Lexique -  |
| A la monnaie |
On dit qu'une option est à la monnaie lorsque le cours de l'actif sous-jacent est égal au prix d'exercice (valeur intrinsèque nulle). |
| Abandon de créance |
Acte par lequel des prêteurs de l'entreprise (banquiers, fournisseurs, voire associés) abandonnent tout ou partie de leurs créances sur l'entreprise qui enregistre de ce fait un profit exceptionnel. Cette technique est souvent utilisée lorsque l'entreprise est en difficulté et qu'elle ne peut plus faire face avec les flux générés par son actif économique à la rémunération et aux remboursements de ses dettes. Souvent les créanciers qui abandonnent tout ou partie de leurs créances obtiennent en contre partie le bénéfice d'une clause de retour à meilleure fortune qui prévoit que, si la santé de l'entreprise s'améliorait, tout ou partie des dettes qui ont été abandonnées seraient alors remboursées par l'entreprise. Cette clause peut aussi prendre la forme d'octroi de bons de souscription d'action (BSA) sur lesquels les créanciers feront un profit compensant ainsi une partie de l'abandon de leurs créances si l'entreprise se redresse effectivement. |
| Abus de majorité |
L'abus de majorité suppose, en droit francais, qu'une décision de la majorité des actionnaires ait été prise contrairement à l'intérêt général de la société, dans l'unique dessein de favoriser les membres de la majorité, et au détriment des minoritaires. Il est en général très difficile à prouver. |
| Accelerated bookbuilding |
constitution d'un livre d'ordres en quelques heures (voir également book building). |
| Accords cadres de crédit |
L'accord-cadre de crédit est un crédit confirmé entre plusieurs banques offrant à un groupe une batterie de facilités qu'il peut utiliser à sa guise pour l'ensemble de ses filiales : ligne de découvert, ligne de crédit spot, ligne de substitution, avances en devises, garantie d'un programme de billets de trésorerie. Ces accords-cadres sont formalisés par un contrat et donnent lieu à une commission d'engagement sur la totalité des autorisations de crédit, indépendamment de la rémunération contractuelle propre à chaque tirage. |
| Acid Test ratio |
Encore appelé ratio de liquidité réduite ou quick ratio chez les Anglo-saxons, il exprime la liquidité de l'entreprise en excluant les stocks de l'analyse effectuée. Il est égal au ratio de l'actif circulant (à moins d'un an) hors stocks sur le passif exigible à court terme. Ce faisant, il considère qu'une partie des stocks, correspondant à la valeur minimum du stock indispensable à l'activité normale de l'entreprise, représente une véritable immobilisation. Il traduit par ailleurs le fait que le volant de stocks conservé par l'entreprise peut se révéler insuffisamment liquide en cas de besoin urgent de réalisation. |
| Acompte sur dividende |
Versement par anticipation une fraction du dividende à venir, l'acompte sur dividende permet de lisser le revenu de l'actionnaire et la sortie de fonds pour l'entreprise. La décision est prise par le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas, et n'a pas besoin d'être approuvée par l'assemblée générale des actionnaires. |
| Acquisition |
Achat d'un actif ou d'une entreprise. |
| Actif circulant |
L'actif circulant est composé des stocks, des créances clients et autres, des placements financiers et du disponible de l'entreprise. Ce terme traduit le fait que ces actifs ont vocation à tourner au cours du cycle d'exploitation, par opposition à l'actif immobilisé que le cycle d'exploitation ne détruit pas. |
| Actif corporel |
Ce sont des actifs que l'on peut toucher du doigt : terrain, batiment, machine…. |
| Actif économique |
L'actif économique de l'entreprise est la somme de ses actifs immobilisés et de son besoin en fonds de roulement (d'exploitation et hors exploitation) c'est ce dont elle a besoin pour tourner . Il est donc égal à la somme des encours nets engagés par l'entreprise dans les cycles d'exploitation et d'investissement. Il est également désigné sous les noms de capitaux investis ou fonds opérationnels engagés . Il est financé par les capitaux propres et l'endettement net. |
| Actif immobilisé |
L'actif immobilisé désigne, par opposition à l'actif circulant, tout ce qui est nécessaire à l'exploitation, mais n'est pas détruit par celle-ci. On distingue les immobilisations corporelles, incorporelles et financières. La diminution de la valeur des immobilisations est constatée par la technique de l'amortissement et de la provision. Les choix comptables au niveau de l'actif immobilisé peuvent avoir un impact non négligeable sur certains critères comptables et financiers de l'entreprise (résultat, solvabilité...). |
| Actif incorporel |
Ce sont des actifs que l'on peut pas toucher du doigt :brevet, marques, frais d'établissement, fonds de commerce, goodwill… |
| Actif net |
L'actif net est une notion comptable, obtenue en soustrayant de l'ensemble des actifs de l'entreprise l'ensemble de ses dettes actuelles ou potentielles. L'actif net est synonyme de capitaux propres comptables. |
| Actif net comptable corrigé |
L'actif net comptable corrigé correspond aux capitaux propres comptables de la société desquels sont retranchés un certain nombre de non valeurs : frais d'établissement, capital appelé mais non souscrit, etc …; majorés des éventuelles plus values sur les actifs de l'entreprise. |
| Actif net par action |
Voir capitaux propres par action. |
| Actif net réévalué |
L'actif net réévalué (ANR) est une estimation de la valeur des capitaux propres qui consiste à estimer séparement les différents actifs et engagements de l'entreprise et à en faire la somme algébrique. On parle également de méthode patrimoniale ou de somme des parties. Elle est particulièrement adaptée pour les conglomérats pour lesquels les comptes ou les projections financières agrégées ne peuvent pas être analysés en tant que tels. Notons qu'il existe plusieurs types d'ANR (depuis la valeur de liquidation jusqu'à la valeur d'usage) et que la fiscalité n'est alors pas neutre. |
| Actif sans risque |
Par définition, l'actif sans risque a des flux certains car son émetteur ne peut pas faire faillite (un Etat solvable). Il se caractérise donc par une rentabilité certaine : le taux de l'argent sans risque (rf), dont l'écart-type est nul. Ce taux est fondamental car il sert de base à la détermination de la rentabilité exigée de tout titre financier. |
| Actif sous-jacent |
On appelle actif sous-jacent tout actif sur lequel porte une option ou plus largement un produit dérivé. Il peut être financier (actions, obligations, bons du Trésor, contrats à terme, devises, indices boursiers...) ou physique (matières premières agricoles ou minérales...). |
| Actifs cachés |
Les actifs cachés sont des actifs non ou mal valorisés par le marché, soit parce qu'ils peuvent être sous-exploités par leurs détenteurs, soit du fait d'une mauvaise communication ou une absence d'information. |
| Actifs stratégiques |
Les actifs stratégiques (brevets, marques, filiales) sont les actifs sur lesquels repose l'essentiel de la rentabilité ou de l'activité d'une société. Par des dispositions juridiques idoines, ces derniers peuvent servir de protection dans le cas d'un changement de contrôle non désiré. Ce sont les fameux poison pills très difficiles à mettre en place en France (risque d'abus de bien sociaux) et qui s'avèrent dans la réalité peu opérants. |
| Action |
L'action est une part des capitaux propres de l'entreprise lorsque celle-ci est constituée en société anonyme. Elle constitue donc une source de financement pour l'entreprise, de même que les titres de créance (dettes), dont elle se différencie toutefois nettement. En effet, elle a une durée de vie illimitée (la sortie ne peut se faire que par cession du titre, il n'y a pas de remboursement prévu contractuellement), et son porteur court le risque total de l'entreprise (il ne perçoit aucun revenu si l'entreprise va mal et en cas de liquidation l'actionnaire passe après le créancier dans la répartition du produit de la vente des actifs, autrement dit la plupart du temps, il ne peut rien récupérer). En contrepartie, l'action donne droit au bénéfice et à la participation à la gestion de l'entreprise via le droit de vote. |
