Le Groupe acquiert régulièrement de nouveaux sites. Un processus formel d’intégration veille à l’accompagnement renforcé de ces sites (1)Hors boutiques en propre. afin qu’ils entrent en conformité avec l’ensemble des exigences EHS définies et mettent sous contrôle les risques potentiels.
Cette démarche a pour vocation de permettre à ces sites d’atteindre rapidement le niveau de performance attendu par le Groupe. Elle comprend :
Le Groupe analyse systématiquement les risques industriels de ses activités, notamment leur impact environnemental sur les sols, l’eau ou l’air des lieux où elles s’exercent.
Chaque site dispose d’une analyse environnementale à mettre à jour régulièrement et à chaque changement significatif.
Toutes les activités des collaborateurs (permanents ou temporaires) sont couvertes par une analyse des aspects environnementaux (3)Y compris les activités routinières et de maintenance.. Afin d’éviter toute pollution (sols, eaux de surface, eaux souterraines, air, etc.), les sites doivent respecter les mesures préventives décrites dans les procédures internes. Il existe également des plans d’intervention en cas d’accident, auxquels sont formées les personnes concernées. Les visites préventives des assureurs et des audits EHS périodiques vérifient la bonne mise en place de ces dispositions.
Selon les sites, si des risques significatifs sont identifiés ou si la réglementation ou les standards L’Oréal imposent des exigences spécifiques, une évaluation plus détaillée est effectuée pour les activités concernées. Des plans d’action adaptés, voire des actions immédiates, sont mis en œuvre pour réduire ces risques significatifs à un niveau acceptable.
Une évaluation des risques et des plans d’action vise également à réduire les impacts potentiels de :
Lors de l’acquisition d’un terrain ou d’un bâtiment, L’Oréal veille à réaliser une due diligence qui intègre notamment la revue des aspects environnementaux.
Les engagements de L’Oréal en matière de biodiversité et d’utilisation des sols reposent sur les principes suivants :
Le Groupe s’est doté de standards en matière d’eaux pluviales pour surveiller leur qualité et éviter leur pollution. Les sites sont par exemple équipés de séparateurs d’hydrocarbures pour les zones de parking. De même, une capacité de rétention adaptée doit être mise en place pour tout stockage et toute zone d’exploitation où peuvent se produire des déversements accidentels. Cette capacité de rétention doit permettre de contenir les eaux d’extinction d’incendie sur chaque site.
À fin 2023, 30 usines de L’Oréal disposent de leur propre station de traitement des effluents. En fonction des caractéristiques des effluents et des conditions locales de rejet, elles utilisent diverses technologies, notamment des processus physiques, chimiques et biologiques. L’Oréal poursuit l’augmentation de la capacité de traitement de ses effluents, notamment en Europe en 2023.
Les sites sont responsables de l’exploitation des équipements et de la gestion des effluents qui font l’objet de procédures et consignes spécifiques. Au moins une fois par an, un audit interne ou une autoévaluation de l’installation correspondante est organisé et documenté.
Dans chaque usine, un dispositif d’autosurveillance représentatif des effluents rejetés est en place. Il assure le suivi des paramètres réglementés et contractuels comme la demande chimique en oxygène (DCO), la demande biochimique en oxygène (DBO), le pH, la température des effluents et les substances susceptibles de perturber le fonctionnement d’une installation interne ou externe de gestion des effluents. Cette autosurveillance est un outil de détection des risques de dépassement qui permet d’anticiper les éventuelles non-conformités et d’initier les actions correctives.