestion de risque de taux (FRA, swap...). Le montant notionnel ne s'échange jamais entre acheteur et vendeur des contrats. |
| Nouveau marché | Le Nouveau Marché était destiné aux entreprises à fort potentiel de croissance cherchant à financer leur plan de développement. Pour être admise à la cote, une société devait posséder des capitaux propres d'un minimum de 1,5 MEuro et offrir 4,5 MEuro de titres dont 50% par augmentation de capital. Par ailleurs, le Nouveau Marché faisait partie du réseau Euro-NM regroupant ses principaux équivalents européens (Neuer Markt allemand, Nmax hollandais, Nuovo Mercato en Italie...). Ce réseau était fondé sur des règles d'admission et de cotation communes qui permettaient aux entreprises européennes d'être cotées sur le marché de leur choix indépendamment de leur nationalité d'origine. Créé en France en 1996, il a disparu en 2005 au moment où a été créé Alternext. |
| NWP | Voir Net Written Premium |
| NYSE | voir New York Stock Exchange |
| Lexique - O | |
| OAT | Voir obligation assimilable du trésor |
| OATi | L'OATi est une obligation émise par l'Etat français et indexée sur l'inflation. Ainsi, chaque année le coupon et le prix de remboursement sont réévalués pour tenir compte de la hausse de l'indice des prix depuis le lancement de l'emprunt. L'investisseur est ainsi complètement protégé contre l'inflation. |
| Obligation | Une obligation est un titre de créance négociable représentatif d'une fraction d'un emprunt émis par une entreprise, une entité du secteur public ou l'Etat. En tant que créancier d'une entreprise, le porteur d'une obligation ne court pas le risque industriel de celle-ci puisque sa rémunération est contractuelle. Il sera remboursé avant les actionnaires en cas de faillite de l'entreprise. En contrepartie, il ne bénéficie pas des droits sociaux liés à l'action (droit au bénéfice et droit à la gestion de l'entreprise via le droit de vote). |
| Obligation à bons de souscription d'actions (O.B.S.A.) | On appelle obligation à bon de souscription d'actions une émission obligataire à laquelle est attachée un bon de souscription d'actions. Ce dernier permet de souscrire à une future augmentation de capital à un prix fixé. Pratiquement, l'obligation et le bon de souscription sont cotés séparément. |
| Obligation à bons de souscription d'obligations (O.B.S.O.) | On appelle obligation à bon de souscription d'obligation une émission obligataire à laquelle est attachée un bon de souscription d'obligation. Ce dernier permet de souscrire à un nouvel emprunt obligataire pour un prix fixé. Pratiquement, l'obligation et le bon de souscription sont cotés séparément. |
| Obligation à bons de souscription en actions remboursables | Une OBSAR est une obligation à laquelle est attachée un BSAR. L'OBSAR permet en particulier de refinancer la dette bancaire de sociétés de taille moyenne à un taux d'intérêt en apparence plus bas grâce à la présence des BSAR. Il leur permet notamment d'accéder au marché obligataire autrement réservé, de facto, aux grandes entreprises. |
| Obligation à coupon unique | Une obligation à coupon unique est un titre de dette dont le remboursement s'effectue à l'échéance uniquement avec le paiements des intérêts capitalisés. C'est financièrement similaire à une obliagation à coupon zéro. |
| Obligation à coupon zéro | Une obligation dite à coupon zéro est une obligation dont les intérêts sont versés en totalité à l'échéance de l'emprunt après avoir été capitalisés sur toute la période. |
| Obligation à taux fixe | Une obligation à taux fixe est un titre de dette dont l'échéancier de flux est parfaitement connu à l'émission car le taux du coupon a été fixé à ce moment-là et ne changera pas au cours du temps. |
| Obligation à taux variable | Une obligation à taux variable est un titre de dette dont l'échéancier de flux n'est pas parfaitement connu à l'émission. Le coupon d'une obligation à taux variable n'est pas fixe, mais indexé sur un taux observable (généralement un taux court terme, l'Euribor 6 mois par exemple). A chaque échéance du coupon, la valeur de celui-ci sera calculée en fonction de ce taux de marché. Ceci permet d'annuler le risque de taux car l'émetteur de ce titre est sûr qu'à tout instant, il est endetté au taux du marché, ni plus, ni moins. |
| Obligation assimilable du Trésor | Les obligations assimilables du Trésor sont des titres de dettes émis par l'Etat français. Des lors, elles portent la meilleure signature du marché et constituent la référence pour le taux de l'argent sans risque. |
| Obligation cautionnée | L'obligation cautionnée est une reconnaissance de dette, souscrite par une entreprise au profit du Trésor Public, et garantie par une caution bancaire, dans le but de différer le paiement de la TVA ou de taxes assimilées (alcools, douanes, etc.). Le délai accordé par l'administration est en général de quatre mois. |
| Obligation convertible | L'obligation convertible est une obligation qui donne à son détenteur, pendant la période de conversion, la possibilité de l'échanger contre une ou plusieurs actions de la société émettrice. C'est un produit d'une grande souplesse d'utilisation puisque le taux d'intérêt peut être fixe, variable, indexé, flottant, révisable, etc., toute condition d'amortissement pouvant par ailleurs être envisagée, en particulier le coupon zéro. L'obligation convertible s'assimile à une obligation classique avec une option d'achat sur des actions nouvelles de l'émetteur. |
| Obligation échangeable | Une obligation échangeable est une obligation émise par une société et remboursable en actions d'une autre entreprise qu'elle détient en portefeuille. A l'échéance de l'emprunt, soit le cours de l'action sous-jacente a suffisamment monté pour que les investisseurs demandent le remboursement de l'obligation échangeable en actions sous-jacentes. La dette disparaît alors du bilan de la société ainsi que les actions sous-jacentes. Soit le cours n'a pas suffisamment monté, l'emprunt est alors remboursé en liquidités, et la société garde les actions sous-jacentes. L'obligation échangeable s'assimile à un prêt sur gages avec une option d'achat consentie à l'investisseur sur les titres détenus en portefeuille |
| Obligation remboursable en actions | Contrairement aux obligations convertibles, pour lesquelles subsiste toujours un risque de non-conversion, les obligations remboursables en actions se transforment obligatoirement en capitaux propres. Elles sont remboursées par remise d'actions de la société émettrice. Il n'y a donc pas de flux financiers de remboursement. |
| OBO | voir Owner Buy Out |
| OBSAR | voir obligation à bons de souscription en actions remboursables |
| OCEANE | On parle d'OCEANE (obligation convertible en actions nouvelles ou existantes) quand l'émetteur d'une obligation convertible peut remettre au créditeur soit de nouvelles actions émises pour l'occasion, soit des actions existantes qu'il détient en portefeuille, par exemple à la suite d'un rachat d'actions. |
| Offre à prix ferme | La procédure de première cotation dite offre à prix ferme consiste à mettre à la disposition du public une quantité de titres à un prix fixe prédéterminé. Quel que soit le nombre de titres demandés, ce prix est appliqué. S'il est très inférieur à ce que le marché aurait été prêt à payer, le cours montera fortement dans les jours suivant l'introduction. Les acheteurs du premier jour s'approprieront alors la plus-value. Les demandes centralisées par Euronext sont servies arithmétiquement selon le pourcentage résultant du rapprochement de l'offre et de la demande. Le taux d'allocation minimum des demandes est en général de 1%. Cette technique n'est plus fréquemment utilisée. |
| Offre à prix ouvert | cette technique de mise à disposition de titres financiers sur le marché (placement auprès des particuliers) vise à fixer une fourchette de prix a priori. L'OPO est mise en place pour les particuliers alors que l'offre pour les institutionnnels prends la forme d'un placement (constitution d'un livre d'ordre). Le prix de l'OPO défini à l'issue de l'offre en fonction du résultat du placement. L'OPO est maintenant la méthode la plus utilisée pour le placement aux particuliers. |
| Offre binding | Dans le cadre d'une mise aux enchères d'une entreprise, après selection d'une demi-douzaine d'offres au plus (short-list), après déroulement des management presentations et après la remise d'un projet de contrat de cession aux acquéreurs potentiels, il y a souvent constitution d'une data room où sont regroupées toutes les informations d'odre économique, financier ou juridique concernant l'entreprise à vendre. Après consultation de ces informations exhaustives et rencontre avec le management, les acquéreurs potentiels doivent transmettre au vendeur une offre définitive qui prend souvent la forme d'un contrat. Il s'agit d'une offre binding (en franglais). |