| Action à bons de souscription d'actions (ABSA) |
L'action à bons de souscription d'actions est un titre hybride composé d'une action classique et d'une ou plusieurs options de souscription d'actions nouvelles (le bon de souscription) ou d'achat d'actions (le bon d'acquisition). Dès l'émission, les deux titres sont scindés et cotés séparément. La durée de validité et les conditions d'achat de l'option sont fixées à l'avance. |
| Action à bons de souscription d'obligations (A.B.S.O.) |
L'action à bons de souscription d'obligations est un titre hybride composé d'une action classique et d'une ou plusieurs options de souscription d'obligations nouvelles (le bon de souscription) ou d'achat d'acquisition (le bon d'acquisition). Dès l'émission, les deux titres sont scindés et cotés séparément. La durée de validité et les conditions d'achat de l'option sont fixées à l'avance. |
| Action à dividende prioritaire |
Une action à dividende prioritaire fait partie de la catégorie des actions dites de préférence (titre hybride) et offre au détenteur de ce type d'action l'assurance que le dividende lui sera versé de manière prioritaire, si l'entreprise dégage suffisamment de résultat ou dispose de suffisamment de réserves pour cela. Cet avantage est parfois donné en échange de la suppression du droit de vote. |
| Action à droit de vote double |
L'action à droit de vote double, permet d'affermir le contrôle des actionnaires actuels en dérogeant au principe légal selon lequel le nombre de voix attaché aux actions est obligatoirement proportionnel à la quotité de capital qu'elles représentent. Leur émission ne peut résulter que des statuts et du délibéré d'une assemblée générale extraordinaire Elles doivent être nominatives, et inscrites au nom d'un même titulaire depuis une durée minimum comprise entre deux et quatre ans (pour les sociétés cotées). En dérogation au principe légal selon lequel le nombre de voix attaché aux actions est obligatoirement proportionnel à la quotité de capital qu'elles représentent (chaque action donnant droit à une voix), les actions à droit de vote double sont créées dans un cadre réglementaire précis |
| Action de concert |
Sont considérées comme agissant de concert les personnes qui ont conclu entre elles un accord exprès, soit en vue d'acquérir ou de céder des titres conférant des droits de vote, soit en vue de mettre en œuvre une politique commune vis-à-vis d'une société. Dans ce dernier cas, les actionnaires ne sont considérés comme agissant de concert que si l'accord porte sur l'ensemble des grandes orientations financières, industrielles et sociales. |
| Action de préférence |
Les actions de préférence regroupent dans un régime plus général et plus souple les actions de priorité, les actions à dividende prioritaire sans droit de vote (ADP) et les certificats d'investissement (CI). Leurs caractéristiques sont très largement laissées à la liberté de l'émetteur. Ce sont des actions qui peuvent donner droit à des avantages pécuniaires (dividende majoré,...) ou politiques (droit de contrôle spécifique,...), dont les règles de rachat peuvent être spécifiques et qui peuvent encore donner des droits dans une filiale (actions traçantes ou tracking shares). |
| Action de priorité |
Voir action de préférence. |
| Action gratuite |
La distribution d'actions gratuites a lieu lors d'une augmentation du capital social par incorporation des réserves. La distribution aux actionnaires se fait en proportion des actions qu'ils détiennent. Une telle opération se traduit par un ajustement mécanique du cours boursier à la baisse, le produit du nombre d'actions avant l'opération par la valeur unitaire de l'action étant égal au nouveau nombre d'actions ( accru donc) par la nouvelle valeur de l'action. Cette opération est souvent destinée à accroître la liquidité de l'action en rendant sa valeur unitaire plus faible. |
| Action privilégiée |
Voir action de préférence. |
| Action spécifique |
Les actions spécifiques (golden shares) sont des actions qui permettent au gouvernement de s'opposer au franchissement d'un seuil de participation dans certaines sociétés d'intérêt public (approvisionnement en énergie par exemple). Leur existence est très encadré par les autorités européennes. |
| Action traçante |
Les actions traçantes ou actions reflets (ou tracking stocks en franglais) sont des actions dont la performance est indexée sur les résultats d'une filiale ou d'une division. L'action traçante est techniquement une action de la société mère ; elle ne donne donc pas de droit de vote sur les décisions de la filiale qu'elle est censée représenter. Cependant, en cas de cession de l'activité concernée, le porteur d'action traçante a droit à une part de plus-value. Elles permettent à leur émetteur de conserver un contrôle total sur la filiale tout en extériorisant une valeur pour le marché et en offrant un outil de paiement pour des acquisitions. Les actions traçantes font maintenant partie de la catégorie des actions de préférence. |
| Actionnaire |
Personne physique ou personne morale qui détient des actions dans une société. A ce titre, l'actionnaire a droit à recevoir un dividende, a le droit de voter à l'assemblée générale des actionnaires (sauf le cas des particuliers des actions sans droit de vote) et a droit, en cas de liquidation de l'entreprise, à un boni de liquidation. On distingue les actionnaires internes qui cumulent un travail dans l'entreprise et la fonction d'actionnaire que l'on trouve surtout dans les entreprises familiales et les actionnaires externes qui ne sont qu'actionnaires et ne travaillent pas dans l'entreprise, ce qui est le cas le plus fréquent. |
| Actionnaire de référence |
Les actionnaires de référence détiennent une participation dans le capital et les droits de vote de l entreprise qui font que, même s'ils ne bénéficient pas du contrôle absolu, ils sont en état d'exercer une influence forte sur l'entreprise. |
| Actionnaire externe |
L'actionnaire externe est actionnaire de l'entreprise mais ne travaille pas au sein de celle-ci. Il aura à son égard un comportement de pur financier. |
| Actionnaire interne |
L'actionnaire interne cumule un rôle d'actionnaire avec une fonction, souvent de direction, au sein de l'entreprise. |
| Actionnaire minoritaire |
Malgré l'égalité juridique entre tous les actionnaires, l'actionnaire minoritaire dispose de possibilités d'action limitées. Avec un tiers des voix plus une, il possède une minorité de blocage et peut s'opposer à toute décision prise en assemblée générale extraordinaire. Si des actionnaires détiennent moins du tiers du capital et des droits de vote face à un autre actionnaire, ils occupent une position inconfortable : il ne peut influer ni sur l'objet social, ni sur la gestion de l'entreprise. Avec au moins 10% du capital social, les possibilités actuelles d'un ou de plusieurs minoritaires sont les suivantes : demander en justice la désignation d'un ou plusieurs experts chargés de présenter un rapport sur une ou plusieurs opérations de gestion et enfin dénoncer les abus de droit des majoritaires. L'actionnaire minoritaire d'une société non cotée a la possibilité de protéger ses intérêts par la conclusion de conventions d'actionnaires. Il s'agit de contrats entre actionnaires s'engageant à vendre ensemble au même prix ou à se consentir un droit de préemption mutuel. |
| Actionnariat |
Composition de l'ensemble des actionnaires considérés comme un groupe. On parlera d'actionnariat salarié désignant l'ensemble des salariés actionnaires de l'entreprise, d'actionnariat familial lorsque les principaux actionnaires sont membres d'une famille, d'actionnariat financier lorsque les actionnaires sont principalement des investisseurs financiers (fonds de retraite, caisses de pension, SICAV, ...), d'actionnariat industriel lorsque les actionnaires sont eux-mêmes des groupes industriels, d'actionnariat étatique lorsque le principal actionnaire est l'Etat, ... |
