Document d'enregistrement universel 2023

Introduction

4.5.1.3. Données environnementales

Périmètre de consolidation : les indicateurs relatifs à l’environnement concernent 95 % des usines et des centrales de distribution, ainsi que des sites administratifs et des centres de recherche de plus de 50 personnes en raison de l'acquisition d'Aēsop. Les indicateurs environnement des sites fermés ou cédés pendant l’exercice sont reportés intégralement jusqu’à la date de leur sortie du périmètre. Les sites qui entrent dans le Groupe ont un délai maximum de 2 ans pour intégrer les reportings environnement et sécurité. Les indicateurs ne prennent pas en compte les impacts dus à des incidents ou événements extérieurs exceptionnels, comme les travaux de construction ou d’extension. De même, dans le cas particulier où un sous- traitant est géographiquement dans le site, ses impacts ne sont pas pris en compte. En 2023, 167 sites ont participé au reporting et 164 étaient toujours consolidés en fin d'année dont 37 usines, 43 centrales de distribution, 8 centres de recherche et 77 sites administratifs. Quelques sites ne sont pas en mesure d’obtenir certaines informations (ex : prélèvement d’eau, génération de déchets, etc.) et peuvent faire appel temporairement à des estimations, celles-ci doivent être validées par la Direction Générale des Opérations. De plus, 100 % des sites opérés ont remonté les informations relatives aux consommations d’énergie et aux émissions de CO2, 100 % des sites opérés ont remonté leur consommation d’eau et 100 % des sites opérés ont remonté leur quantité de déchets. Les sites de Vichy et La Roche Posay relèvent d’une société unique (Cosmétique Active Production) mais sont comptabilisés comme deux usines du Groupe. Quatre usines du Groupe intègrent dans leur bâtiment un centre logistique. Ces 4 centres logistiques ne sont pas inclus dans le décompte du nombre total de centres logistiques du Groupe. Il convient de préciser que le nombre de site varie faiblement d'une année sur l'autre.

Indicateurs : les indicateurs retenus sont ceux utilisés dans la gestion des sites de la Société. Ils reflètent les résultats de la politique du Groupe en matière d'EHS.

Activité : l’activité des sites L’Oréal est mesurée à partir des unités produites pour les sites industriels et les heures travaillées pour les sites administratifs et centres de recherche. Les unités de production prises en compte sont les unités équivalentes produites sur site ou concernées par une sous-traitance conjoncturelle. Les heures travaillées sont celles effectuées sur site, excluant ainsi les heures travaillées à distance.

Sites opérés : les sites opérés du Groupe correspondent à l’ensemble des établissements, quelle que soit leur destination, à l’exception des sites accueillant habituellement moins de 50 salariés.

Gaz à effet de serre : les émissions de CO2 du Groupe sont calculées selon les règles définies par le GHG Protocol et suivies selon l’indicateur CO2 Market-Based.

Gestion de l’année de référence : conformément à la méthodologie du GHG Protocol relative à la gestion des années de référence, les données liées aux émissions de CO2 sont revues si nécessaire au regard des règles définies par le Groupe, selon un recalcul à périmètre comparable. Elles prennent ainsi en compte les nouvelles acquisitions ou cessions, les changements de méthodologies, les erreurs significatives et les modifications de périmètre. Toutes les modifications des années de référence sont validées par les Commissaires aux Comptes.

Scope 1 : pour les sites opérés, les principales émissions sont liées au gaz naturel, dont les données de consommation sont issues des factures des fournisseurs. Les potentielles fuites de gaz réfrigérant des groupes froids sont également incluses dans les calculs. Les facteurs d’émission utilisés viennent de la Base Carbone de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie pour les combustibles fossiles : gaz naturel, fioul, etc., et du 6e rapport du GIEC (IPCC AR6) pour les gaz réfrigérants. L’ensemble des données est intégré mensuellement dans le logiciel de reporting interne.

Scope 2 : pour les sites opérés, les principales émissions sont liées à l'électricité, dont les données de consommation sont issues des factures des fournisseurs. Les facteurs d’émissions utilisés viennent directement des fournisseurs d’électricité des sites, selon l’approche Market-Based ou de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) si la donnée n’est pas disponible. Les facteurs d’émissions utilisés pour les émissions liées aux réseaux de chaleur, de froid et de vapeur viennent des fournisseurs locaux. L’ensemble des données est intégré mensuellement dans un logiciel de reporting interne.

Scope 3 : les émissions du Scope 3, liées à la chaîne de valeur de L’Oréal, sont calculées chaque année à l’aide de facteurs d’émissions issus de diverses bases de données spécifiques à chaque catégorie du Scope 3, incluant entre autres la Base Carbone de l’ADEME, EcoInvent, DBEIS, AIE.

Niveau d’incertitude : pour les Scopes 1 & 2, le niveau d’incertitude à l’échelle du Groupe est de l’ordre de 1 % pour les usines et les centrales de distribution, et de 5 % pour les sites administratifs et les centres de recherche. Pour le Scope 3, le niveau d’incertitude est plus important compte tenu du volume de données nécessaire à son calcul, comme les facteurs d’émissions de l’énergie utilisée pour chauffer l’eau nécessaire à la phase d’usage des produits rincés partout dans le monde, la quantité d’eau nécessaire pour ces rinçages, les émissions CO2 des fournisseurs de matières premières et d’emballage, les distances parcourues pour les transports, etc.

La mesure de l’impact CO2 global de l’activité du Groupe est une information essentielle. Compte tenu des engagements pris en matière de lutte contre le changement climatique, L’Oréal poursuit ses efforts, année après année, pour affiner la fiabilité de ces données. Le niveau d’incertitude des émissions Scope 3 du Groupe est estimé entre 20 % et 30 %. Contrairement aux Scopes 1 et 2, l’évolution des émissions du Scope 3 peut davantage résulter de la qualité des données recueillies et des modes de calcul utilisés, plutôt qu’à une réelle évolution de performance. Cette marge d’incertitude sur le Scope 3 est une réalité pour toutes les entreprises et ne permet pas de considérer cette donnée comme un moyen suffisant de benchmark ou d’évaluation de la performance.