| Offre binding | Dans le cadre d'une mise aux enchères d'une entreprise, après selection d'une demi-douzaine d'offres au plus (short-list), après déroulement des management presentations et après la remise d'un projet de contrat de cession aux acquéreurs potentiels, il y a souvent constitution d'une data room où sont regroupées toutes les informations d'odre économique, financier ou juridique concernant l'entreprise à vendre. Après consultation de ces informations exhaustives et rencontre avec le management, les acquéreurs potentiels doivent transmettre au vendeur une offre définitive qui prend souvent la forme d'un contrat. Il s'agit d'une offre binding (en franglais). |
| Offre mix & match | Dans le cadre d'offre publique, les offres mix & match sont des offres avec une branche principale mixte (cash et titres) et deux branches alternatives, une en cash uniquement, une autre en titres uniquement. Ce type d'offres permet de mieux satisfaire les actionnaires de la cible qui ne peuvent pas avoir tous les mêmes objectifs (monétiser leur participation ou rester dans la nouvelle entité). Ces offres constituent l'une des dispositifs du banquier d'affaires afin de rendre une offre plus attractive. |
| Offre non binding | Dans le cadre d'une mise aux enchères d'une entreprise, après envoi d'un teaser présentant la société, les acheteurs potentiels qui manifestent un intérêt reçoivent des informations complémentaires (en général synthétisées dans un mémorandum d'information), en contrepartie d'un engagement de confidentialité. Après étude de cette information, ils déposent une offre d'achat sous forme d'une lettre d'intention, ou offre non binding, mentionnant un prix, des conditions suspensives et éventuellement le plan de développement. Sur la base de cette offre, le vendeur donne ou non accès au second tour, |
| Offre publique d'achat | L'offre publique d'achat consiste à proposer aux actionnaires d'une société cotée l'acquisition de la totalité des titres pendant une période donnée et pour un prix fixé et versé en espèces. La procédure d'OPA se fait sous la surveillance des autorités de marché qui s'assurent du respect des principes de transparence, de bonne information et d'égalité de traitement des actionnaires. |
| Offre publique de rachat d'actions | L'offre publique de rachat d'actions (OPRA) est une opération de rachat par une société de ses propres titres en vue des les annuler. |
| Offre publique de retrait | L'offre publique dite de retrait " (OPR) peut être obligatoire en cas de transformations radicales de la société (passage en commandite par actions, changement d'activité, fusion avec son actionnaire de contrôle, cession des principaux actifs...). L'actionnaire contrôlant doit alors lancer une offre donnant une sortie aux autres actionnaires. En outre, un actionnaire seul ou agissant de concert, détenant plus de 95% du capital ou des droits de vote de la société, peut lancer une OPR. Celle-ci peut également être demandée par un actionnaire minoritaire. " |
| Offre publique de vente | Voir offre à prix ferme (OPF) |
| Offre publique d'échange | Contrairement à l'offre publique d'achat, l'offre publique d'échange propose d'acquérir les titres de la société cible en échange des titres de la société initiatrice. Une offre publique d'échange ne donne donc pas lieu à une sortie de trésorerie. |
| Offre publique partielle | En France, l'offre de participation ou offre publique partielle peut être appliquée par les sociétés qui s'engagent à ne pas détenir plus de 10% du capital de la société visée. Cette procédure n'a jamais été appliquée à ce jour. |
| Offre publique simplifiée | Les offres publiques simplifiées n'ont pas pour objet de prendre le contrôle d'une société, mais d'y compléter une participation ou d'en fermer le capital. Les deux principaux cas d'offres publiques simplifiées sont la procédure de garantie de cours et l'offre initiée par un actionnaire détenant déjà plus de 50% du capital et des droits de vote de la société (offre publique de retrait). |
| One to one | On appelle one to one, les entretiens en tête-à-tête réalisés par les dirigeants d'entreprise avec leurs principaux investisseurs préalablement à une décision financière importante (augmentation de capital, OPA-OPE...). |
| OPA | |
| OPA amicale | Offre Publique d'Achat (OPA) qui est recommandée par le conseil d'administration de la sociétée visée par l' OPA. |
| OPA inamicale | Offre Publique d'Achat (OPA) qui n'est pas recommandée par le conseil d'administration de la sociétée visée par l' OPA et à laquelle le conseil d'administration recommande aux actionnaires de ne pas apporter leurs titres. Le terme inamical vise surtout le conseil d'administration et l'équipe dirigeante et non les actionnaires à qui celui qui a lancé l'offre propose de céder leurs actions avec une prime. |
| OPE | |
| OPE amicale | Offre Publique d'Echange (OPE) qui est recommandée par le conseil d'administration de la sociétée visée par l' OPE |
| OPE inamicale | Offre Publique d'Echange (OPE) qui n'est pas recommandée par le conseil d'administration de la sociétée visée par l' OPE et à laquelle le conseil d'administration recommande aux actionnaires de ne pas apporter leurs titres. Le terme inamical vise surtout le conseil d'administration et l'équipe dirigeante et non les actionnaires à qui celui qui a lancé l'offre propose de céder leurs actions avec une prime. |
| Operating lease | voir location financière |
| Operating profit | voir résultat d'exploitation |
| Opération primaire | Une opération primaire est une opération avec émission de titres nouvellement créés par l'entreprise qui trouve ainsi un financement par opposition à une opération secondaire. |
| Opération secondaire | Une opération secondaire est une opération par cession d'actions dejà existantes et sans émission de titres nouvellement créés par l'entreprise qui ne trouve pas ainsi un financement par opposition à une opération primaire. |
| Opérations intra-groupe | Les opérations réalisées entre sociétés du même groupe sont fréquentes (prêts, relations clients-fournisseurs). Dans l'optique de la consolidation, il est nécessaire d'éliminer des comptes de la société mère et de ceux des filiales ses opérations réciproques et leurs effets internes sur les résultats. |
| OPEX | Operating expenses, c'est-à-dire les charges d'exploitation de l'entreprise. |
| Opinion de viabilité | Avis à destination du conseil d'administration ou de prêteurs d'une société qui envisagent d'accroître substantiellement sa dette, par exemple par le versement d'un dividende extraordinaire. Elle est rédigée par un expert financier indépendant, souvent une banque d'affaires, qui va tester si la valeur de l'actif économique de l'entreprise est supérieur au montant de sa dette, si l'entreprise peut honorer ses dettes aux échéances prévues contractuellement et si l'entreprise a suffisamment de capitaux propres compte tenu de son activité avant de formuler son avis. En anglais, celui-ci s'appelle solvency opinion. |
| OPR-RO | L'offre publique de rachat suivie d'un retrait obligatoire appelé squeeze out en franglais, cette procédure « d'expropriation » privée peut intervenir lorsque le majoritaire détient plus de 95% des droits de vote. Le prix proposé par le majoritaire est alors particulièrement examiné par les autorités boursières. Il fait l'objet d'un rapport d'évaluation soumis à l'appréciation d'un expert indépendant agrée par l'AMF. |
| Option | L'option est un contrat entre deux parties par lequel l'une accorde à l'autre le droit (mais non l'obligation) de lui acheter (option d'achat) ou de lui vendre (option de vente) un actif, moyennant le versement d'une prime. L'achat (ou la vente) de cet actif se fera à un prix déterminé (prix d'exercice), durant une période (période d'exercice pour les options dites "américaines") ou à une date précise (date d'exercice pour les options dites "européennes"). Le fondement de l'option est la rémunération du risque. |
| Option à barrière | Les options à barrières sont des options qui peuvent être activées ou désactivées (c'est-à-dire créées ou annulées) par le passage du sous-jacent au dessus ou en dessous d'une valeur limite (la barrière). Ceci permet de réduire le risque du vendeur et donc le prix pour l'acheteur puisqu'elle ne produit ses effets que dans un nombre plus limité de situation. Il existe 8 types d'option à barrière selon qu'elle soit d'achat ou de vente, avec activation ou désactivation, par franchissement à la hausse ou à la baisse de la barrière. |
| Option américaine | Les options américaines peuvent être exercées à tout moment, pendant une période donnée. |
| Option d'achat | Voir option |