| Actionnariat des salariés |
Certaines sociétés ont introduit leurs salariés au sein de leur actionnariat, souvent pour une faible proportion du capital, rarement pour la majorité de celui-ci. Cet actionnariat, fidèle et peu mobile, est un pôle de stabilité au sein du capital et renforce en général la position du principal actionnaire. |
| Actionnariat familial |
On désigne par actionnariat familial, un actionnariat constitué par les membres d'une même famille depuis plusieurs générations qui, souvent regroupés dans une holding commune, exercent une influence sur le management. Ce modèle reste dominant en Europe Continentale, bien que l'on puisse observer un déclin de ce type d'actionnariat. En France, 65% des sociétés sont contrôlées par un actionnariat familial, contre 24% au Royaume-Uni. |
| Actions autocontrôlées |
Les actions autocontrôlées sont des actions de la maison mère détenues par des filiales contrôlées par celle-ci.Ces actions sont privées de droits de vote. |
| Actions auto-détenues |
les actions auto-détenues sont des actions de la société acquises par cette dernière, par exemple en support des stock options. |
| Actualisation |
L'actualisation consiste à déterminer la valeur d'aujourd'hui de flux qui se produiront dans le futur : elle est donc l'inverse de la capitalisation. Elle permet de comparer des sommes reçues ou versées à des dates différentes. |
| Adjusted Net Asset Value |
Capitaux propres de la compagnie d'assurance majorés des plus-values latentes revenant aux actionnaires (et non aux assurés), sous déduction des coûts d'acquisition des clients non encore amortis. C'est l'actif net réévalué. |
| Administrateur |
Les administrateurs sont élus par l'assemblée générale des actionnaires et forment au sein de l'entreprise le conseil d'administration. Celui-ci est en charge de définir et de mettre en place la gouvernance de l'entreprise. La fonction d'administrateur est encadrée par un ensemble de règles strictes (rémunérations, cumul des mandats…). |
| ADP |
Voir action à dividende prioritaire |
| ADR |
Voir american deposit receipt |
| Affacturage |
Les sociétés d'affacturage encore appelées factors se sont spécialisées dans la mobilisation d'une quote-part du poste client d'une entreprise, qu'elles escomptent (ou achètent ) et dont elles assurent le recouvrement moyennant rémunération. |
| After-market |
L'after-market correspond à la période d'environ un mois qui suit la clôture d'une opération de placement de titres financiers. Cette période se caractérise généralement par des interventions possibles des banquiers en charge de l'opération afin de stabiliser dans la mesure de leurs moyens le cours du titre. |
| AGE |
Voir assemblée générale extraordinaire |
| Agence |
Voir théorie de l'agence |
| Agence |
Voir théorie de l'agence |
| Agence de notation |
Société commerciale qui attribue à la demande ou non des émetteurs des notes sur des titres de dettes émis par des entreprises, par des banques, par des investisseurs. La note plus ou moins élevée reflète la perception par l'agence de notation de la solvabilité de l'émetteur, c'est à dire sa capacité à payer en heure et en jour ce qu'il s'est engagé dans le contrat de dette, compte tenu des caractéristiques de ce contrat et compte tenu de la situation financière de l'émetteur et de son évolution prévisible dasn son secteur d'activité. Voir notation financière. Les principales agences de notation sont Standard & Poors', Moody's, Fitch, Dominion. |
| AGO |
Voir assemblée générale ordinaire |
| Agrégat |
Chiffre qui résulte de l'ajout ou de la soustraction de plusieurs données. Ainsi le chiffre d'affaires, le résultat d'exploitation, l'excédent brut d'exploitation, les capitaux propres sont des agrégats financiers. Un agrégat est un élément pertinent et significatif dans un diagnostic financier. |
| Ajustement des données par action |
Lors de distribution d'actions gratuites ou d'augmentation de capital en numéraire, le détachement de droits d'attribution ou de souspcrition modifie pour des raisons techniques la valeur d'une action. L'ajustement des données par action consiste à éliminer les variations uniquement dues à ces raisons techniques afin de pouvoir comparer la situation passée à celles présente et future. Cet ajustement est réalisé par un coefficient d'ajustement égal à la valeur de l'action après détachement du droit (d'attribution ou de souscription) sur la valeur de l'action avant détachement de ce même droit. |
| Ajustements du cours |
L'ajustement du cours d'une action a lieu mécaniquement lors d'opérations sur le capital modifiant pour des raisons techniques sa valeur, comme par exemple la distribution d'actions gratuites ou l'augmentation de capital boursier avec une décote par rapport à la valeur. Elle est nécessaire pour pouvoir pratiquer des comparaisons de cours entre avant et après cette opération. |
| Alpha |
Excédent de la rentabilité réalisée sur un actif par rapport à son taux de rentabilité exigé. Pour un fonds d'investissements, il s'agit de l'excédent de rentabilité réalisée par rapport à un indice représentatif des actifs qu'il détient, par exemple le CAC 40 pour un fonds investi en grandes actions françaises. Cela correspond à la surperformance du gestionnaire de fonds par rapport à son marché de référence. |
| Alpha portable |
Technique de gestion de fonds visant à transférer sur un portefeuille d'actifs à risques faibles la superformance (alpha) d'un autre portefeuille composé d'un actif risqué et d'options de vente de l'indice du marché de cet actif risqué, ainsi structuré pour capturer uniquement l'alpha de la gestion de ce second portefeuille (superformance). |
| Alternext |
Créé par Euronext, Alternext vise à offrir la possibilité aux PME d'accéder à la cotation de manière simplifiée. Les contraintes pour l'introduction en Bourse sur ce marché sont simplifiées: historique de compte de 2 ans seulement, référentiel comptable au choix. La cotation peut se faire après un placement au public de 2,5M€ ou après un simple placement privé auprès d'institutionnels de 5M€. |
| American Depositary Receipt |
Les entreprises étrangères, désireuses de se faire coter aux Etats-Unis le font le plus souvent sous forme d'ADR (American Depositary Receipt). Ce sont des certificats nominatifs émis par une banque américaine en contrepartie d'un dépôt d'un certain nombre d'actions étrangères sur ses livres. La banque gère pour le compte de l'émetteur les flux de dividendes et le registre des détenteurs. Les ADR sont classés par niveau (de 1 à 4) selon le niveau d'informations exigé par l'autorité boursière américaine (Securities and Exchange Commission), le niveau 3 correspondant à une cotation complète. |
| AMF |
Voir Autorités des marchés financiers |
| Amortissement de l'écart d'acquisition |
Suivant les différents référentiels comptables, l'écart positif d'acquisition (le goodwill ou survaleur) est amorti ou non. En normes IFRS (c'est à dire en particulier pour les sociétés cotées), le goodwill n'est pas amorti linéairement mais doit éventuellement être déprecié suivant les conclusions d'un test d'impairment réalisé chaque année. En principes comptables français, le goodwill est amorti linéairement, sur une durée qui s'étale entre 5 et 40 ans. |
| Amortissement dérogatoire |
on appelle amortissement dérogatoire la fraction de l'amortissement qui ne correspond pas à la constatation d'une perte de valeur normale d'un actif due à son utilisation, mais qui est constatée comptablement pour bénéficier d'un avantage fiscal. Cela peut ainsi être l'écart entre l'amortissement dégressif et l'amortissement linéaire. |
| Amortissement d'un emprunt |
On appelle amortissement d'un emprunt son remboursement. Les principales modalités d'amortissement d'un emprunt sont : le remboursement in fine ( tout le capital est remboursé en bloc à l'échéance), le remboursement par tranches (ou séries) égales, appelé aussi amortissement constant, et le remboursement par annuités constantes ( en intérêts et capital). |
