Document d'enregistrement universel 2023

Introduction

Un processus d’intégration des nouveaux sites

Le Groupe acquiert régulièrement de nouveaux sites. Un processus formel d’intégration veille à l’accompagnement renforcé de ces sites Hors boutiques en propre. afin qu’ils entrent en conformité avec l’ensemble des exigences EHS définies et mettent sous contrôle les risques potentiels.

Cette démarche a pour vocation de permettre à ces sites d’atteindre rapidement le niveau de performance attendu par le Groupe. Elle comprend :

  1. un audit de conformité réglementaire réalisé par un tiers indépendant dans les six mois suivant l’acquisition ;
  2. le déploiement des process EHS décrits ci-dessus (manuel EHS, reporting EHS, formations, programme d’audits) ; et
  3. un suivi de l’intégration dans le Groupe.
4.3.1.1.2. Maîtriser les risques et l’impact des sites opérés Les sites dits opérés comprennent l’ensemble des sites de productions (usines, centrales de distribution) ainsi que les sites administratifs et centres de recherche. Seuls les sites de plus de 50 personnes sont intégrés dans le reporting comme cela est défini au paragraphe 4.5.1.3. Données environnementales. sur leurs milieux

Le Groupe analyse systématiquement les risques industriels de ses activités, notamment leur impact environnemental sur les sols, l’eau ou l’air des lieux où elles s’exercent.

Analyser pour maîtriser et limiter les risques

Chaque site dispose d’une analyse environnementale à mettre à jour régulièrement et à chaque changement significatif.

Toutes les activités des collaborateurs (permanents ou temporaires) sont couvertes par une analyse des aspects environnementaux Y compris les activités routinières et de maintenance.. Afin d’éviter toute pollution (sols, eaux de surface, eaux souterraines, air, etc.), les sites doivent respecter les mesures préventives décrites dans les procédures internes. Il existe également des plans d’intervention en cas d’accident, auxquels sont formées les personnes concernées. Les visites préventives des assureurs et des audits EHS périodiques vérifient la bonne mise en place de ces dispositions.

Selon les sites, si des risques significatifs sont identifiés ou si la réglementation ou les standards L’Oréal imposent des exigences spécifiques, une évaluation plus détaillée est effectuée pour les activités concernées. Des plans d’action adaptés, voire des actions immédiates, sont mis en œuvre pour réduire ces risques significatifs à un niveau acceptable.

Une évaluation des risques et des plans d’action vise également à réduire les impacts potentiels de :

  • toute implantation ou rénovation de site ;
  • toute mise en œuvre de nouveaux équipements ou procédés de fabrication ; et
  • toute modification dans les procédés industriels.

Lors de l’acquisition d’un terrain ou d’un bâtiment, L’Oréal veille à réaliser une due diligence qui intègre notamment la revue des aspects environnementaux.

Biodiversité et utilisation des sols

Les engagements de L’Oréal en matière de biodiversité et d’utilisation des sols reposent sur les principes suivants :

  • établir un inventaire écologique du site : il vise à connaître la biodiversité du site et, à travers le plan d’action qui en découle, à la préserver ou la restaurer. Un expert local réalise cet inventaire dans le cadre d’une prise de bail ou d’une construction, mais aussi dans le cadre de l’atteinte de l’objectif L’Oréal pour le Futur pour mesurer l’impact positif des sites opérés ;
  • réduire l’impact de la construction sur l’environnement : Il s’agit de minimiser l’impact carbone de notre activité Immobilier. Le Groupe privilégie autant le renouvellement des baux existants ou la prise à bail dans des bâtiments existants pour participer à la régénération de la ville, plutôt qu’à l’extension urbaine. Dans le cadre de nouvelles constructions ou de nouvelles prises à bail, une attention particulière est portée aux analyses de cycle de vie (ACV) afin de favoriser l’utilisation de modes constructifs faiblement carbonés ;
  • implanter le site, si possible, sur un terrain situé à plus de 30 mètres de toute zone humide (mer, étangs, lacs, rivières, etc.) et en dehors d’espaces naturels, d’espaces verts publics, de terrains abritant des espèces menacées ou en voie de disparition, ou toute autre zone non construite (terres agricoles, etc.) ;
  • prévenir l’érosion du sol résultant du vent et/ou du ruissellement des eaux pluviales lors de la construction, entre autres en protégeant la couche de terre arable stockée à des fins de réutilisation ;
  • maintenir ou restaurer les habitats naturels indigènes et la biodiversité sur le site construit ;
  • maximiser la superficie d’espaces verts ou naturels sur le site (même au-delà de la réglementation locale) et minimiser les surfaces imperméables ;
  • privilégier la réhabilitation pour les sites concernés par une pollution (par exemple, friche industrielle) où le développement est plus difficile en raison de la contamination environnementale (réelle ou perçue comme telle). Cela permet d’éviter la construction sur les terrains naturels ou non artificialisés ; et
  • pour les sites à vocation administrative, louer des bâtiments certifiés LEED Gold ou Platinium ou équivalent sur les marchés immobiliers matures.
Eaux de surface

Le Groupe s’est doté de standards en matière d’eaux pluviales pour surveiller leur qualité et éviter leur pollution. Les sites sont par exemple équipés de séparateurs d’hydrocarbures pour les zones de parking. De même, une capacité de rétention adaptée doit être mise en place pour tout stockage et toute zone d’exploitation où peuvent se produire des déversements accidentels. Cette capacité de rétention doit permettre de contenir les eaux d’extinction d’incendie sur chaque site.

Effluents industriels

À fin 2023, 30 usines de L’Oréal disposent de leur propre station de traitement des effluents. En fonction des caractéristiques des effluents et des conditions locales de rejet, elles utilisent diverses technologies, notamment des processus physiques, chimiques et biologiques. L’Oréal poursuit l’augmentation de la capacité de traitement de ses effluents, notamment en Europe en 2023.

Les sites sont responsables de l’exploitation des équipements et de la gestion des effluents qui font l’objet de procédures et consignes spécifiques. Au moins une fois par an, un audit interne ou une autoévaluation de l’installation correspondante est organisé et documenté.

Dans chaque usine, un dispositif d’autosurveillance représentatif des effluents rejetés est en place. Il assure le suivi des paramètres réglementés et contractuels comme la demande chimique en oxygène (DCO), la demande biochimique en oxygène (DBO), le pH, la température des effluents et les substances susceptibles de perturber le fonctionnement d’une installation interne ou externe de gestion des effluents. Cette autosurveillance est un outil de détection des risques de dépassement qui permet d’anticiper les éventuelles non-conformités et d’initier les actions correctives.