| Option de change | L'option de change permet de s'assurer d'un cours de change dans une devise particulière, tout en conservant la possibilité de réaliser la transaction au cours comptant si ce dernier est plus favorable. Il faut bien sûr comparer le prix d'exercice (le cours d'exercice) avec le cours à terme et non avec le cours comptant. |
| Option de surallocation | voir greenshoe |
| Option de vente | L'option de vente s'analyse comme une promesse d'achat (un engagement d'acheter), accordée par le vendeur de l'option de vente à l'acheteur de l'option. Ce dernier peut ne pas exercer son option, mais s'il le décide, le vendeur est tenu de lui acheter le sous-jacent. |
| Option européenne | Les options européennes ne peuvent être exercées qu'à une date précise : leur échéance. La grande majorité des options sont des options américaines. |
| Option lookback | L'option lookback ou option sur moyenne permet d'acheter ou de vendre des devises sur la base d'une moyenne des cours pendant la durée de vie de l'option. La prime est donc réduite puisque le risque pris par le vendeur est moindre et la volatilité du sous-jacent par rapport à sa moyenne plus faible. |
| option parisienne | Une option parisienne est un option qui est activée (devient effective) ou désactivée (cess d'exister) que si l'actif sous-jacent passe en dessous ou au dessus d'une barrière sans la refranchir dans le sens inverse pendant une certaine durée. L'exigence d'une durée minimum de franchissement de la barrière est une protection contre le risque de manipulation des marchés qui est toujours possible pour les options à barrière qui n'a pas cette contrainte. |
| Option réelle | Par analogie avec l'option du financier, on parle d'option réelle pour caractériser la position d'un industriel qui bénéficie d'une certaine flexibilité dans la gestion d'un projet d'investissement. Il est en effet possible de limiter ou d'accroître le montant de l'investissement compte tenu de l'évolution des perspectives de rentabilité, tout comme un financier peut exercer ou non son option sur un sous-jacent. Cette flexibilité détient une valeur qui est tout simplement la valeur de l'option réelle. |
| Option sur taux d'intérêt | Les options sur taux d'intérêt sont des outils courants pour la gestion du risque de taux, car elles permettent de s'assurer d'un taux futur sans se priver des effets d'une évolution positive pour l'entreprise de ces derniers. Il existe par exemple des options cap, floor et collar, qui permettent de fixer un taux limite, des swaptions, qui sont des options sur des swaps, des options de taux à barrières... |
| ORA | Voir obligation remboursable en actions |
| ORANE | Les ORANE, obligations à option de remboursement en actions ou numéraire, sont des obligations à courte échéance qui peuvent dans un cas être remboursées par remises d'actions nouvelles et dans d autres cas par remboursement en cash. Elles ont été utilisées la première fois en France par Lafarge dans son offre publique d'achat (OPA) sur Blue Circle et il était prévu que si l 'OPA réussissait les ORANE seraient remboursées en actions Lafarge et que si cette OPA ratait, elles seraient alors remboursées en cash, Lafarge n'ayant pas besoin des liquidités qu il avait recueillies via l'émission d'ORANE pour financer son OPA si celle-ci échouait. Produit proche de l'ORA, l'Obligation remboursable en action ou en numéraire est en réalité une augmentation de capital conditionnelle au succès d'une offre (les augmentations de capital ne pouvant être juridiquement conditionnelles en France). |
| Organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) | On appelle organisme de placement collectif en valeur mobilière les sociétés ou fonds, principalement SICAV et FCP, dont l'activité consiste à gérer un portefeuille de titres financiers. Pour pouvoir exercer, ses sociétés doivent recevoir l'agrément de l'AMF. |
| Out of the money | Voir en dehors de la monnaie. |
| Over hang | arrivée d'un nombre important d'actions sur le marché (voir également equity lines) qui, en raison d'une liquidité insuffisante, pèse sur le cours. |
| Owner Buy Out | L'OBO est un montage financier LBO (Leverage Buy Out) qui a la particularité suivante: l'actionnaire majoritaire rachète par endettement les actionnaires minoritaires et reste donc actionnaire controlant de l'entreprise qui se trouve donc plus endettée. |
| Lexique - Q | |
| Quasi-capitaux propres | Voir produits financiers hybrides |
| Quick ratio | Appelé également ratio de liquidité général, il est défini comme le rapport de l'actif circulant sur l'exigible à court terme. Il permet de vérifier que les actifs à moins d'un an sont plus importants que les dettes à moins d'un an et permettent donc de les rembourser. |
| Quote-part du résultat des sociétés mises en équivalence | La quote-part du résultat des sociétés mises en équivalence correspond à la partie des résultats des sociétés mises en équivalence dans les comptes consoliés du groupe. Elle mérite une attention particulière quant à la manière de la traiter. Faut-il la considérer comme un produit financier ce qu'elle serait si 100% du résultat de la filiale était distribué en dividendes ? Ou faut-il la considérer comme faisant partie du résultat d'exploitation car provenant des participations incluses dans l'actif économique, sachant que ce faisant, on ajoute à un résultat d'exploitation, c'est-à-dire avant charges financières et impôt, un résultat net ? La première logique semble davantage correspondre à la logique d'un groupe financier qui pourra céder telle ou telle participation pour se désendetter. La seconde logique est plutôt celle d'un groupe industriel pour qui, en toute logique, cette situation doit être temporaire et exceptionnelle car, sauf exception, un groupe industriel a vocation à contrôler à plus de 50% ses filiales et donc à les consolider autrement que par mise en équivalence. |
| Lexique - S | |
| Saisonnalité | On parle de saisonnalité de l'activité de l'entreprise. Le caractère saisonnier d'une activité implique un décalage dans le processus de production entre les achats, la production et les ventes. Le besoin en fonds de roulement varie donc au cours de l'année, se gonflant puis se dégonflant. |
| Salam | Terme de finance islamique. C'est un accord à court terme par lequel une institution financière verse, d'avance, les montants correspondant à la livraison future d'une quantité définie de marchandises. Un Salam est principalement utilisé pour le financement des marchandises. Il est semblable à un forward où la livraison est à une date future en échange du paiement au comptant. |
| Salariés - actionnariat | Voir actionnariat des salariés |
| Sale lease back (vente crédit-bail) | procédure par laquelle une firme propriétaire d'un bien d'équipement ou à usage professionnel le cède à une société de crédit-bail qui le remet immédiatement à sa disposition par une opération de crédit-bail mobilier ou immobilier selon la nature du bien cédé. |
| Sarbanes Oxley | Aux Etats-Unis, la loi Sarbanes Oxley vise à renforcer la responsabilité des dirigeants d'entreprise en matiére de contrôle interne et d'information externe et a également revu en profondeur les règles de fonctionnement et de supervision de la profession comptable. |
| Scission | Une opération de scission consiste à séparer en sociétés distinctes les branches d'activité d'un groupe. Les actions des sociétés nouvellement créées sont distribuées aux actionnaires en échange des actions du groupe d'origine. <br>En pratique, les scissions peuvent avoir lieu soit par attribution automatique des titres de la filiale sous forme de distribution de dividendes en titres (spin-off), soit par échange facultatif des titres de la filiale contre les titres de la société dans le cadre d'une offre publique de rachat réalisée par la société sur son propre capital (split-off), soit par scission juridique avec disparition de la société préexistante (split-up). |
| Scores - méthode | L'idée de base de la méthode des scores, ou credit scoring, est de déterminer, à partir des comptes des sociétés, des ratios qui soient des indicateurs avancés (deux à trois ans à l'avance) des difficultés des entreprises. Une fois ces ratios établis, il suffit de calculer leurs valeurs pour une entreprise donnée et de les comparer à la valeur des ratios des entreprises ayant connu des difficultés ou des défaillances. La comparaison ne s'effectue pas ratio par ratio, mais globalement par le biais d'une fonction linéaire des ratios appelée fonction score. |
| Scoring | Voir méthode des scores. |
| SEC (Security Exchange Commission) | La SEC est l'institution en charge de veiller à la bonne application des règles qui régissent le marché boursier des Etats-Unis (règles d'admission, fonctionnement du marché et des intervenants, suivi de l'information communiquée au marché...). La SEC est l'équivalent aux Etats-Unis de l'AMF en France. |