| Amortissements |
L'amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur subie par un bien du fait de son utilisation ou de sa détention par l'entreprise. Il recouvre donc, de fait, deux phénomènes distincts : l'usure due à l'utilisation d'un bien (machines, agencements, carrières, véhicules, immeubles, etc.) et l'obsolescence, due au fait que les actifs de production utilisés par l'entreprise peuvent devenir désuets compte tenu de l'évolution technologique du secteur d'activité. |
| Amortissements dégressifs |
L'amortissement dégressif repose sur l'utilisation d'une progression géométrique décroissante qui revient à amortir plus les premières années et moins les années suivantes. |
| Amortissements exceptionnels |
Par utilisation d'un amortissement exceptionnel (au-delà de l'amortissement dégressif), le bien est amorti plus rapidement que ne le justifie l'usure économique . L'amortissement exceptionnel est surtout utilisé pour des raisons fiscales. |
| Amortissements linéaires |
L'amortissement linéaire suppose que les charges d'amortissement sont réparties par fractions annuelles égales sur toute la durée de vie théorique du bien. |
| Analyse chartiste |
Voir analyse technique |
| Analyse financière |
A partir de l'exploitation d'informations économiques et comptables, l'analyse financière vise à redécouvrir la réalité d'une société à partir de données codées . Elle permet ainsi de porter un jugement global sur la situation actuelle et future de l'entreprise analysée. Sur le plan pratique, l'analyse financière replacera dans un premier temps l'entreprise dans son environnement économique : marché, filière, systèmes de production, réseaux de distribution, motivations des hommes qui la compose... Ensuite, l'analyse devra étudier successivement la création de richesse, la politique d'investissement et la politique de financement pour conclure sur la rentabilité de l'entreprise. |
| Analyse financière - Plan type |
L'analyse financière a pour objectif d'expliquer et d'analyser comment un groupe peut créer de la valeur sur le moyen terme (point de vue de l'actionnaire) ou s'il est solvable (point de vue du créancier). Le plan type d'analyse financière se compose de 4 étapes: 1) La sécrétion de richesse (activité, marge)... 2)... nécessite des investissements (immobilisations, BFR)... 3) qui doivent être financés (autofinancement, endettement, augmentation de capital...) 4)... et être suffisamment rentables (rentabilité économique et des capitaux propres, effet levier). |
| Analyse fondamentale |
Un investisseur partisan de l'analyse fondamentale cherche à déterminer la valeur fondamentale ou intrinsèque d'un titre car il croit que, tôt ou tard, le prix finira par converger vers la valeur. C'est elle que les analystes financiers cherchent à mesurer.Warren Buffett est un investisseur partisan de l'analyse fondamentale. |
| Analyse technique |
L'analyse chartiste considère que l'évolution des titres financiers obéit à des lois qu'une étude détaillée des cours et des volumes peut mettre en évidence. Elle s'appuie plus sur la psychologie des investisseurs que sur les mathématiques. Elle recherche dans les historiques de cours les comportements types face à une situation pour prévoir les évolutions des titres financiers. Cette attitude est souvent celle des traders qui prennent des positions sur des périodes très courtes, des quelques heures à quelques jours. |
| Analyste financier |
L'analyste financier est un spécialiste de l'évaluation des titres émis par les entreprises, dans une optique de sélection de titre d'un portefeuille, c'est-à-dire dans le cadre du conseil en investissements financiers. |
| Anatocisme |
Anatocisme correspond à la capitalisation des intérêts, c'est à dire à leur ajout au capital emprunté et non encore remboursé, qui deviennent à leur tour producteurs d'intérêts, en général au bout d'un an. |
| ANAV |
Voir Adjusted Net Asset Value |
| Annexe aux comptes publiés |
L'annexe aux comptes publiés détaille et commente l'information donnée par le bilan, le compte de résultat et le tableau de flux. Elle met en évidence les principes comptables et les faits pouvant avoir une incidence significative sur le jugement du lecteur. |
| Annual Premium Equivalent |
La plupart des polices d'assurance sont à prime annuelle. Cependant, certaines sont à prime unique (versée une fois pour toute au début du contrat), en particulier en assurance-vie. Dès lors, il est difficile de comparer les volumes de nouvelles affaires d'assureur à assureur sur la seule base des primes encaissées sur les nouveaux contrats, puisque la proportion de contrat à prime unique varie d'un assureur à l'autre. L'APE permet ce type de comparaison puisque, par convention, les primes uniques sont prises pour 10 % de leur montant dans le calcul des primes générées par les nouvelles affaires. |
| Annuité |
L'annuité d'un emprunt correspond à la trésorerie déboursée annuellement pour le remboursement de la dette et la charge d'intérêt. |
| Anomalie boursière |
Situation observée en bourse qui ne correspond pas à la logique financière et qui va être mis à profit par des investisseurs, en particulier les arbitragistes, pour l'éliminer en réalisant au passage un profit. Par exemple, une situation dans laquelle une entreprise verserait un dividende de 10 mais son cours de bourse ne baisserait pas de 10. Il suffirait alors de l'acheter la veille du détachement du dividende pour 100, d'encaisser les 10 et de revendre les titres pour 100 le lendemain en ayant fait un profit de 10 avec une mise de fonds très limitée, voire nulle. Les anomalies boursières intéressent au moins autant les arbitragistes que les chercheurs dont les réflexions et les opérations tendent à faire disparaître les anomalies boursières et de rétablir les équilibres de marché. |
| APE |
Voir Annual Premium Equivalent |
| Appel de marge |
La chambre de compensation des ordres sur les marchés dérivés procède à un appel de marge lorsqu'un intervenant est en perte potentielle. Elle exige de ce dernier une augmentation du dépôt de garantie sensé représenter deux jours de pertes maximales. Si l'appel sur marge n'est pas suivi, la chambre de compensation dénoue d'office la position et apure les pertes avec le dépôt de garantie. |
| Appel public à l'épargne |
Il y a appel public à l'épargne en cas de négociation d'un titre (action, obligation, ...) sur un marché réglementé (Eurolist) ou en cas d'émission ou de cession de titres dans le public en ayant recours à la publicité, au démarchage, à des établissements de crédit ou à des prestataires de services d'investissement. L'entreprise qui fait appel public à l'épargne doit obtenir le visa de l'AMF et, pour cela, publier une note d'information et effectuer les publications financières obligatoires au BALO (Bulletin Officiel d'Annonces Légales Obligatoires) et auprès du marché financier. |
| Application (technique boursière dite de l') |
Voir bloc structurant |
| Apport de titres |
Un investisseur (personne physique ou morale) apporte des actions d'une société B à une société A et reçoit en rémunération des titres de la société A. Dans cette éventualité, les sociétés A et B subsistent, B devenant filiale de A, les actionnaires de B devenant actionnaires de A. Pour des sociétés cotées, l'apport de titres prend le plus souvent la forme de l'Offre Publique d'Échange (OPE). |
| Apport partiel d'actifs |
L'apport partiel d'actif est une opération par laquelle une société B fait apport à une société A d'une partie de ses éléments d'actifs (et de passifs), et reçoit en échange des titres émis par A, B devenant donc actionnaire de A. La décision ne peut résulter que des statuts et du délibéré d'une assemblée générale extraordinaire. |
| APT |
