La perte en biodiversité liée aux pratiques agricoles (2) :
Le Mean Species Abundance par hectare est l’unité de mesure correspondant à l’équivalent de surface de terre ayant perdu 100 % de sa biodiversité. Cette métrique caractérise l’intégrité des écosystèmes.
Les coefficients de perte de biodiversité pour l’utilisation des terres proviennent de la base de données des modèles GLOBIO (fournissant des valeurs moyennes de perte de biodiversité en fonction du type et de l’intensité de l’utilisation des sols) ensuite affinée pour chaque plante sur la base d’une revue de la littérature (les valeurs finales varient entre 70 et 90 % de perte de biodiversité selon la plante). Pour les infrastructures, le coefficient de perte de biodiversité pour l’utilisation des terres provient également des modèles GLOBIO (valeur pour les zones urbanisées, à savoir 95 % de perte de biodiversité, identique pour chaque plante).
Focus sur l’importance de la biodiversité dans l’écosystème concerné (3) :
L’importance de la biodiversité dans la zone de production est évaluée en utilisant la métrique Species Threat Abatement and Recovery (STAR). STAR évalue le potentiel de conservation en termes de réduction des risques d’extinction des espèces dans une zone d’intérêt particulier, soit par réduction des menaces soit par restauration de l’habitat. La métrique a été développée sur la base des données de la Liste rouge des espèces menacées et presque menacées de l’UICN (la cartographie de STAR en décembre 2022 étant basée sur la version 2019.3 de la Liste rouge de l’UICN ; STAR inclut, à l’heure actuelle, les mammifères, les oiseaux et les amphibiens). Le percentile 80 a été utilisé afin de représenter la présence de valeurs hautes tout en évitant de surestimer via la prise en compte de la valeur maximale uniquement. Chaque région ou pays est ensuite assigné à une catégorie de risque allant de très faible à très élevé. STAR ayant une distribution très biaisée vers des valeurs faibles (97 % des valeurs STAR dans le monde sont dans les catégories très faible et faible), l’utilisation de la moyenne ou de la médiane n’est pas appropriée. Chaque région ou pays est ensuite assigné à une catégorie de risque allant de très faible à très élevé en prenant la valeur la plus haute entre le percentile 80 de STAR pour la réduction des menaces et le percentile 80 de STAR pour la restauration de l’habitat. La distribution des valeurs STAR étant très inégale et biaisée vers des valeurs faibles et très faibles, toute région ou pays catégorisé comme un risque moyen, élevé ou très élevé représente une zone importante pour la biodiversité avec un risque significatif d’impacter une biodiversité riche et vulnérable.
Données : les données environnementales sont recueillies en utilisant le système intranet d’information dédié au reporting des sites et disponible dans chaque pays d’implantation d’une filiale L’Oréal. Les responsables locaux transmettent les données requises tous les mois. Au moment de la compilation des données, chaque Site ou Zone doit valider la justesse de toutes les données communiquées. Un processus d’amélioration continue de ces systèmes a été mis en place et les Commissaires aux Comptes les examinent chaque année. Ils sont modifiés en tenant compte de leurs recommandations et des objectifs de suivi pour les années suivantes tels que la mise à jour des indicateurs à suivre, l’amélioration de leur définition, et le processus de communication de suivi et de contrôle. Dans de rares cas, certaines données de l’année précédente et déjà publiées peuvent être modifiées lorsque des imprécisions ou erreurs sont découvertes après la clôture de l’exercice. Ces données sont tracées et font partie de la revue de cohérence annuelle. Elles sont intégrées dans les données publiées chaque année. Les données peuvent aussi être modifiées dans le cas d’évolutions méthodologiques. C’est notamment le cas en 2023 sur le calcul des émissions CO2 pour les Scopes 1 et 2. En effet, L’Oréal a décidé en 2023 de ne plus utiliser les attributs renouvelables produits en excès sur un site pour couvrir les consommations d’énergie non renouvelable d’un autre site si ce dernier est hors critère « Market boundary » (CDP Technical Note : Accounting of Scope 2 emissions) .
Réduction des émissions de gaz à effet de serre relatives au transport des produits finis : le périmètre considéré inclut le transport des produits finis et promotionnels du Groupe depuis les sites de production jusqu’au premier point de livraison chez le client. Sont exclues les livraisons faites directement aux consommateurs. La période considérée est de 12 mois entre le 1er novembre de l’année N-1 et le 31 octobre de l’année N. Les calculs sont réalisés au travers de la plateforme EcoTransIT World. La méthodologie appliquée est fournie par des instituts scientifiques indépendants (Ifeu, INFRAS et Fraunhofer IML) et est conforme aux normes ISO14083 et GLEC. La méthodologie exacte est disponible sur le site internet de EcoTransIT World.
Respecter la biodiversité par des ingrédients biosourcés, traçables et issus de sources durables : le calcul du pourcentage d’ingrédients biosourcés pour les formules tracées et issus de sources durables, s’appuie sur les définitions suivantes : une matière première est considérée comme biosourcée lorsque plus de 50 % des carbones qu’elle contient sont d’origine végétale (selon la norme ISO 16128); un ingrédient est considéré comme tracé lorsque les trois informations suivantes sont disponibles : l’espèce botanique, le pays de culture ou de collecte, la méthode de culture ou de collecte ; un ingrédient est considéré comme sourcé durablement lorsque, sur la base des éléments de traçabilité, il a fait l’objet d’une analyse de risque environnementale et sociale (SCAN Index). Si aucun enjeu n’a été identifié, la matière première est considérée comme sourcée durablement. Si des enjeux ont été identifiés, un plan d’action adapté doit avoir été mis en place avec le fournisseur. Ce plan d’action doit avoir fait l’objet d’une vérification par une tierce partie indépendante, comme un audit, une certification, ou un projet terrain mis en place avec l’appui d’une ONG. Cette méthode permet de vérifier la conformité aux critères basiques et progressifs de la politique de sourcing durable des matières premières du Groupe. Le calcul de cet indicateur est réalisé sur la base des achats réels pour la période allant de janvier à novembre 2023, en excluant les volumes d’ingrédients utilisés pour les compositions parfumantes (<1 %), les volumes de la sous-traitance (0,8 %) ainsi que les volumes des usines (Inde, Argentine et Kenya) non rattachées au système IDG (3,3 %).
Réduction de la consommation d’eau liée à l’usage des produits : le périmètre de consolidation se réfère aux produits vendus sur une période de 12 mois allant du 1er janvier au 31 décembre de l’année 2023.
Le calcul de cet indicateur repose sur la moyenne de la quantité d’eau nécessaire par dose d’usage à l’utilisation des produits du Groupe par les consommateurs. Ces données sont remontées par l’outil informatique IDG, utilisé pour les résultats économiques. Il recense toutes les ventes de produits finis, rincés et non rincés dans le monde. La seule exception correspond aux échantillons, qui ne sont pas des produits vendus, et qui ne sont donc pas pris en compte.