| Second lien | Le second lien est un type de dette qui s'est développé récemment dans les financements de LBO. Le second lien est une dette à long terme ( 9 à 10 ans), qui vient s'interposer entre la dette senior classique et la dette mezzanine. Elle est garantie par les même actifs que la dette Senior classique mais est remboursée après celle-ci. Elle est souscrite par les investisseurs institutionnels, des hedge funds ou des fonds spécialisés. |
| Second Marché | Second Marché d'Euronext Paris a été fondu en 2005 dans l'Eurolist. |
| Second offering | voir augmentation de capital |
| Security Market Line | Voir droite de marché |
| Sell and purchase agreement (SPA) | Le sell and purchase agreement (SPA), ou share purchase agreement est le contrat de vente d'une entreprise. En cas de vente aux enchères, il est généralement transmis par le vendeur de l'entreprise à l'acquéreur potentiel lors de la phase de data room - présentation du management - transmission de la VDD. |
| Sensibilité | La sensibilité d'une obligation mesure la variation de sa valeur en pourcentage induite par une variation donnée du taux d'intérêt. Mathématiquement, elle est égale à la valeur absolue de la dérivée de la valeur de l'obligation par rapport au taux d'intérêt, divisée par la valeur de l'obligation. |
| Seuils | Toute personne physique ou morale qui vient à posséder directement ou indirectement, seule ou de concert, plus de 5%, 10%, 20%, du tiers, 50% et des deux tiers du capital ou des droits de vote d'une société cotée en France doit informer, sous un délai de 5 jours de bourse, le marché du franchissement du seuil de participation et du nombre total d'actions qu'elle possède ainsi que la société concernée dans un délai de 15 jours. En outre, les sociétés peuvent prévoir dans leurs statuts une obligation complémentaire d'information portant sur les détentions de fractions du capital inférieures à celles prévues, mais elles ne sauraient être inférieures à 0,5%. |
| Share purchase agreement | voir sell and purchase agreement |
| Short Term European Paper | Short Term European Paper (STEP) est un label européen délivré par la Fédération Bancaire Européenne et ACI - The Financial Markets Association visant à unifier les pratiques et les standards des différents marchés nationaux de titres de créances négociables de la zone Euro.<br>C'est un label facultatif qui ne mesure ni la qualité du crédit de l'émetteur, ni l'exactitude de l'information fournie, mais qui atteste du respect par l'émetteur des obligations de publication de l'information (financière et caractéristiques du programme), sa mise à jour, le format de documentation, le règlement livraison.<br>Pour plus de détails voir www.stepmarket.org |
| Short Term Note Issuance Facilities (SNIF) | Voir NIF. |
| Shot gun | voir clauses de sortie |
| SICAV | Les SICAV sont des sociétés anonymes dont le capital est variable. Elles émettent ou rachètent leurs actions à la demande des investisseurs à un prix de vente et de rachat qu'elles sont tenues de publier quotidiennement et qui correspond à la valeur de leurs actifs. Les SICAV monétaires de capitalisation offrent à leur actionnaire une rentabilité par appréciation quotidienne de la valeur liquidative proche de celle du marché monétaire. Selon l'objectif affiché par la SICAV, la progression de la valeur liquidative est plus ou moins régulière, une progression très régulière ne pouvant être obtenue qu'au détriment de la rentabilité. Il existe également des SICAV obligataires et des SICAV actions qui offrent au trésorier d'entreprise la possibilité d'acheter indirectement des obligations ou des actions sans avoir à suivre quotidiennement la gestion de ses lignes. |
| SIG | Voir solde intermédiaire de gestion |
| Signaux | Voir théorie des signaux |
| Situation fiscale différée | La situation fiscale différée correspond à une distorsion entre le résultat comptable et le résultat fiscal. Dans certains cas, une différence provisoire apparaît car certaines charges sont liées à des exercices comptable et fiscal différents. On parle alors de différences temporelles. De plus, en comptes consolidés, la valeur comptable d'un actif ou d'un passif peut être différente de sa valeur fiscale. Dans ce dernier cas, on parle de différences temporaires. Selon les cas, ces différences peuvent être sources d'imposition future et donc de passifs d'impôts différés tandis que d'autres peuvent donner lieu à déductions futures et donc à des actifs d'impôts différés. |
| Situation fiscale latente | La situation fiscale latente correspond aux impôts que l'entreprise devrait supporter si certaines décisions étaient prises ou si certaines conditions se réalisaient. Il en est ainsi des charges fiscales liées à la distribution éventuelle de réserves (précompte mobilier), des provisions pour investissement, pour fluctuation des cours, des provisions exceptionnelles des entreprises de presse..., des produits bénéficiant d'un taux d'imposition réduit à condition qu'ils ne soient pas distribués (plus-values à long terme...). La situation fiscale latente n'est pas comptabilisée au bilan, mais devra en revanche être intégrée lors de l'évaluation patrimoniale de l'entreprise. |
| Situation nette | Voir capitaux propres. |
| Small cap | On dit d'une entreprise qu'elle est small cap lorsque sa capitalisation boursière est infèrieure à 250 M€. |
| Smile (de volatilité) | on constate que la volatilité implicite aux options fortement hors de la monnaie ou largement dans la monnaie est plus élevée que la volatilité implicite recalculée à partir des options à la monnaie. On appelle ce phénomène smile de volatilité (graphe de la volatilité en fonction du prix d'exercice en forme de sourire). |
| Société anonyme par actions simplifiée | La société anonyme par actions simplifiée est une société commerciale qui accorde à ses actionnaires une grande liberté statutaire. Ces derniers peuvent en effet définir entre eux dans les statuts de la SAS des règles détaillées de gouvernement d'entreprise complètement indépendantes de la répartition du capital. Cette forme juridique est très utilisée lors de la constitution de joint-ventures entre groupes industriels, lors des montages de LBO en partenariat avec des sociétés de capital-risque. Cependant, la SAS ne peut pas faire appel public à l'épargne. |
| Société cotée | Société dont les actions ont été introduites sur une bourse de valeurs mobilières. |
| Sociéte en commandite par actions | La société en commandite par actions permet une dissociation complète de la gestion et de la détention du capital dans l'entreprise. <br>En effet, la SCA est une société dont le capital est divisé en actions, mais qui comprend deux catégories d'associés :<br>plusieurs commanditaires qui ont la qualité d'actionnaires et dont la responsabilité est limitée au montant de leurs apports (la SCA est comparable à une SA de ce point de vue);<br>un ou plusieurs commandité(s) qui répondent solidairement et indéfiniment des dettes sociales. C'est parmi eux que sont choisis généralement le ou les gérants de la société, les actionnaires simplement commanditaires ne pouvant devenir gérants.<br>Ce sont les statuts qui définissent les modalités de désignation des gérants actuels et futurs. Le ou les gérants sont investis des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société. Ils ne peuvent être révoqués que dans les conditions prévues dans les statuts. <br>Il est possible de limiter la responsabilité financière des commandités grâce à l'interposition d'une société familiale (SA ou SARL) qui exerce la fonction de gérante et à l'intérieur de laquelle un fils pourra sans problème succéder à son père. |
| Solde intermédiaire de gestion | Les soldes intermédiaires de gestion, établis principalement à partir des données de la comptabilité générale, correspondent aux principales étapes de la formation du résultat. Leur étude est essentielle dans le cadre d'une analyse financière. Les principaux sont la production, la valeur ajoutée, l'excédent brut d'exploitation, le résultat d'exploitation, le résultat courant et le résultat net. |
| Solvabilité | La solvabilité traduit l'aptitude de l'entreprise à faire face à ses engagements en cas de liquidation, c'est-à-dire d'arrêt de l'exploitation et de mise en vente des actifs. Une entreprise peut donc être considérée comme insolvable dès lors que ses capitaux propres sont négatifs : elle doit en effet plus qu'elle ne possède. |