Le modèle APT (Arbitrage Pricing Theory), proposé par S. Ross, suppose que le taux de rentabilité d'un titre financier est fonction de plusieurs variables. Le titre est alors plus ou moins sensible à ces variables macroéconomiques (V1, V2,..,Vn), et il subsiste un bruit propre à l'entreprise. On a donc pour un titre J : GRAFIK1 Le modèle ne donne pas une liste définie des facteurs V. Il peut s'agir du prix du pétrole, de l'écart entre les taux d'intérêt à long terme et les taux à court terme, des taux de change, du taux d'inflation, d'indices d'activité industrielle... Ainsi, certains titres sont connus pour être des valeurs-devises et leur performance est très liée à la parité dollar/devise nationale. |
| APV |
L'APV (Adjusted Present Value) est une méthode d'évaluation des actifs financiers qui conduit à actualiser à des taux différents les flux présentant des risques différents. Difficile dans sa mise en oeuvre, elle peut apporter des résultats intéressants dans quelques cas bien précis : structure financière très évolutive sur un horizon court (ce qui est le cas des opérations de LBO ou de financement de projets), investissement effectué à l'étranger. |
| Arbitrage |
L'arbitrage est une combinaison de plusieurs opérations permettant de réaliser un bénéfice sans risque (en théorie au moins !) en tirant partie des seules imperfections susceptibles d'apparaître entre différents marchés. L'arbitrage permet d'assurer l'égalité des prix à un même moment. Il assure la fluidité entre les différents marchés et contribue à leur liquidité. C'est l'opération de base qui permet de garantir l'efficience des marchés. |
| Arbitrage Pricing Theory |
Voir APT |
| Assemblée générale |
Les assemblées générales sont le lieu où les actionnaires peuvent excercer leur pouvoir de décision. Ces décisions sont classées en 2 types suivant leur importance. Les règles de prise d'adoption de la résolution dépendent de cette classification:- L'assemblée générale ordinaire (AGO) prend, à la majorité simple des actions représentées, des décisions concernant la gestion ordinaire de la société: approbation des comptes, distribution de dividendes, nomination et révocation d'administrateurs. - L'assemblé générale extraordinaire (AGE) prend des décisions modifiant les statuts: augmentation de capital, fusion, apport partiel d'actifs, scission, émission d'actions...à une majorité renforcée (dite "majorité qualifiée" - différent selon les pays). |
| Assimilation d'une émission |
Il est possible d'assimiler à un emprunt obligataire, des émissions ultérieures présentant les mêmes caractéristiques (même durée résiduelle, même coupon, même échéancier, même prix de remboursement, mêmes garanties...). Il ne reste alors qu'un seul emprunt, pour un montant global plus élevé. L'assimilation d'emprunts présente deux avantages : réduire les frais de gestion et surtout augmenter la liquidité et donc la négociabilité de ces emprunts sur le marché secondaire. |
| Assurance |
Technique qui permet de transférer un risque moyennant le paiement d'une prime à un tiers qui accepte en contrepartie de prendre ce risque à sa charge. L'option est le prototype en finance du produit d'assurance. |
| Assurance crédit |
L'assurance crédit est proposée par des compagnies d'assurance spécialisées dans l'appréciation du risque de défaillance (Euler-Sfac, Altradius, COFACE…) qui garantissent à l'entreprise le paiement par un client de sa créance moyennant une prime qui représente de l'ordre de 0,3% de son nominal. |
| Assurance de portefeuille |
Technique mise au point par Harry Leland et Mark Rubinstein en 1976 pour protéger, pour partie, un portefeuille d'actions contre une baisse de sa valeur due à une baisse des marchés boursiers tout en lui permettant de profiter de la hausse de ce marché. Elle repose sur l'utilisation d'options de vente sur indices boursiers (ou sur une combinaison d'actifs sans risque et d'actions afin de créer une option de vente synthétique) qui constitue une couverture du portefeuille. L'assurance de portefeuille nécessite en permanence un ajustement mécanique et automatique de la couverture en fonction des fluctuations du marché et suppose qu'il soit toujours possible d'acheter ou de vendre des actions, ce qui n'a pas été vrai lors du crash de 1987 qu'elle fût accusée d'avoir accentué. |
| Asymétrie |
L'asymétrie de l'information, qui est entre autres à la base de la théorie des signaux, correspond à l'idée que la même information n'est pas partagée par tous (ainsi, les dirigeants d'une société peuvent disposer de renseignements que n'ont pas les investisseurs) et que même si c'était le cas, la même information ne serait pas perçue de la même manière. Il n'est donc pas raisonnable de croire que l'information est à tout instant équitablement partagée. |
| Asymétrie - actionnaire / créancier |
Il existe une asymétrie de statut entre l'actionnaire et le créancier d'une entreprise : l'actionnaire peut perdre la totalité de ses apports mais aussi gagner des profits potentiellement illimités tandis que le créancier récupère au mieux les flux programmés au contrat de prêt. |
| Asymétrie - option |
Le contrat d'option est fondamentalement asymétrique : chacune des parties n'a pas les mêmes droits ni les mêmes devoirs. L'acheteur de toute option a le droit de faire mais non l'obligation, alors que le vendeur de toute option est obligé de faire si l'acheteur le lui demande. |
| At the money |
Voir A la monnaie |
| Audit |
Vérification des comptes d'une société pour s'assurer qu'ils ont bien été établis selon les normes comptables couramment acceptées, qu'il n'y a pas d'omissions de nature à altérer l'image fidèle et réguliére donnée de la réalité économique de l'entreprise par les comptes. Par extension, toute procédure de vérification de la conformité des documents, pratiques, systèmes informatiques,etc... aux régles et aux procédures. |
| Auditeur |
Les auditeurs ont pour fonction d'auditer, de vérifer et de certifier les comptes d'une société. Travaillant dans des cabinets indépendants de l'entreprise et de ses dirigeants (Ernst & Young, Deloitte, KMPG, Pricewaterhouse…), ils ont pour objectif de vérifier si les comptes de la société reflètent la vie et l'activité réelles de l'entreprise. |
| Augmentation de capital |
L'augmentation de capital est, d'un point de vie financier, une vente d'actions dont le produit revient à l'entreprise, et qui va entraîner un partage des différents paramètres de l'entreprise : droit au dividende, au bénéfice, au boni de liquidation, aux capitaux propres, aux droits de vote entre les différents apporteurs de capitaux. Elle peut suivre différentes modalités : être en numéraire ou par apport d'actifs, consécutive à l'exercice de bons ou à la conversion de dette, être réservée ou non, avec ou sans droit préférentiel de souscription. |
| Augmentation de capital - Théorie de l'agence |
Dans le cadre de la théorie de l'agence, l'augmentation de capital réduit l'asymétrie d'information entre les actionnaires et dirigeants puisque l'augmentation de capital s'accompagne d'une publication d'une série d'informations financières qui ne sont pas toujours données en temps habituel. |
| Augmentation de capital réservée |
L'augmentation de capital réservée obéit à des contraintes particulières. Les actionnaires doivent renoncer à leur droit préférentiel de souscription, les commissaires aux comptes donnent leur avis sur cette suppression ainsi que sur le prix d'émission des actions à émettre. L'augmentation de capital peut être soit en numéraire, soit pour rémunérer des apports de titres et ou d'actifs. Ainsi, une holding familiale peut apporter des actifs à l'entité pivot du groupe pour renforcer son contrôle. |
| Autocontrôle |
Il y a autocontrôle lorsqu'une première société contrôle une seconde société qui détient une participation dans le capital de la première société. Pour limiter les effets de l'autocontrôle, les droits de vote des actions ainsi détenus sont annulés. Au cours d'une offre publique toute modification de la structure d'autocontrôle de la cible (augmentation, reclassement dans des mains amies) est interdite. |
| Autofinancement |
