Document d'enregistrement universel 2023

Introduction

Evaluation des écarts d’acquisition et des marques à durée d’utilité indéfinie

Voir les notes 7.1 – Ecarts d’acquisition, 7.2 – Autres Immobilisations incorporelles, 7.3 – Tests de dépréciation des actifs incorporels et 4 – Autres produits et charges opérationnels, de l’annexe aux comptes consolidés

Risque identifié Notre réponse
Risque identifié

Au 31 décembre 2023, la valeur nette comptable des écarts d’acquisition et celle des marques à durée d’utilité indéfinie s’élèvent respectivement à M€ 13 103 et M€ 2 653 (soit un total de 30 % des actifs) comme cela est indiqué dans la note 7 de l’annexe aux comptes consolidés.

Ces actifs font l’objet d’un test de perte de valeur lorsqu’un évènement défavorable intervient, et au moins une fois par an, afin de vérifier que la valeur comptable de ces actifs n’est pas supérieure à leur valeur recouvrable.

Les valeurs recouvrables de chaque unité génératrice de trésorerie (UGT) sont déterminées à partir des projections actualisées des flux de trésorerie futurs d’exploitation sur une durée de 10 ans (période nécessaire au positionnement stratégique d’une acquisition) et d’une valeur terminale. Les hypothèses prises en compte dans l’évaluation de la valeur recouvrable sont décrites dans la note 7.3 de l’annexe et concernent principalement :

  • la progression des chiffres d’affaires et du taux de marge ;
  • un taux de croissance à l’infini pour le calcul de la valeur terminale, et
  • des taux d’actualisation fondés sur le coût moyen pondéré du capital, ajustés d’une prime de risque pays si nécessaire.

Les tests de dépréciation réalisés ont conduit en 2023 à constater une dépréciation de M€ 250 des écarts d’acquisition et une dépréciation de M€ 20 des marques.

Nous avons considéré que l’évaluation de ces actifs constitue un point clé de notre audit, en raison de leur poids relatif dans les comptes consolidés et parce que la détermination de leur valeur recouvrable implique un recours important au jugement de la direction dans la détermination des projections de flux de trésorerie futurs et des principales hypothèses retenues.

Notre réponse

Nous avons pris connaissance de la méthodologie appliquée par la direction pour réaliser les tests de dépréciation et les analyses de sensibilité.

Nous avons évalué ces dernières, notamment en les rapprochant de nos propres analyses de sensibilité, afin de définir la nature et l’étendue de nos travaux.

Nous avons apprécié la qualité du processus d’élaboration des budgets et des prévisions.

Pour les tests de dépréciation des actifs jugés les plus sensibles, nos travaux ont notamment consisté à apprécier le caractère raisonnable des principales estimations, et plus particulièrement à :

  • apprécier la cohérence des projections des chiffres d’affaires et du taux de marge par rapport aux performances passées du groupe et au contexte économique et financier dans lequel le groupe opère ;
  • corroborer les taux de croissance futurs retenus avec les analyses de performance du marché cosmétique mondial, en tenant compte des spécificités des marchés locaux et des canaux de distribution dans lesquels le groupe opère ;
  • analyser les taux d’actualisation appliqués aux flux de trésorerie futurs en comparant les paramètres utilisés avec des références externes, les taux de croissance à long terme et les taux de redevances en incluant dans notre équipe des experts en évaluation ;
  • examiner les analyses de sensibilité par rapport aux principales hypothèses clés retenues par la direction et par rapport à nos propres analyses.

Nous avons apprécié le caractère approprié des informations données dans les notes de l’annexe aux comptes consolidés.

Comptabilisation du chiffre d’affaires : estimation des éléments portés en déduction du chiffre d’affaires

Voir la note 3 – Eléments relatifs à l’exploitation – Information sectorielle – Principes comptables – Chiffre d’affaires, de l’annexe aux comptes consolidés

Risque identifié Notre réponse
Risque identifié

Le chiffre d’affaires du groupe est présenté net des retours de produits et des remises, ristournes et autres avantages accordés aux distributeurs ou aux consommateurs (tels que la coopération commerciale) comme cela est décrit dans la note 3 de l’annexe aux comptes consolidés.

Ces différentes déductions du chiffre d’affaires sont comptabilisées simultanément à la reconnaissance des ventes sur la base notamment des conditions contractuelles et des données statistiques issues de l’expérience passée.

L’évaluation du chiffre d’affaires intègre ainsi, à la clôture de l’exercice, des estimations, liées aux montants portés en déduction, que nous avons considérées comme étant (i) complexes en raison de la diversité des accords contractuels et des conditions commerciales existant dans les différents marchés du groupe, (ii) sensibles, le chiffre d’affaires étant un indicateur clé dans l’évaluation de la performance du groupe et de sa direction, et (iii) significatives au regard de leur impact dans les états financiers.

L‘ évaluation des retours de produits, remises, ristournes et autres avantages accordés aux clients constitue donc un point clé de l’audit.

Notre réponse

Nous avons évalué le caractère approprié des principes comptables du groupe relatifs à la comptabilisation des retours de produits, remises, ristournes et autres avantages accordés aux clients, eu égard au référentiel IFRS.

Nous avons pris connaissance du dispositif de contrôle interne mis en place dans les entités commerciales du groupe, permettant d’évaluer et de comptabiliser les éléments venant en déduction du chiffre d’affaires, notamment à la clôture, et nous avons testé, par échantillonnage, les principaux contrôles de ce dispositif.

Des tests substantifs ont par ailleurs été réalisés, afin d’apprécier le caractère raisonnable de l’estimation des retours de produits et des avantages accordés aux clients. Ces tests ont notamment consisté à :

  • analyser les méthodes d’évaluation utilisées, en particulier, par un examen critique des hypothèses retenues, le contrôle de la permanence des méthodes et l’analyse de l’antériorité et du débouclage des provisions de l’exercice antérieur ;
  • rapprocher les données statistiques issues de l’expérience passée et les conditions contractuelles aux données figurant dans les systèmes d’information dédiés à la gestion des conditions commerciales ;
  • vérifier l’exactitude arithmétique du calcul des écritures correspondantes (incluant l’engagement résiduel à la clôture), leur enregistrement en comptabilité et leur présentation dans les comptes consolidés.