| Solvency II | À l'instar de Bâle pour les banques, l'Union européenne a établi un nouveau code réglementaire pour la gestion des risques des compagnies d'assurances. La version définitive de Solvency II (Solvabilité II) devrait être arrêtée en 2007 pour une application en 2010.<br>Par rapport à la directive Solvency I actuellement en place, Solvency II a généralisé la mesure du risque opérationnel, introduit le Solvency Capital Requirement et entraînera un contrôle accru du régulateur. |
| Somme des parties | La méthode de la somme des parties (ou sum of the parts en franglais) est une méthode d'évaluation. Elle consiste à évaluer les groupes diversifiés en sommant dans une logique patrimoniale la valeur de leur différentes activités calculées en utilisant la méthode DCF ou la méthode des multiples, puis à enlever la valeur actuelle des frais de siège et l'endettement net consolidé. C'est une forme d'actif net réevalué. |
| Sortie | Terme utilisé par les investisseurs financiers, en particulier les fonds d'investissements, pour indiquer la cession de leurs investissements. |
| Sources de financement | Voir ressources financières |
| SPA | voir Sell and Purchase Agreement |
| Special purpose entity (SPE) | entreprise ad hoc qui rachète un actif à une entreprise à l'occasion d'un montage déconsolidant. |
| Spécialisation des exercices - principe | Voir autonomie des exercices |
| Spéculation | La spéculation se caractérise par l'acceptation d'un risque. Le spéculateur est celui qui prend position. Il fait un pari sur l'évolution future d'une valeur. C'est un comportement qui est donc radicalement différent de celui de la couverture. C'est le comportement de l'investisseur en général, dans la mesure où, cherchant à prévoir des flux futurs, il spécule sur l'avenir. La spéculation joue un rôle fondamental : assumer des risques que les autres intervenants ne veulent pas supporter. Tout spéculateur minimise ainsi le risque des autres intervenants. |
| Speculative grade | Les notes financières située entre BB+ et D (notation Standard & Poor's) sont appelées speculative grade (ou non-investment grade). Elles correspondent à un niveau de risque élevé qui se traduit par un coût de la dette plus important. |
| Spin off | Voir scission |
| Split | Un split est la division du nominal d'une action afin de rendre la valeur unitaire de l'action plus faible. Une division du nominal par 5 par exemple conduit en effet à une multiplication du nombre total d'actions par 5 et à une réduction de la valeur de l'action par 5.<br>Il peut permettre techniquement de faciliter des opérations de rapprochement et surtout de faciliter l'acquisition de l'action par des petits actionnaires. |
| Split off | Le split-off est une offre publique de rachat d'actions payée en actions d'une filiale et non en cash. Il permet aux actionnaires qui le souhaitent d'échanger leurs actions de la maison mère contre des actions d'une filiale. Si tous les actionnaires participent à l'offre, le split-off aboutit exactement à la même situation que le demerger. Si l'offre a peu de succès, la société mère peut se trouver rester actionnaire important de la filiale qui devient cotée. |
| Split up | Dans le cadre d'une scission (ou demerger), le split-up consiste à dissoudre la maison mère et à remettre aux actionnaires des actions des filiales regroupant les activités du groupe. |
| Spot | On parle de cours spot lorsqu'on considère le cours actuellement en vigueur pour une transaction immédiate. Le cours spot s'oppose aux cours forward. |
| Spread | la marge actuarielle ou le spread d'une obligation (ou d'un emprunt) est l'écart entre le taux de rentabilité actuariel de l'obligation et celui d'un emprunt sans risque de durée identique. Le spread est naturellement d'autant plus faible que la solvabilité de l'émetteur est perçue comme bonne. |
| SPV | Special purpose vehicule, voir entité ad hoc |
| Squeeze out | Voir retrait obligatoire |
| Stakeholders | au-delà des actionnaires, ensemble des partenaires de l'entreprise qui regroupe notamment les salariés, les créanciers, les dirigeants et les clients. |
| Staple financing | Dans les opérations de LBO, le staple financing consiste à ce que la banque conseil du vendeur propose aux différents acquéreurs un financement bancaire pour l'opération. |
| Statuts | Les statuts sont un acte constitutif d'une société ou d'une association et en fixent les règles de fonctionnement. La modification des statuts est possible et peut s'effectuer lors des assemblées générales par le vote des actionnaires à la majorité qualifiée. |
| STEP | STEP (Short Term European Paper)est un label européen délivré par la Fédération Bancaire Européenne et ACI - The Financial Markets Association visant à unifier les pratiques et les standards des différents marchés nationaux de titres de créances négociables de la zone Euro.<br>C'est un label facultatif qui ne mesure ni la qualité du crédit de l'émetteur, ni l'exactitude de l'information fournie, mais qui atteste du respect par l'émetteur des obligations de publication de l'information (financière et caractéristiques du programme), sa mise à jour, le format de documentation, le règlement livraison.<br>Pour plus de détails voir www.stepmarket.org |
| Step up | Dans le cadre d'une émission de dettes (obligations ou crédit bancaire), il se peut que l'intérêt payé augmente en fonction de l'évolution du rating, des ratios financiers ou simplement en fonction du passage du temps. Cela incite l'entreprise à rembourser par anticipation lorsque le coût de cette dette devient pour elle prohibitif. |
| Stock option | Les stocks options sont des options d'achat ou de souscription d'action à un prix fixe distribué généralement aux gestionnaires d'une entreprise afin de leur donner un intérêt direct à l'accroissement de la valeur de l'entreprise. L'octroi de ces titres peut donc être analysé comme un moyen de résoudre les conflits d'agence entre actionnaires et gestionnaires. |
| Stocks | Les stocks correspondent à des charges d'exploitation contractées non encore consommées ou non encore vendues. On distingue les stocks de matières premières, de marchandises, d'en cours de fabrication et de produits finis. |
| Stocks - méthode du coût moyen pondéré | Voir coût moyen pondéré |
| Stocks - méthode FIFO | Voir FIFO |
| Stocks - méthode LIFO | Voir LIFO |
| Strike | Voir prix d'exercice |
| Structure de l'actionnariat | L'étude de la structure de l'actionnariat, c'est-à-dire l'analyse de la répartition des intérêts financiers et des droits de vote dans une entreprise est particulièrement importante. En effet, l'actionnariat définissant la stratégie de l'entreprise, il est utile de déterminer où se situe le pouvoir dans l'entreprise et d'appréhender les objectifs des différents actionnaires. |
| Structure des taux d'intérêt | Il existe une relation entre les taux d'intérêt d'échéances différentes : en avenir certain, le taux à long terme à n années est la moyenne géométrique des taux à court terme pour les périodes futures. On observe en général une relation positive entre le taux d'intérêt de tout actif financier et sa durée, d'où une courbe des taux ascendante. Mais la courbe des taux peut aussi s'inverser, notamment en période de récession. |
| Structure financière | La structure financière désigne la combinaison de dettes bancaires et financières nettes et de capitaux propres auxquels l'entreprise a recours pour son financement. |
| Structure financière optimale | Suivant la théorie des marchés en équilibre, et en l'absence de distorsions fiscales, il n'existe pas de structure financière optimale. Une entreprise crée donc de la valeur en optimisant le choix de ses investissements, et non en optimisant sa structure de financement. L'approche traditionnelle concluait au contraire à l'existence d'une structure financière optimale permettant de minimiser le coût de financement de l'entreprise. |
| Structureur | Personne au sein d'une banque d'investissement en charge du montage et de la conception des produits structurés. |
| Subordonné | Caractéristique d'un titre dont la rémunération et / ou le remboursement du capital est subordonné à un évènement comme l'existence d'un dividende ou le remboursement préalable d'un autre titre qui est alors senior par rapport à celui-ci. |
| Subordonnées - dettes | Voir dettes subordonnées |
| Substance over from | voir Prééminence de la réalité sur l'apparence - principe de |
| Sukuk | Terme de finance islamique. Le Sukuk est un produit obligataire islamique qui est à la finance islamique ce que les Asset Backed Securities (ABS) sont à la finance conventionnelle. Il a une échéance fixée d'avance et est adossé à un actif permettant de rémunérer le placement en contournant le principe de l'intérêt. Sans surprise, les Sukuk sont structurés de telle sorte que leurs détenteurs courent un risque de crédit et reçoivent une part de profit et non un intérêt fixe et commun à l'avance comme dans un ABS. <br>Les produits sous-jacents des Sukuk peuvent être représentés par des contrats tels l'Ijara, la Musharaka ou la Mudharaba. |