Une entreprise est autofinancée lorsqu'elle assure elle-même son développement sans avoir recours à des sources de financement externes. S'il est perçu favorablement par les partenaires de l'entreprise, et protège celle-ci des risques liés à un endettement excessif, l'autofinancement peut devenir néfaste lorsqu'il est utilisé à outrance. Son coût explicite étant nul, il peut effectivement favoriser l'investissement dans des projets peu rentables et provoquer l'appauvrissement des actionnaires. Seul le réinvestissement des bénéfices à un taux de rentabilité au moins égal au coût des capitaux propres permet en effet de préserver la valeur des bénéfices réinvestis. |
| Autonomie des exercices - principe de, |
Le principe comptable de l'autonomie des exercices veut que les charges et les produits qui concernent un exercice lui soient effectivement rattachés en faisant abstraction des dates d'encaissement et de décaissement. |
| Autonomie financière - ratio |
Le ratio d'autonomie financière (endettement net par rapport aux capitaux propres) donne une indication sur le niveau d'endettement de la société. Supérieur à un, il peut traduire un recours trop important à l'emprunt. |
| Autorités des marchés financiers |
L'Autorité des Marchés financiers est l'institution francaise en charge de veiller à la bonne application des règles qui régissent le marché boursier français (règles d'admission, fonctionnement du marché et des intervenants, suivi de l'information communiquée au marché...). L'AMF résulte de la fusion entre la Commission des opérations de Bourse (COB) et le Conseil des marchés financiers (CMF).Son pendant en Belgique est la CBFA et en Suisse la COPA. |
| Autres charges externes |
Les autres charges externes se composent de la sous-traitance, des achats non stockables de matières et de fournitures (eau, énergie, petit équipement, entretien, fournitures administratives...), des travaux d'entretien et de réparation, des primes d'assurances, des études et recherches, du personnel extérieur à l'entreprise, des rémunérations d'intermédiaires et honoraires, des frais de publicité, de transports, des déplacements, réunions et réceptions, des frais postaux, des commissions sur services bancaires (différentes des intérêts sur crédits bancaires, comptabilisées en charges financières), et de dépenses diverses. |
| Avancement |
Voir comptabilisation à l'avancement |
| Avances en devises |
Les avances en devises permettent de financer des opérations commerciales à l'étranger. Ce sont des avances consenties aux exportateurs de marchandises ou de services jusqu'à la date de règlement prévue par le contrat. Elles sont remboursées lors de la réception des devises liées au contrat. L'avance en devises constitue donc à la fois un mode de financement et une technique de protection contre le risque de change. Cette technique est de moins en moins utilisée, les entreprises préférant émettre du papier dans la devise où elles ont le meilleur rating avant de changer ces fonds en fonction de leurs besoins en devises étrangères. |
| Aversion au risque |
Caractéristique de celui qui ne souhaite pas courrir un risque et qui sera prêt à le transférer à un tiers moyennant une rémunération, ou qui refusera tout actif ou toute action lui faisant courrir un risque qu'il perçoit comme excessif compte tenu de sa capacité à le supporter. |
| Avis d'équité |
Une fairness opinion ou avis d'équité est un avis donné par un tiers indépendant (banque d'affaires, cabinet d'evaluation, auditeurs) sur les termes financiers d une transaction (vente, apport, fusion,..) pour laquelle il peut exister une situation de conflit d'intérêt entre les parties à cette transaction (vente par une societe mere d un de ses actifs à sa filiale cotée qui a aussi pour actionnaires des tiers; ...). Cet avis est remis dans une lettre qui s'appuie le plus souvent sur un travail d'evaluation detaillé afin d'eclairer les actionnaires ou les administrateurs qui devront prendre la decision. Dans des transactions complexes, et sans situation de conflit d'intérêt, les administrateurs pourront vouloir s'appuyer sur un avis d'équité afin d'éclairer leur jugement et ou degager leur responsabilité vis à vis des actionnaires. |
| Avoir fiscal |
Pour éviter la double imposition des dividendes (au niveau de l'impôt sur les sociétés et sur les revenus de l'investisseur), certains États ont créé un mécanisme compensateur appelé avoir fiscal, qui revient à neutraliser au niveau de l'investisseur l'effet de l'impôt sur les sociétés. En France, l'avoir fiscal a maintenant été supprimé et remplacé par un abattement sur de 40% sur le montant des dividendes pris en compte dans les revenus imposables. |
| Lexique - B |
| Back office |
Le back office est l'unité administrative au sein d'une entreprise, qui vise à assurer le traitement des opérations réalisées entre les trois unités en charge respectivement de la gestion des flux de trésorerie, de la gestion de l'endettement et de la gestion des risques. Plus généralement, et en particulier au sein d'une banque, un back office désigne toutes les fonctions administratives necessaires à la bonne excécution d'un ordre ou d'une transaction. |
| Badwill |
Le badwill correspond à un écart d'acquisition négatif (cf. écart d'acquisition). Les normes IAS/IFRS prévoient que l'écart d'acquisition négatif soit comptabilisé comme un profit dans le compte de résultat. |
| Bancarisation |
Se dit de la pénétration des services bancaires dans une population. Une population bancarisée à 80 % veut dire que 20 % de cette population n'a pas (encore) accès à des services bancaires, soit de son propre fait (refus) ou parce que sa situation financière n'en fait pas un client attractif pour les banques. |
| Banque commerciale |
Une banque commerciale collecte les ressources du public, principalement par le biais de la tenue des comptes, et prête aux entreprises. Les banques commerciales se distinguent ainsi des banques d'affaires (cf. banques d'affaires) ou des banques d'investissement. Cette distinction est en partie révolue aujourd'hui car les banques commerciales ont développé des activites de banques d'investissement. |
| Banque d'affaires |
Une banque d'affaires est une banque qui a un rôle d'intermédiaire dans les opérations financières : introduction en bourse, augmentation de capital, placement d'emprunt, opération de fusion-acquisition.... Elle ne prête quasimment pas. Elle a donc des besoins en capitaux propres plus réduits que les banques commerciales. Par contre, il peut lui arriver de prendre des participations minoritaires ou majoritaires dans des affaires industrielles ou commerciales afin de les aider à se développer et de réaliser à terme une plus value en recédant cette participation. |
| Banque de détail |
La banque de détail s'adresse aux particuliers et aux PME. Elle a une fonction d'intermédiation entre les agents à excédent de financement dont elle collecte les ressources et les agents à besoin de financement à qui elle prête ces ressources. |
| Banque de financement et d'investissement |
La banque de financement et d'investissement apporte des services sophistiqués à des grandes entreprises dans une logique d'un sur mesure partiel ou total. Elle offre entre autres des services liés à l'accès aux marchés actions / obligataire/taux (émission, transaction, couverture..), aux conseil en fusions et acquisitions, à l'accès aux financements bancaires plus ou moins complexes... |
| Banque de gestion d'actifs |
La banque de gestion d'actifs (Asset Management en franglais), comme son nom l'indique, gère les actifs de ses clients (investisseurs institutionnels, particuliers plus ou moins fortunés). Elle travaille aussi par le biais de SICAV ou de fonds communs de placement (FCP) pour les clients de la banque de détail. Elle peut enfin avoir besoin de produits de la banque d'investissement (couverture,...) |
| Banque universelle |
Les banques universelles ou globales (Barclays, BNP Paribas, Citigroup…) sont des grands conglomérats financiers regroupant les différents métiers des banques de détail, des banques de financement et d'investissement et des banques de gestion d'actifs. |