| Superdividende | Fraction du dividende qui est versée aux actionnaires en supplément du dividende ordinaire. |
| Survaleur | Voir écart d'acquisition |
| Suspens | Achat ou vente de titres qui ont été effectués et n'ont pas encore été dépouillés, de sorte que les investisseurs n'ont pas encore été débités ou crédités de leurs espèces ou de leurs titres. Les suspens sont enregistrés lorsque les services administratifs des sociétés de bourse ou des banques connaissent des retards dans leur travail de dépouillement et de traitement des ordres de bourse. |
| Swap | Dans sa définition la plus large, le swap est un échange entre deux entités pendant une certaine période de temps. Les deux intervenants doivent, bien entendu, trouver chacun un avantage à cet échange qui peut porter soit sur des actifs financiers, soit sur des flux financiers. Le mot swap désigne dans le langage courant un échange de flux financiers (calculés à partir d'un montant théorique de référence appelé notionnel) entre deux entités pendant une certaine période de temps. Contrairement aux échanges d'actifs financiers, les échanges de flux financiers sont des instruments de gré à gré sans incidence sur le bilan, qui permettent de modifier des conditions de taux ou de devises (ou des deux simultanément), d'actifs et de passifs actuels ou futurs. |
| Swap cambiste | On appelle swap cambiste une transaction de change au comptant assortie d'une transaction à terme sur les mêmes devises mais dans le sens inverse. Il est essentiellement utilisé par les établissements financiers pour gérer leur position de change et les grands groupes pour gérer leur position de liquidité multidevises. Le swap cambiste peut s'analyser comme un emprunt dans une devise et un prêt dans une autre devise. |
| Swap de taux d'intérêt | Le principe d'un swap de taux d'intérêt est de comparer un taux variable et un taux garanti et de se verser mutuellement les différentiels de taux d'intérêt sans échange en capital. Le swap de taux est particulièrement adapté à la gestion du risque de taux à long terme en entreprise. <br>Le marché des swaps a connu un essor considérable et les banques occupent un rôle déterminant dans l'animation de ce marché. Les trésoriers d'entreprise apprécient la souplesse du swap qui leur permet de choisir la durée, le taux variable de référence et le notionnel. Le swap conclu entre une banque et une entreprise peut être liquidé à tout moment en calculant la valeur actuelle des flux fixes prévus au taux du marché et en la comparant au notionnel initial. L'utilisation du swap est également fréquente pour gérer le risque de taux sur des actifs à taux variable ou à taux fixe. |
| Swaption | Les swaptions permettent d'acheter ou de vendre le droit de conclure un swap de taux d'intérêt sur une certaine durée ; c'est une option sur un swap. Le swap sous-jacent est précisé initialement. Il est défini par son montant notionnel, son échéance, le taux fixe et le taux variable auxquels il fait référence. |
| Syndication | voir crédit syndiqué |
| Synergie | On appelle synergie la création de valeur qui peut résulter du rapprochement de deux entreprises. Les synergies peuvent se traduire par des revenus supplémentaires engendrés par le développement de nouvelles activités ou l'existence de complémentarités commerciales. Elles peuvent aussi permettre une diminution des coûts, via la mise en commun d'activités ou la réalisation d'économies d'échelle. |
| Synergie financière | Selon la théorie des marchés en équilibre, il ne peut exister de synergies financières. Ainsi, la diversification financière ne crée pas de valeur puisqu'elle ne génère pas directement de flux supplémentaires et qu'elle n'a pas d'influence sur l'exigence de rentabilité des investisseurs. En effet, un investisseur n'acceptera pas de payer plus cher ce qu'il peut faire lui-même sans coût en diversifiant son portefeuille. Il n'existe donc que des synergies industrielles. |
| Système de production | Le système de production comprend plusieurs aspects: la production par l'entreprise ou l'appel à des sous-traitants, la géographie de la production, l'appel à de la manoeuvre temporaire...On distingue 4 types d'organisations industrielles: le projet, l'atelier, la production de masse et le process. Ces différents types d'organisations industrielles présentent chacune des avantages (flexibilité, produits sur mesure...selon les cas) et des inconvénients (rigidité, produits peu standardisés...selon les cas). L'analyse du système de production permet entre autres de mesurer la flexibilité du compte de résultat en situation de récession de son marché ou en cas de forte croissance. |
| Système financier | Le système financier permet de mettre en relation les agents économiques excédentaires en ressources avec ceux qui sont déficitaires. Cette mise en relation peut se faire directement ou indirectement ; on parlera alors de finance directe ou de finance indirecte. |
| Systèmes experts | Les systèmes experts sont des logiciels développés pour conduire des analyses financières en utilisant une base de connaissances composée de règles d'analyse financière, enrichie au fur et à mesure des analyses réalisées. L'objectif des systèmes experts est de développer des méthodes de raisonnement se rapprochant de celles du cerveau humain. C'est le domaine de l'intelligence artificielle. L'objectif est souvent de constituer un outil de détection précoce des défaillances d'entreprise, utilisé notamment par les établissements financiers. |
| Lexique - U | |
| upward flex | Technique qui consiste à augmenter les marges d'un crédit offert sur le marché de la syndication bancaire quand celle-ci fait apparaitre une demande en montant qui est inférieure à l'offre. C'est une technique utilisée particulièrement pour les crédits LBO.\n\nSon inverse est le reverse flex quand les marges peuvent être baissées suite à une forte demande au moment de la syndication. |
| Lexique - V | |
| Valeur | La valeur actuelle, ou valeur, d'un titre financier est la valeur actuelle des flux futurs espérés, actualisés au taux de rentabilité exigé par les investisseurs. La création de valeur est l'objectif de tout dirigeant d'entreprise. Cet objectif est atteint dès lors que les investissements de l'entreprise dégagent une rentabilité supérieure au taux de rentabilité exigé par ses apporteurs de capitaux. |
| Valeur actuelle | Voir valeur |
| Valeur actuelle nette | La valeur actuelle nette, ou VAN, d'un titre financier est la différence entre la valeur actuelle de ce titre et sa valeur de marché ; elle varie en sens inverse du taux d'actualisation. Dans un marché efficient, les valeurs actuelles nettes sont nulles. La valeur actuelle nette peut également être définie pour un investissement. Elle représente alors la valeur des flux de trésorerie liés à l'investissement, actualisés au taux de rentabilité exigé par le marché compte tenu du risque de cet investissement. Elle représente donc le montant de la création de valeur anticipé sur l'investissement. D'un point de vue purement financier, un investissement peut être entrepris dès lors que sa VAN est positive, puisqu'il créera normalement de la valeur. La VAN sera enfin retenue (de préférence au TRI) lorsqu'il faudra choisir entre deux investissements mutuellement exclusifs. |
| Valeur actuelle nette augmentée | La valeur actuelle nette augmentée permet de prendre en compte dans la valorisation d'un investissement la valeur des options réelles. Elle est donc égale à la valeur actuelle nette de l'investissement majorée de la valeur des options réelles. |
| Valeur ajoutée | La valeur ajoutée traduit le supplément de valeur donné par l'entreprise, dans son activité, aux biens et aux services en provenance des tiers. Elle est égale à la somme de la marge commerciale et de la marge sur consommation de matières, diminuée des consommations de biens et de services en provenance des tiers. La valeur ajoutée est utile pour caricaturer un secteur et constitue une mesure de l'intégration de l'entreprise dans son secteur. |
| Valeur d'apport | La valeur d'apport correspond à la valeur à laquelle les actifs sont apportés à la société absorbante (ou bénéficiaire des apports) dans le cadre d'une fusion ou d'un apport d'actifs. La valeur d'apport est l'un des deux types de valeurs, avec la valeur financière, qui existent dans les opérations de fusion (ou d'apport). Il y a confusion entre ces deux valeurs puisque l'opération se fait en valeur financière lorsque les deux sociétés qui fusionnent n'ont pas les mêmes actionnaires (les actifs et les passifs de la société absorbée étant intégrés pour leur valeur financière dans les comptes de la société absorbante). En revanche, ces deux valeurs sont bien distinctes lorsque les deux sociétés qui fusionnent ont les mêmes actionnaires (les actifs et les passifs de la société absorbée étant intégrés à leur valeur comptable dans les comptes de la société absorbante, en comptabilités sociale et en consolidée - opération intragroupe). |
| Valeur de contrôle | Prix qui doit être payé pour prendre le contrôle d'une société cotée ou non. La protection accrue des intérêts des actionnaires minoritaires fait qu'en Europe il est devenu quasiment impossible de ne payer la valeur de contrôle qu'au profit exclusif des actionnaires majoritaires. |
| Valeur de croissance | Les valeurs de croissance se caractérisent par un taux de distribution de dividendes très faible, voire le plus souvent nul. Ces entreprises ont en effet besoin de réinvestir leurs bénéfices pour pouvoir soutenir leur développement. |
| Valeur de l'entreprise | La valeur de l'entreprise, ou valeur de l'actif économique, correspond à la valeur de marché de l'outil industriel et commercial. Elle est égale à la somme de la valeur de marché des capitaux propres (capitalisation boursière si l'entreprise est cotée) et de la valeur de marché de l'endettement net. |
| Valeur de rendement | On appelle valeurs de rendement les sociétés arrivées à maturité, dont les besoins en investissement sont limités. Ces entreprises auront tendance à verser sous forme de dividendes une part de plus en plus grande de leurs bénéfices. |
| Valeur de rentabilité | Les valeurs de rentabilité sont les valeurs obtenues par les méthodes DCF ou des multiples d'un résultat lors de l'évaluation d'une entreprise. Les valeurs de rentabilité s'opposent aux valeurs patrimoniales. L'écart entre valeur patrimoniale et valeur de rentabilité peut aboutir à deux conclusions: si la valeur patrimoniale est supérieure aux valeurs de rentabilité, alors il convient plutôt de désinvestir (l'entreprise vaut mieux par son passé que par ses perspectives); si elle est inférieure aux valeurs de rentabilité, alors l'entreprise est plus rentable que ne l'exigent ses actionnaires. |
| Valeur de rentabilité | On regroupe sous le vocable de valeur de rentabilité, les évaluations d'entreprise issues des méthodes DCF et des comparables fondées sur l'anticipation de résultats futurs. |
| Valeur d'équilibre | La valeur d'équilibre d'un titre dans un marché efficient est toujours égale à sa valeur actuelle. Si un déséquilibre existe, les opérations d'arbitrage ont pour objet de ramener la valeur du titre à sa valeur d'équilibre. |
| Valeur d'usage | Correspond à la valeur d'utilisation des actifs dans le cadre du processus actuel d'exploitation. |
| Valeur et titres financiers | D'un point de vue financier, l'objectif de toute entreprise est de créer de la valeur, c'est à dire être capable de réaliser des investissements dont le taux de rentabilité dégagé est supérieur au taux de rentabilité exigé compte tenu du risque. Si cette condition est remplie, le cours ou la valeur du titre financier progressera; dans le cas contraire, elle régressera. |
| Valeur faciale | La valeur faciale ou nominale d'un emprunt est une valeur relativement formelle qui sert au calcul des intérêts versés. Dans les cas simples, elle est égale à ce que l'emprunteur perçoit et à ce qu'il rembourse. |
| Valeur finale | voir valeur terminale+D831 |
| Valeur historique | Voir nominalisme |
| Valeur intrinsèque | On appelle valeur intrinsèque d'une option, la différence entre le cours de l'actif sous-jacent et le prix d'exercice de l'option d'achat. Pour une option de vente, c'est l'opposé. Par définition, la valeur intrinsèque n'est jamais négative. |
| Valeur liquidative | Correspond à la valeur qui pourrait être obtenu en cédant rapidement les actifs de l'entreprise, en payant les impôts alors dus et en réglant les dettes qui incluent les indemnités du personnel et les frais de liquidation.C'est sauf exception une valeur plancher. |
| Valeur liquidative | Une valeur liquidative est une valeur que l'on obtient en liquidant rapidemment les actifs de l'entreprise. En général c'est une valeur basse car la vitesse de réalisation de la vente des actifs prévaut sur la maximisation du prix de vente. Elle sert souvent pour estimer la valeur de l'actif économique d'une entreprise au bord du dépôt de bilan. La valeur des capitaux propres d'une telle entreprise dans une optique valeur liquidative est le plus souvent négative compte tenu des dettes. On parle aussi de valeur liquidative pour une sicav. C'est alors la valeur de ses actifs estimés sur la base du dernier cours connu de ceux-ci. C'est sur la base de cette valeur que sont effectués les ventes et les achats d' actions ou de part de la sicav. Elle est publiée tous les jours ouvrés. |
| Valeur mathématique | On parle de valeur mathématique dans le cadre de la méthode patrimoniale. La valeur mathématique correspond à la somme des actifs réévalués à laquelle on a retranché la somme des passifs exigibles réévalués.C'est un actif net réévalué. |
| Valeur nominale | Voir valeur faciale |
| Valeur nue d'une obligation convertible | La valeur d'une obligation convertible s'analyse comme la somme de la valeur d'une obligation classique et de la valeur d'une option d'achat d'actions. On appelle valeur nue d'une obligation convertible, ou plancher actuariel, la valeur de cette obligation classique. Elle se calcule en actualisant les flux futurs liés à l'obligation au taux du marché. |
| Valeur patrimoniale | Il existe 3 types de valeurs patrimoniales. La valeur de marché est la valeur qu'on pourrait retirer d'un bien en le vendant. La valeur liquidative correspond à la valeur de marché minorée d'une décote pour tenir compte de l'impératif d'une réalisation rapide. La valeur d'usage représente la valeur d'un actif au sein du processus d'exploitation: une sorte de valeur de marché au coût de remplacement. Notons que plus une entreprise est considérée comme "patrimoniale", plus sa valeur est spéculative et volatile (car une entreprise à forte valeur patrimoniale signifie, selon la méthode des flux de trésorerie disponible, que l'entreprise a alors une valeur finale très importante par rapport aux flux intermédiaires). |
| Valeur stratégique | La valeur stratégique est la valeur qu'un investisseur industriel est prêt à payer pour une entreprise. Elle résulte de la projection des flux de trésorerie disponibles, augmentés des gains dus aux synergies résultant du rapprochement de cette entreprise avec celle(s) de l'investisseur industriel ou des espoirs d'amélioration de rentabilité future. |
| Valeur temps | On appelle valeur temps d'une option l'anticipation d'une augmentation de la valeur intrinsèque. La valeur temps décroît avec le passage du temps, puisque la probabilité que le cours de l'actif sous-jacent dépasse le prix d'exercice devient de plus en plus faible au fur et à mesure que l'on se rapproche de cette date. |
| Valeur terminale | La valeur terminale est l'une des deux composantes de la valeur d'une entreprise calculée par la méthode DCF. En effet, dans la méthode DCF, la valeur de l'entreprise est égale la somme de la valeur actuelle des flux de trésorerie disponibles après impôts sur un horizon explicite et de la valeur terminale (ou finale) de l'entreprise retenue à la fin de cet horizon. La valeur terminale est toujours difficile à estimer car elle est définie à la date où les prévisions actuelles ne sont plus pertinentes. Néanmoins, elle peut être calculée à partir de l'actif économique de l'entreprise ou des flux de la dernière année de l'horizon explicite. |
| Valeur terminale | Lors d'une évaluation par la méthode d'actualisation des flux de trésorerie disponible, il est nécessaire de définir une valeur finale ou terminale de l'entreprise obtenue à la fin de l'horizon explicite. Elle peut être calculée soit à partir de l'actif économique de l'entreprise, réévalué ou non, au terme de l'horizon explicite, soit par utilisation de multiples des soldes de gestion, soit par l'actualisation à l'infini d'un flux de trésorerie normatif. |
| Value at risk | La value at risk (VAR) représente la perte potentielle maximale d'un investisseur sur la valeur d'un actif ou d'un portefeuille d'actifs financiers compte tenu d'un horizon de détention et d'un intervalle de confiance. Elle se calcule à partir d'un échantillon de données historiques ou se déduit des lois statistiques habituelles. |