| Banqueroute |
il s'agit d'un délit pénal dont peuvent être accusés les dirigeants de sociétés engagées dans des procédures collectives s'ils sont coupables « d'agissements graves ». Il convient de noter que le terme banqueroute ne recouvre pas la même notion que le terme anglo-saxon bankruptcy, qui signifie faillite. |
| Base de conversion |
Une obligation convertible peut être échangée contre une ou plusieurs actions. Ce rapport est appelé base de conversion. Cette dernière est fixée au moment de l'émission, mais est ajustée lors d'opérations sur le capital (augmentation ou réduction de capital, fusions...) afin de maintenir les droits des porteurs comme s'ils étaient, dès l'émission, actionnaires de la société. |
| Base d'un contrat à terme |
La base d'un contrat à terme représente le décalage entre le cours du sous-jacent et le cours du contrat. Elle évolue librement pendant la durée d'un contrat mais s'annule à son échéance. |
| Base fiscale |
On appelle base fiscale d'un actif, le montant qui sera fiscalement déductible lorsque l'entreprise récupérera sa valeur comptable, soit sous forme d'amortissement, soit sous forme de cession. |
| Bates - modèle de |
Le modèle de G. Bates met en relation le PER actuel d'un titre avec son PER futur dans n années compte tenu d'un taux de croissance des BPA, du taux de distribution pendant cette période et du taux de rentabilité exigé par l'actionnaire. Dans ce modèle, les dividendes (et les BPA) sont supposés croître à un taux g constant, et le taux de distribution d est supposé constant. Soit m, le PER d'aujourd'hui, et M, le PER dans n années, on obtient : où kCP est le taux de rentabilité exigé par les actionnaires. |
| Benchmark |
Un benchmark c'est un très bon niveau de performances atteint par des acteurs dans un secteur et qui sert de référence aux acteurs moins performants pour essayer d'amener leurs propres performances au niveau de celles du benchmark. Les groupes peuvent dans une optique de “best practice” developper une politique de benchmarking au sein de ses différentes divisions géographique. Les benchmarks sont souvent utilisés pour des ratios d'efficacite : marge sur chiffre d'affaires, rentabilité, rotation du chiffre d'affaires par rapport à l'actif économique, vente au m², vente par employé, etc .. |
| Bénéfice |
Voir résultat |
| Bénéfice par action (BPA) |
Le bénéfice par action traduit l'enrichissement théorique, d'un actionnaire détenant une action, au cours d'un exercice. Le bénéfice net est en effet la part revenant aux actionnaires de la richesse créée par l'entreprise pendant ce même exercice. Le bénéfice par action fait l'objet d'un calcul très précis, l'analyste corrigeant généralement le résultat net part du groupe publié des opérations exceptionnelles. Trop souvent, le BPA est considéré comme le critère financier le plus important alors qu'il peut être manipulé par certains choix multiples, recours à l'endettement, une fusion, une acquisition. La progression du BPA n'est pas toujours synonyme de création de valeur, son recul de destruction de valeur. |
| Besoin en fonds de roulement |
Le besoin en fonds de roulement (BFR) d'une entreprise est la somme de son BFR d'exploitation et de son BFR hors exploitation. Le BFR d'exploitation représente le solde des emplois et des ressources d'exploitation (soit en simplifiant : stocks + clients - fournisseurs). Il correspond à l'argent gelé par l'entreprise pour financer son cycle d'exploitation (ou sécrété par celui-ci lorsque ce BFR est négatif). Si les composantes du BFR sont liquides et renouvelées rapidement, leur niveau est relativement stable à activité constante : de là la notion de permanence du besoin en fonds de roulement. Notons que le BFR calculé au bilan à la date d'arrêté des comptes ne représente pas le BFR permanent de l'entreprise car l'activité peut être saisonnière. Sa maîtrise est par ailleurs fondamentale, notamment pour les entreprises en forte croissance. Du fait de l'importance du financement inter-entreprises en Europe continentale, l'analyse du besoin en fonds de roulement est essentielle. Si le BFR doit évoluer à priori en fonction à l'activité, les périodes de croissance et de récession se traduisent dans les faits par une augmentation de son niveau relatif. Se pose alors la question de son financement, le recours aux crédits à court terme rendant l'entreprise très vulnérable à toute modification de son environnement industriel et financier. |
| Besoin en fonds de roulement - financement |
Du fait de son caractère permanent, le BFR impliquerait un financement au moyen de capitaux permanents, ce qui, dans les faits, s'avère difficile (caractère limité des capitaux propres…). Les entreprises utilisent en réalité le mécanisme classiques des crédits revolving. L'utilisation de ces lignes de crédit, bien que parfois dangereuses (saturation de la capacité d'endettement, accroissement excessif des frais financiers...), est, au demeurant, encouragée par le caractère renouvelable des composantes du BFR: créances clients (garantie aux crédits accordés) et stocks. |
| Besoin en fonds de roulement - ratios de rotation du |
Les ratios de rotations du besoin en fonds de roulement permettent d'analyser en tendance la proportion de fonds gelés "" dans le cycle d'exploitation. Les principaux ratios sont : - le ratio de rotation du BFR : BFR/CA HT x 365 - le ratio de rotation du crédit client : Encours client/CA TTC x 365 - le ratio de rotation du crédit fournisseur : Encours fournisseurs/CA TTC X365 - le ratio de rotation des stocks : Stocks et travaux en cours/CA HT x 365 |
| Besoin en fonds de roulement d'exploitation |
Le solde net des emplois et des ressources d'exploitation est appelé besoin en fonds de roulement d'exploitation. Il est obtenu par l'addition des comptes de stocks (matières premières, marchandises, produits et travaux en cours, produits finis) et de créances d'exploitation (encours clients, avances versées à des fournisseurs et autres créditeurs d'exploitation), diminuée des dettes d'exploitation (dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales, avances reçues de clients et autre débiteurs d'exploitation). |
| Besoin en fonds de roulement hors exploitation |
Les décalages de trésorerie liés aux opérations hors exploitation (investissements, charges et produits exceptionnels... ) forment ce que l'on appelle le besoin en fonds de roulement hors exploitation. De nature conceptuelle pauvre, le besoin en fonds de roulement hors exploitation est difficile à prévoir et à analyser car il est lié à chaque opération, contrairement au besoin en fonds de roulement d'exploitation qui est récurrent. En pratique, le besoin en fonds de roulement hors exploitation permet de classer l'inclassable. |
| Besoin en fonds de roulement négatif |
Les sociétés à besoin en fonds de roulement négatif sont caractérisées par le fait que leur cycle d'exploitation induit des ressources précédant les emplois, par le jeu des décalages financiers. Peu nombreuses, elles se retrouvent par exemple dans les secteurs de la grande distribution ou de la restauration collective. Un besoin en fonds de roulement très faible ou négatif constitue un facteur stratégique très favorable au développement d'une politique de croissance financée sans recours à des capitaux extérieurs. |
| Best efforts |
Voir meilleurs efforts |
| Bêta |
Le bêta, ou coefficient bêta, d'un titre financier est un coefficient de volatilité ou de sensibilité qui indique la relation existant entre les fluctuations de la valeur du titre et les fluctuations du marché. Il s'obtient en régressant la rentabilité de ce titre sur la rentabilité de l'ensemble du marché. |
| Bilan |
Le bilan recense à un instant donné l'ensemble des emplois d'une entreprise (l'actif) et de ses ressources (le passif). Par définition, ceux-ci ne peuvent qu'être comptablement équilibrés. La lecture du bilan peut être économique ou patrimoniale. |
| Bilan dans une lecture patrimoniale |