| Value drivers | Les value drivers sont des variables clés d'un investissement, tels que le chiffres d'affaires, la marge.Ces variables clés sont souvent de plusieurs types: des variables simples (ex:coûts fixes) ou des variables composées (ex:chiffre d'affaires) ou des variables résultant de relations économétriques. Ces value drivers sont généralement utilisés afin de mesurer le risque lié à un projet d'investissement, par exemple dans la méthode de mesure de risque de Monte-Carlo où l'on associe à ces variables clés une distribution de probabilités et pour chacun des facteurs, on effectue un grand nombre de tirages aléatoires dans les distributions de probabilité déterminées précedemment, afin de déterminer ce que l'on appelle un profil d'incertitude. |
| Value of Business in Force | Le business in force correspond à l'ensemble des polices d'assurance pour lesquelles les primes sont payées ou ont été payées. C'est donc le portefeuille des polices vivantes. En assurance-vie, la VBI correspond à la valeur actualisée des profits attendus. Aucun goodwill ou valeur des affaires nouvellement acquises n'est pris en compte. |
| VAN | Voir valeur actuelle nette |
| VAR | Voir value at risk |
| Variance | La variance est un outil statistique qui permet de mesurer la dispersion d'une variable par rapport à sa moyenne. Elle est égale à la somme des carrés des écarts à la moyenne pondérée par leur probabilité d'occurrence. Appliquée à la rentabilité financière, elle mesure le risque d'un titre financier. |
| Variance swap | Un Variance Swap est un contrat passé entre deux parties A et B dans lequel elles se mettent d'accord sur un niveau de référence de la variance d'un actif donné, mettons 12 % et sur un montant notionnel, mettons 100.000$. A l'issue du contrat, on regarde quelle a été la variance réelle de l'actif en question. Si elle a été supérieure à 12%, mettons de 15 %, à ce moment là 3 % appliqué au montant notionnel du swap sont versés par A à B, soit 30.000$. Si la variance a été inférieure, mettons 8 %, la différence 4 % est versée par B à A. Dans cette operation, si B détient l'actif en question, B est ainsi assuré de la variance future de l'actif (12% ici)puisqu'il touche une compensation monétaire si elle est supérieure et la paie si elle est inférieure. A est par contre en risque sur les fluctuation de la variance et ne gagne que si elle baisse. Un Variance Swap permet de bénéficier de l'évolution de la volatilité future d'un actif, que cette volatilité future se traduise par une baisse ou par une hausse de la valeur de l'actif. On pourrait avoir bénéficié de cette variation de volatilité en ayant acheté des options d'achat ou des options de vente de l'actif, mais dans ce cas il aurait fallu faire un pari sur l'évolution à la hausse ou à la baisse du cours et acheter en conséquence des options de vente ou des options d'achat et prendre 2 risques : un risque d'évolution du cours à la hausse ou à la baisse et un risque de volatilité. Dans un Variance Swap ce pari n'est pas nécessaire : on ne parie pas sur l'évolution dans un sens ou un autre des cours mais sur le niveau de volatilité du cours. |
| VBI | Voir Value of Business in Force |
| VCOM | Un VCOM est virement commercial. Il s'agit d'un virement automatisé à une date future; lors de la reception de l'ordre, la banque informe le créancier qui peut ainsi mieux prévoir sa trésorerie. |
| VDD | voir Vendor Due Diligence |
| Véga d'une option | On peut définir le véga d'une option comme la dérivée de sa valeur théorique par rapport à la volatilité explicite. Toutes choses étant égales par ailleurs, le véga est d'autant plus important que l'option est proche de la monnaie (valeur temps maximale). |
| Vente à découvert | La vente à découvert consiste à emprunter un titre contre le versement d'un intérêt, le vendre puis attendre la baisse effective pour le racheter et le rendre à son prêteur en ayant donc réalisé un profit. Cela consiste donc à parier que le prix d'une action va baisser. |
| Venture capital | ou capital risque en francais. Activité consistant à financer en capitaux propres ou quasi capitaux propres des entreprises nouvellement créées. Cette activité se distingue généralement du capital-investissement qui consiste à racheter des entreprises industrielles plus mûres (ou leverage buy-out). Cette segmentation entre capital risque et capital investissement distingue largement l'Europe des Etats-Unis du fait de la prédominance en Europe du capital-investissement et de la faiblesse relative du capital risque. |
| Vie moyenne d'un emprunt | Voir duration |
| Virement | Un virement est l'ordre donné par un client à sa banque de débiter son compte d'une somme et d'en créditer un autre compte. |
| Volatilité | La volatilité mesure l'importance des fluctuations de valeur d'un actif et donc son risque. Elle se calcule mathématiquement par l'ecart type des rentabilité de l'actif. |
| Volatilité | La volatilité de la valeur (ou du taux de rentabilité) d'un titre financier caractérise l'amplitude des variations de la valeur (ou de la rentabilité) de ce titre. Cette volatilité se traduit mathématiquement par une variance ou un écart-type. Dans une économie de marché, elle mesure en fait le risque de ce titre : plus un titre financier est risqué, plus son cours est volatil, et réciproquement. |
| Volatilité - dividendes | Un fort taux de distribution implique, toutes choses étant égales par ailleurs, une faible volatilité du cours. En effet, distribuer une part faible ou nulle des bénéfices va se traduire in fine par des plus-values qui seront concrétisées par la vente des actions. A l'inverse, une entreprise qui verse tous ses bénéfices en dividendes aura un cours de bourse qui pourra presque s'assimiler à celui d'une obligation. |
| Volatilité - obligations | La volatilité des obligations est principalement liée au risque de taux qui affecte quasiment uniquement les créances à taux fixes. En effet, la valeur d'une obligation varie en sens inverse du taux du marché. Cette sensibilité est d'autant plus forte que le taux facial du titre et le taux du marché sont faibles. |
| Volume-weighted average price | Le Volume-weighted average price ou VWAP correspond à la moyenne des prix des actions echangées pendant une période donnée. Il est obtenu en rapportant la valeur totale des échanges pour cette action sur cette période par le nombre total d'actions échangées sur cette période. Il est utilisé par les investisseurs pour évaluer la qualité de l'exécution d'un ordre de bourse. |
| VWAP | Le Volume-weighted average price ou VWAP correspond à la moyenne des prix des actions echangées pendant une période donnée. Il est obtenu en rapportant la valeur totale des échanges pour cette action sur cette période par le nombre total d'actions échangées sur cette période. Il est utilisé par les investisseurs pour évaluer la qualité de l'exécution d'un ordre de bourse. |
| Lexique - W | |
| WACC | Weighted Average Cost of Capital, voir coût moyen pondéré du capital. |
| Wakala | Terme de finance islamique. C'est un contrat d'agence incluant, généralement, des frais d'expertise. Les banques l'utilisent souvent pour les grands comptes de dépôt : le client possède les capitaux investis, il nomme une banque islamique comme agent et paye une commission d'expertise pour rémunérer le travail de gestion des fonds par la banque. |
| Warm up | Lors d'un placement important sur la marché, on appelle warm-up les réunions préliminaires avec les investisseurs réalisées par les banques d'affaires. Ces réunions permettent de prendre la température du marché. |
| Warranties | Les warranties sont la garantie de passif, donnée par le cédant d'une entreprise à l'acquéreur, des capitaux propres à une date donnée. Le cédant s'engage à payer à l'acquéreur tout ce qui viendrait en diminution des capitaux propres et dont le phénomène générateur aurait eu lieu avant la date de cession, et ce pendant une période donnée et avec un plafond déterminé. Cette garantie s'accompagne fréquemment de la rétention d'une fraction du rpix de vente ou d'une garantie bancaire. Les warranties apparaissent dans la seconde partie des clauses de garanties après celles les garanties d'actif ou représentations en anglais. |
| Warrants | Voir covered warrant |
| Window dressing | On appelle opérations de window-dressing, des opérations faites en fin d'année pour embellir les états financiers. La date de clôture d'un exercice comptable étant purement arbitraire, l'entreprise pourra avancer ou retarder la comptabilisation de certaines charges ou produits pour modifier le niveau de résultat. Il est évident que le résultat n'est que déplacé dans le temps, et en aucun cas globalement modifié. Les charges et produits constatés d'avance constituent également une source d'ajustement : une appréciation plus ou moins restrictive a des conséquences directes sur le résultat de l'exercice. De même l'entreprise pourra se désendetter entre le 30 décembre et le 2 janvier pour présenter un niveau de dettes plus léger. |
| Lexique - X - Y - Z | |
| Zéro coupon | Voir obligation à coupon zéro |