Dans une lecture patrimoniale, on considère que l'entreprise se caractérise par un ensemble d'avoirs et d'engagements recensés dans le bilan patrimonial, dont le solde constitue la valeur comptable des capitaux apportés par les actionnaires. Dans cette optique, le bilan recense donc l'ensemble des avoirs et l'ensemble des engagements de l'entreprise. |
| Bilan en lecture économique |
Dans une lecture économique, le bilan recense, à un instant donné, l'ensemble des emplois engagés dans le cycle d'exploitation de l'entreprise (actif économique) et analyse l'origine des ressources de l'entreprise. |
| Billet à ordre |
Le billet à ordre est un document par lequel le client reconnaît sa dette et s'engage à payer le fournisseur à la date d'échéance. Il peut être papier ou relevé (billet à ordre dématérialisé sur une bande magnétique). |
| Billets de trésorerie |
Les billets de trésorerie sont des titres de créance négociables émis par les entreprises sur le marché monétaire pour une durée pouvant s'étendre de 10 jours à 1 an. Dans la pratique, la durée de vie moyenne des billets de trésorerie est très courte, entre 1 et 3 mois. Ils sont émis par coupure de 150 000 euros minimum. Le billet de trésorerie est le principal instrument de face à face en France. Il permet aux entreprises d'emprunter directement à court terme auprès d'autres entreprises sans passer par le système bancaire, en obtenant des conditions très proches du marché monétaire. |
| BIMBO |
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| Binomial - modèle |
Le modèle binomial (ou Cox-Ross-Rubinstein) suppose que le prix d'une option est comparable au profit réalisé en prenant position sur le sous-jacent. Ainsi, après une période donnée, et en supposant deux états finaux possibles, on obtient: Valeur de l'option d'achat = Delta x (cours de l'actif sous-jacent - capital emprunté) Delta représente le rapport entre la variation de la valeur de l'option, d'une part, et la variation du cours de l'actif sous-jacent, d'autre part. La répétition de ce raisonnement permet d'augmenter les valeurs finales possibles du sous-jacent à l'échéance de l'option. |
| Black & Scholes - modèle |
Le modèle d'évaluation d'une option de Black & Scholes se situe à la limite infinitésimale du modèle binomial lorsque la durée d'une période tend vers 0. Le modèle calcule les cours possibles de l'actif sous-jacent à l'échéance ainsi que leur probabilité respective d'occurrence en partant de l'hypothèse fondamentale qu'il s'agit d'une variable aléatoire dont la loi de distribution est une loi log-normale. Pour une option d'achat, la formule de Black et Scholes est la suivante : > avec : où : Le modèle de Black et Scholes a été adopté de facto par les opérateurs de marché, chacun l'adaptant en fonction des caractéristiques du sous-jacent sur lequel porte l'option. |
| Bloc |
Désigne un paquet d'actions qui peut représenter de 0,1 % du capital pour les très grands groupes jusqu'à plus de 50 % des actions d'une société. Dans ce dernier cas, on parle de bloc de contrôle car il donne à son acquéreur le contrôle de la société. |
| Bloc de contrôle |
Un bloc de contrôle est un paquet de titres dont l'acquisition confère à l'acquéreur le contrôle majoritaire en capital ou en droit de vote d'une société. La cession d'un bloc de contrôle d'une société entraîne automatiquement en France la mise en œuvre d'une procédure de garantie de cours destinée à permettre aux actionnaires minoritaires de vendre leurs titres au même prix que l'actionnaire majoritaire. |
| Bloc structurant |
Un bloc d'actions est considéré comme structurant s'il représente au moins 5% du capital d'une société ou si sa valeur est supérieure à 7,5MEuro. Il peut alors être négocié hors marché à un prix ne s'écartant pas de plus ou moins 10% du cours de bourse. Cette technique a été instituée pour faciliter le reclassement de paquets d'actions et des titres d'autocontrôle. En effet, les aléas des marchés boursiers peuvent être un frein à la réalisation de ventes ou d'achats importants d'actions qui justifient souvent un prix supérieur au cours. La technique des blocs structurants va dans le sens d'une plus grande fluidité des marchés. |
| Bon à moyen terme négociable |
Les bons à moyen terme négociables (BMTN) sont des titres de créance négociable d'une durée initiale supérieure à un an émis généralement par les établissements de crédit. Ils sont d'un montant unitaire de 150 000 euros. |
| Bon d'acquisition |
Un bon d'acquisition est une option qui permet de faire l'acquisition de titres financiers existants à un prix fixé à l'avance et pendant une certaine durée. |
| Bon de caisse |
Le bon de caisse est un produit de placement comparable au dépôt à terme. La créance de l'emprunteur est matérialisée physiquement par un bon nominatif ou anonyme. |
| Bon de cession |
Voir certificat de valeur garantie |
| Bon de créateur d'entreprise |
Voir Bon de souscription de parts de créateur d'entreprise |
| Bon de souscription |
Un bon de souscription est un titre financier permettant de souscrire pendant une période donnée, dans une proportion et à un prix fixé à l'avance, à un autre titre financier (action, obligation...). |
| Bon de souscription d'action (BSA) |
Le bon de souscription d'action est un titre financier permettant de souscrire pendant une période donnée, dans une proportion et à un prix fixés à l'avance, à une action. |
| Bon de souscription d'actions remboursables (BSAR) |
Le BSAR est une variante du BSA. Il s'agit d'un bon de souscription avec faculté de rachat du bon par l'émetteur. En pratique, cela signifie que la société peut "forcer" l'exercice des bons après une certaine période si les conditions d'exercice sont réunies, le porteur préférant exercer son bon plutôt que de se le faire racheter à vil prix. |
| Bon de souscription de parts de créateur d'entreprise |
Les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise sont émis au profit de salariés qui participent à des augmentations de capital des PME créées depuis moins de 15 ans et détenues à plus de 25% par des personnes physiques Ces bons sont incessibles et les gains réalisés lors de la cession des titres acquis au moyen de ces bons bénéficient quant à eux d'un régime fiscal et social de faveur : exonération si le montant annuel des cessions n'excéde pas 15 000 euros et sinon à 27% ou a 41% si le salarié a moins de 3 ans d'ancienneté dans l'entreprise au moment de la cessions des titres |
| Bon d'offre |
L'assemblée des actionnaires peut décider l'émission de bons permettant de souscrire, à des conditions préférentielles, à des actions de la société, et leur attribution gratuite à tous les actionnaires ayant cette qualité avant l'expiration d'une offre publique hostile. Le mécanisme de mise en oeuvre de bons d'offre est en trois temps : avant la clôture de l'offre : annonce de l'intention d'émettre les bons ; avant l'avis de résultat de l'offre (fin de la période d'offre) : attribution des bons afin qu'ils soient attribués aux anciens actionnaires (et non à l'initiateur) ; après l'avis de résultat de l'offre : les bons deviennent exerçables en actions au prix d'exercice convenu. Ces bons ont deux utilisations possibles : pour forcer à la négociation et obtenir un meilleur prix (le bon sera alors désactivé) ; pour contraindre l'initiateur à retirer son offre, sinon il acquiert le contrôle au prix fort pour se voir aussitôt après dilué. |
| Bon du Trésor négociable |
Le bon du Trésor négociable est émis par l'État sous forme d'adjudications hebdomadaires ou mensuelles. Les durées habituelles des bons du Trésor sont 13, 26, 52 semaines, 2 ans et 5 ans. L'intérêt du produit réside avant tout dans la qualité de la signature de l'émetteur (la meilleure) et l'important encours des bons du Trésor négociables garantissant une liquidité satisfaisante, même pour les gros volumes. Les investisseurs peuvent y trouver une solution relativement intéressante pour des placements de courte durée. |
| Boni de fusion |
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